Le château médiéval de Montfaucon

Au départ du Belvédère des Alpes, cette randonnée en boucle offre de superbes panoramas sur la vallée du Doubs, les collines bisontines et la citadelle. Le parcours nous conduit aux ruines du château féodal, son vieux donjon, les vestiges du bourg médiéval et l'ancienne église paroissiale. Nous découvrons ensuite la Fontaine de la Dhuit et les falaises, avant de rejoindre le Fort Woirol et son ancien poste optique. Un itinéraire riche en histoire.

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Fiche technique

n°110806142
Création :
Mise à jour :
Dernier avis :
–
  • Pédestre
    Activité : Randonnée Pédestre
  • ↔
    Distance : 6,29 km
  • ◔
    Durée moyenne : 2h 25 
  • ▲
    Difficulté : Moyenne

  • ⚐
    Retour au départ : Oui
  • ↗
    Dénivelé positif : + 231 m
  • ↘
    Dénivelé négatif : - 229 m

  • ▲
    Point haut : 605 m
  • ▼
    Point bas : 428 m
  • ⚐ Pays : France
  • ⚐ Commune : Montfaucon (Doubs) (25660)
  • ⚑
    Départ/Arrivée : N 47.24123° / E 6.082665°
  • ❏
    Carte(s) IGN : Ref. 3323ET
  • Météo détaillée heure par heure

Photos

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Description de la randonnée

Parking du Belvédère des Alpes en haut de Montfaucon. Balisage Jaune-Bleu, Blanc-Jaune et Jaune-Rouge. Des parties sans balisage.

(D/A) Quittez le point de vue par la gauche (en faisant face à la vallée) par les quelques marches de pierres, en longeant les corniches à quelques mètres du bord, avec de belles vues sur la vallée. Vous entrez dans un bosquet et arrivez à une petite clairière avec un nouveau point de vue sur la vallée, la citadelle et le vallon de Montfaucon. Repartez par le sentier qui s'éloigne des corniches. Vous atteignez le lieu-dit À Regardot et le Chemin des Pâturages.

(1) Descendez le Chemin des Pâturages. En bas de la rue, partez à droite dans la voie sans issue, et poursuivez au niveau des barrières dans le sens interdit du Chemin des Granges. Tournez à droite dans la rue du Château, passant devant un vieux pressoir à cidre avec toujours de belles vues sur la vallée du Doubs, couronnée de la Citadelle. Au niveau d'une pancarte « Cédez le passage », continuez à descendre jusqu'au virage proche.

(2) Descendez à droite, dans le Chemin du Donjon. Belle vue sur le vallon surmonté des ruines du château féodal. Ce chemin vous conduit à ses pieds et à une bifurcation. Sur la droite, une vieille source.

(3) Grimpez à gauche au château, en passant sous l'ancien portail reconstitué. Bifurquez sur la gauche passant, tout d'abord, devant la vieille église paroissiale construite en 1311, puis sous la tour d'entrée et les remparts pour arriver au vieux donjon, habité par les corneilles. Table installée pour un éventuel pique-nique. Grimpez au pied du donjon, par une petite passerelle, pour admirer la vue sur la vallée du Doubs et le vallon.

(4) Retraversez la passerelle, et passez devant la hampe de drapeau aux couleurs de Montfaucon (à la pointe du promontoire) pour découvrir un escalier de pierre, retrouvant, en contrebas, le sentier qui contourne les ruines. Continuez à droite, passez sous les belles roches couronnées des ruines féodales, puis en contrebas de l'église.

(5) À l'extrémité des ruines, virez tout à droite et descendez par le sentier qui longe une baraque en bois, puis, toute de suite, bifurquez à gauche, longeant les vieilles ruines décorées de lierre du vieux bourg (restez bien à distance des murailles, risques d'éboulement) et rejoignant un escalier de pierre. Descendez à droite, poursuivant par la sente sillonnant un verger et qui rejoint, en contrebas, le sentier de randonnée balisé. Remontez à droite jusqu'au pied du château.

