Un tour au nouveau cimetière de Boulogne-Billancourt (dit Pierre Grenier)

Un parcours urbain pour visiter le plus récent des deux cimetières en activité à Boulogne-Billancourt. Plusieurs personnalités se trouvent ici, notamment plusieurs anciens maires de la commune. Le cimetière accueille également plusieurs mémoriaux en hommage aux morts et déportés des deux guerres mondiales.

Cette randonnée fait partie d'un circuit en itinérance de plusieurs jours : La balade des cimetières parisiens

Fiche technique

n°109617383
Création :
Mise à jour :
Dernier avis :
–
  • Pédestre
    Activité : Randonnée Pédestre
  • ↔
    Distance : 3,87 km
  • ◔
    Durée moyenne : 1h 05 
  • ▲
    Difficulté : Facile

  • ⚐
    Retour au départ : Oui
  • ↗
    Dénivelé positif : + 3 m
  • ↘
    Dénivelé négatif : - 3 m

  • ▲
    Point haut : 35 m
  • ▼
    Point bas : 31 m

Photos

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Description de la randonnée

Départ de la station de métro Marcel Sembat (ligne 9). Emprunter la sortie 2 Place Marcel Sembat.
Accès également possible par le bus (lignes 126 et 289). Descendre à l'arrêt Rue du Point du Jour, à proximité du croisement entre le Boulevard de la République et l'Avenue Pierre Grenier, proche de l'entrée du cimetière (1).

(D/A) Au sortir de la bouche de métro, traverser le Boulevard de la République au feu tricolore et le suivre à gauche. Aller toujours tout droit jusqu'au prochain feu. Prendre alors à droite la Rue Thiers. Au bout, traverser la Rue du Point du Jour puis l'Avenue Pierre Grenier en empruntant les passages protégés et arriver à l'entrée du cimetière.

L'itinéraire à l'intérieur du cimetière est indicatif et se prête à diverses variantes. Dans la description qui suit, les noms qui figurent sur les tombes peuvent être signalés pour trois motifs différents :
1) Tombes de personnalités, auquel cas une ou deux lettres minuscules entre parenthèses renvoient à une courte notice dans la rubrique "À voir", où les noms sont classés par ordre d'apparition sur l'itinéraire.
2) Monuments particulièrement originaux.
3) Points de repère commodes sur le terrain.

(1) Tourner aussitôt à droite pour emprunter la bordure Nord. Noter tout de suite, le long du mur, les tombes de Jules Henripré (a), Victor Bizet (b) avec son buste, Jules Lagriffoul (c), Alphonse Le Gallo (d), Jean Vincent (e) et Alfred Costes (f). En face de cette dernière, noter le médaillon sur la tombe Delpuech-Giguelle. Continuer dans l'allée et noter à gauche, juste après l'entrée du Jardin de méditation, la tombe d'Albert Agogué (g).

Entrer alors dans le Jardin de méditation en passant sous une pergola. Effectuer dans le sens inverse des aiguillles d'une montre le tour de ce petit jardin qui accueille des urnes funéraires. Ignorer une première pergola sur la droite et passer sous la deuxième. Passer encore sous une pergola et quitter le jardin.

Avancer alors de deux rangées de tombes et virer à gauche à l'angle de la tombe Constantin. Au bout du chemin, face à la tombe Chiche, tourner à droite. Tourner ensuite à droite dans la ligne 10, à l'angle de la tombe Ladeveze. Tourner à gauche peu avant une allée goudronnée et laisser la tombe Bénichou sur la droite. Obliquer à gauche pour gagner une rotonde.

(2) Suivre alors à gauche une allée goudronnée en direction de l'entrée du cimetière. Peu avant celle-ci, trouver, côté gauche, la tombe d'Henri Pélisser (h) entourée d'un grillage.

(1) Virer à droite et pénétrer dans la division 2 en passant entre les tombes Micirane et Boulat. Tourner tout de suite à gauche. Tourner ensuite à droite en laissant le buste d'Étienne Meusy sur la gauche. Noter, côté droit, le médaillon qui orne la tombe de Ferdinand Delcros. Au bout du chemin, tourner à gauche à l'angle de la tombe de Pierre Fillette (i).

Suivre une allée goudronnée et noter, côté droit, une piéta de facture moderne puis le caveau de la famille Landowski, dont Marcel (j). Tourner ensuite à gauche entre les tombes Duval et Hsiao. Noter sur la gauche, trois rangs derrière, la tombe d'Hakob Gyurjian (k) et de Hagop Arakelian (l). Au croisement en T, aller à droite en laissant la tombe Deleuzy sur la gauche. Au bout du chemin, suivre à gauche une allée goudronnée. Au croisement qui se présente peu après (en face, monument avec des personnages sculptées), tourner à gauche dans une allée perpendiculaire. Prendre la prochain allée goudronnée à gauche.

N.B. La tombe d'Albert Kahn (m) est censée se trouver dans la division 2, que l'on s'apprête à quitter, mais je n'ai pas pu la localiser. Le registre électronique à l'accueil du cimetière ne reconnaissait pas ce nom (!).

Tourner à droite à l'angle de la tombe Eranziol (médaillon). Noter à gauche un casque de poilu qui trône sur la stèle de Paul Delperrier. Tourner ensuite à gauche en se faufilant entre deux tombes. Déboucher sur un chemin, le suivre à droite et noter, côté gauche, le bas-relief représentant un ange sur la stèle d'André Michel Harlaut mort à l'âge de 3 ans. Au croisement en T, aller à droite jusqu'à la prochaine intersection.

(3) Tourner à droite dans une allée goudronnée. Côté gauche, dépasser une première chapelle et, peu avant la seconde, trouver la tombe d'Octave Houdas (n) et de son gendre Maurice Delafosse (o). Revenir sur ses pas.

(3) Virer alors à droite. Tourner ensuite à droite dans la ligne 11. Noter à droite, derrière la tombe Fiers, un bas-relief représentant un oiseau échassier. Après une dizaine de tombes, noter côté gauche une tombe de terre sans dalle, avec juste un cadre et une petite plaque de ciment où les initiales "JL" sont gravées : il s'agit très vraisemblablement de la tombe de Jules Ladoumègue (p). Au bout du chemin, tourner à gauche sur une allée goudronnée.

(4) Aller tout droit et, au fond, trouver un monument en hommage aux Boulonnais morts en déportation, "Ni haine ni oubli", et un monument en hommage aux civils victimes des bombardements de 1942-1943 (qui visaient les usines Renault utilisées par les occupants). Revenir sur ses pas.

(4) Tourner à gauche dans la ligne 27/26. Au bout du chemin, tourner à droite à l'angle de la tombe Vanneville. Au croisement, tourner à gauche dans un large chemin herbeux entre les tombes Jalucha, à gauche, et Zazima, à droite. Au croisement suivant, suivre à droite une allée goudronnée.

Au prochain croisement, aller tout droit entre les divisions 7 et 4. Côté gauche, dans la ligne 8, à la troisième rangée, la tombe de Léonidas Inglesis (q) est ornée d'une icône qu'il a lui-même réalisée et d'un bulbe.

À une rotonde, tourner à gauche et atteindre une autre rotonde bordée de mémoriaux : monuments aux morts de la guerre de 1914-1918, oeuvre de Paul Landowski (voir plus loin) ; stèle en hommage aux blanchisseurs (cette profession ayant été très présente à Boulogne jusque dans l'entre-deux-guerres) ; stèle aux sapeurs-pompiers ; petit obélisque en hommage aux morts de la guerre de 1870-1871.

(5) Face au monument 14-18, tourner à droite et longer, à main gauche, les tombes de soldats morts au combat durant la première guerre mondiale. Juste avant que l'allée goudronnée ne vire à droite, tourner à droite entre les tombes Durand et Picot. Noter, côté gauche, la tombe Kapperer ornée de la statue d'une femme portant chapeau.

Poursuivre sur le chemin et, au croisement, tourner à droite entre les tombes Lecalier et Janssens. Peu après, prendre à gauche la ligne 25/24. Déboucher sur une allée goudronnée et effectuer un gauche-droite pour emprunter la ligne 28/27. Au croisement, tourner à droite entre les tombes Beschizza et Arakelian.

Peu après, tourner à gauche en laissant la tombe Escola sur la droite. Aller jusqu'à deux tombes, côté droit, de style chinois. Revenir sur ses pas et, au croisement précédent, tourner à gauche en laissant la tombe Garnier sur la droite. Traverser une allée goudronnée et poursuivre en face sur un chemin herbeux.

À un croisement, tourner à droite en laissant la tombe Batut sur la gauche. Arriver aussitôt à la tombe de Paul Landowski (r) ornée d'une statue de son cru et qui recueille aussi les dépouilles de sa fille, Françoise (s), et de son gendre, Gérard Caillet (t).

Revenir sur ses pas et, au croisement précédent, aller tout droit. Au bout, tourner à gauche et passer derrière le caveau Landowski puis la piéta vus en début de circuit. Au bout, obliquer à droite pour regagner la rotonde.

(2) Emprunter la deuxième allée goudronnée à gauche en laissant la division 5 sur la gauche. Aller tout droit et, au bout, tourner à droite. Obliquer ensuite à droite avec l'allée, dépasser l'entrée du Jardin de méditation et suivre la bordure Nord jusqu'à l'entrée du cimetière.

(1) Au sortir du cimetière, traverser l'Avenue Pierre Grenier puis la Rue du Point du Jour et remonter la Rue Thiers. Au feu, suivre à gauche le Boulevard de la République jusqu'à son terme, la Place Marcel Sembat (D/A).

Points de passage

  1. D/A : km 0 - alt. 34 m - Place Marcel Sembat
  2. 1 : km 0.78 - alt. 32 m - Entrée du cimetière Pierre Grenier
  3. 2 : km 1.07 - alt. 32 m - Rotonde
  4. 3 : km 1.63 - alt. 32 m - Intersection
  5. 4 : km 1.91 - alt. 33 m - Intersection
  6. 5 : km 2.29 - alt. 32 m - Monument aux morts
  7. D/A : km 3.87 - alt. 34 m - Place Marcel Sembat

Informations pratiques

De bonnes chaussures de sport suffisent pour cette brève promenade urbaine.

À l'intérieur du cimetière, points d'eau figurés sur la carte et toilettes à gauche après l'entrée. Bars et restaurants dans le quartier aux alentours.

Compter de l'ordre de deux heures pour la visite du cimetière.

Horaires du cimetière Pierre Grenier :
- Ouverture : en semaine, 08h00 ; le samedi, 08h30 ; le dimanche et les jours fériés, 09h00.
- Fermeture : du 6 novembre au 15 mars, 17h30 ; du 16 mars au 5 novembre, 18h00.

On rappelle qu'un cimetière est un lieu de recueillement et qu'un comportent discret et correct est exigé.

Randonnée effectuée par l'auteur le 1er novembre 2026.

À voir

Quelques éléments de l'histoire du cimetière Pierre Grenier :
Cimetière créé en 1889 du fait de la saturation du cimetière de l'Ouest, créé en 1858 et donc plus ancien.
N.B. La commune a porté le nom de Boulogne-sur-Seine de 1790 à 1926, ce qui explique que ce soit ce nom qui apparaisse dans les notices des maires qui étaient en fonction dans cet intervalle. Le quartier de Billancourt fut rattaché à la commune en 1860 mais il a fallu attendre 66 ans pour que son nom soit officiellement intégré dans celui de cette dernière.

Tombes de personnalités (liste non exhaustive) :
a - Jules Henripré (1853-1934) Mécanicien-ajusteur de profession, militant socialiste ou communiste selon l'époque, conseiller municipal de Boulogne-sur-Seine à partir de 1904, maire par intérim entre 1922 et 1923.
b - Victor Bizet (1867-1933) Tourneur-céramiste à la Manufacture de Sèvres, militant socialiste, maire-adjoint de Boulogne-sur-Seine, conseiller général de la Seine de 1929 à sa mort.
c - Eugène Lagriffoul (1878-1941) Céramiste d'art à la Manufacture de Sèvres, décorateur et peintre. Militant socialiste ou communiste selon l'époque, il fut maire-adjoint de Boulogne-sur-Seine et président du Conseil général de la Seine.
d - Alphonse Le Gallo (1902-1965) Électricien de formation, militant socialiste puis SFIO. Il fut maire de Boulogne-Billancourt de 1944 à 1965 et député de la Seine de 1962 à 1965. Un quai de Seine et le stade de Boulogne-Billancourt portent son nom.
e - Jean Vincent (1906-1937) Aviateur mort accidentellement lors d'un meeting aérien.
f - Alfred Costes (1888-1959) Ouvrier ajusteur aux usines Renault, mobilisé durant la guerre de 1914-1918. Cadre de la CGT-métallurgie, militant communiste, député de la Seine de 1936 à 1940 et de 1946 à 1955.
g - Albert Agogué (1915-1995) Maire de Boulogne-Billancourt de 1965 à 1971. Il fut le dernier maire de gauche de la commune.
h - Henri Pélisser (1889-1935) Coureur cycliste. Dans son palmarès, on compte les victoires suivantes (entre autres) : Tour de France (1924) ; Tour de Lombardie (1911, 1913) ; Paris-Roubaix (1921) ; Paris-Tours (1922).
i - Pierre Fillette (1926-2003) Peintre.
j - Marcel Landowski (1915-1999) Compositeur, plus connu pour sa carrière administrative, notamment au Ministère des affaires culturelles dirigé par André Malraux, et la mise en place des conservatoires régionaux de musique partout en France.
k - Hakob Gyurjian (1881-1948) Sculpteur arménien.
l - Hagop Arakelian (1894-1977) Maquilleur de cinéma, réalisateur notamment de la spectaculaire modification de Jean Marais dans La belle et la bête (1946).
m - Albert Kahn (1860-1940) Banquier, secteur dans lequel il a fait fortune, et philanthrope. Soucieux de dialogue entre les peuples et les cultures, en 1898, il octroie des bourses de voyage autour du monde à de jeunes agrégés, femmes ou hommes. À partir de 1908 et jusqu'en 1931, il entreprend de rassembler des photographies et des films de toutes les régions du monde. De nombreux opérateurs sont envoyés en mission, sur ses propres deniers. Au final, 72 000 autochromes et une centaine d'heures de films sont réunis dans les Archives de la planète. Il financera des laboratoires de recherche et oeuvrera pour la paix au lendemain de la première guerre mondiale. Ruiné par la crise économique des années 30, il cessa ses œuvres de mécénat. Aujourd'hui, les Archives de la Planète sont maintenues et valorisées dans son ancienne demeure de Boulogne-Billancourt, devenue musée départemental.
n - Octave Houdas (1840-1916) Ethnographe, linguiste spécialiste de la langue arabe.
o - Maurice Delafosse (1870-1926) Ethnologue et linguiste, administrateur colonial, spécialiste de l'Afrique.
p - Jules Ladoumègue (1906-1973) Athlète, spécialiste du demi-fond. En 1930 et 1931, il fut détenteur de plusieurs records du monde sur des distances allant de 1 000 à 2 000 m. Il est radié par la fédération française d'athlétisme en 1932 pour avoir touché des sommes d'argent dans certains meetings, rompant en cela avec les conventions de l'amateurisme. Il finit sa carrière comme journaliste sportif. Athlète très populaire en son temps, de nombreux stades portent aujourd'hui son nom en France.
q - Léonidas Inglesis (1882-1972) Peintre et mosaïste d'origine ukrainienne.
r - Paul Landowski (1875-1961) Sculpteur, lauréat du Prix de Rome en 1900. Il est mobilisé en 1914 et, en 1916, il est affecté à une section de camouflage comme de nombreux artistes. Il reçoit de nombreuses commandes publiques, en France comme à l'international. Sa notoriété est mondiales, son oeuvre la plus connue étant le Christ rédempteur (1931) qui trône au sommet du Corcovado à Rio de Janeiro. Parmi ses autres oeuvres, citons : David combattant (1900) ; Le boxeur (1912), avec lequel il remporta la médaille d'or dans la catégorie sculpture lors des compétitions artistiques des Jeux olympiques d'été de 1928, à Amsterdam ; le Monument international de la Réformation (1909-1917) à Genève ; statue de Sainte-Geneviève (1928) sur le Pont de la Tournelle à Paris ; Les Sources de la Seine (1936), fontaines de la Porte de Saint-Cloud, à Paris ; ... Très marqué par son expérience de la grande guerre, il a également réalisé de nombreux monuments aux morts, principalement dans les années 1920 : Barcelonnette, Boulogne-Billancourt (le présent cimetière, cf. plus haut), Buenos Aires (hôpital français), Chézy-sur-Marne, Combs-la-Ville, Le Neubourg, Saint-Paul-sur-Ubaye, Oulchy-le-Château (Butte de Chalmont), Paris (Place du Trocadéro, Hôtel Dieu, École Normale Supérieure), Varrangeville-sur-Mer,...
s - Françoise Landowski-Caillet (1917-2007) Pianiste, professeure au Conservatoire de Saint-Denis, et peintre.
t - Gérard Caillet (1920-1999) Écrivain.

Sources : Mairie de Boulogne-Billancourt, Wikipedia et Cimetières de France et d'ailleurs.

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