(3) Montez à gauche en direction des falaises par le Sentier des Falaises (balises Jaune-Bleu).

(6) À mi-pente, quittez le chemin empierré pour descendre sur la gauche à la Fontaine de la Dhuit. Aux ruines de la vieille fontaine, rebroussez chemin et poursuivez la grimpette au pied des falaises. Quand le chemin vire tout à droite, poursuivez encore une cinquantaine de mètres et repérez à main droite le sentier (poteau balise « Sentier des falaises du château ».

(7) Grimpez à droite. Vous entrez dans les pâtures, longeant des falaises à main droite. Vous atteignez un belvédère, non protégé, avec une superbe vue sur les ruines, le vallon et les monts bisontins et jurassiens, jusqu'au Mont Poupet.

(8) Poursuivez le chemin contournant le vieux Fort Woirol et ses fossés. Arrivez un peu avant de l'entrée, et après une pancarte « Terrain Militaire », repérez une sente sur la gauche.

(9) Grimpez dans le bois par la sente qui vous mène au poste optique. Revenez au chemin des fossés. Passez devant l'entrée du fort et partez sur la petite route goudronnée sur une vingtaine de pas. Prenez le joli sentier qui part sur la droite. Quand il affleure le bord de la falaise, abandonnez-le pour une petite sente caillouteuse qui grimpe à gauche (pancarte « Grand tour de Besançon VTT » à contresens de la marche). Il vire à gauche et longe de nouveau des fossés, puis s'en éloigne pour rejoindre un sentier transverse que vous suivrez sur la droite jusqu'au parking (D/A).

Points de passage

  1. D/A : km 0 - alt. 598 m - Belvédère des Alpes
  2. 1 : km 0.4 - alt. 559 m - À Regardot
  3. 2 : km 1.18 - alt. 504 m - Le vallon de Montfaucon
  4. 3 : km 2.19 - alt. 453 m - Château de Montfaucon
  5. 4 : km 2.56 - alt. 483 m - Donjon de Montfaucon
  6. 5 : km 2.98 - alt. 463 m - Le vieux bourg
  7. 6 : km 3.85 - alt. 480 m - Fontaine de la Dhuit (Montfaucon)
  8. 7 : km 4.55 - alt. 514 m - Les falaises du château
  9. 8 : km 4.95 - alt. 562 m - Point de vue sur le château féodal
  10. 9 : km 5.58 - alt. 600 m - Le Poste optique - Fort de Montfaucon (ou Woirol)
  11. D/A : km 6.29 - alt. 598 m - Belvédère des Alpes

Informations pratiques

(!) Sentiers rocailleux et glissants par endroit. Port de bonnes chaussures indispensable et utilisation de bâtons de marche conseillée. Le point de vue des falaises n'est pas sécurisé.

À voir

(D/A) Le belvédère des Alpes : situé à 617 m d’altitude, il offre un panorama presque circulaire sur les paysages comtois. Au premier plan se dévoilent les ruines du château médiéval, la vallée du Doubs et Besançon, dominée par sa Citadelle. Vers le Sud, le regard embrasse les collines bisontines et les plateaux du Jura. Par temps clair, les Alpes et le Mont-Blanc se dessinent à l’horizon, donnant au site son nom évocateur. Le belvédère est également un lieu apprécié des parapentistes et des amateurs de randonnée.

(3) Le Château féodal de Montfaucon trouve son origine au XIe siècle avec une première forteresse en bois édifiée par Conon de Montfaucon. Reconstruit en pierre à la fin du XIIIe siècle par Amédée III, il devient le centre d’un bourg castral avec église et basse-cour. Fief de l’une des familles les plus influentes du comté de Bourgogne, il passe ensuite aux Chalon-Arlay, princes d’Orange, avant d’être abandonné après la guerre de Dix Ans au XVIIe siècle. Acquis par la commune en 1984, le site fait depuis l’objet de restaurations et offre aux visiteurs les vestiges imposants de ses murailles, tours et donjon, perchés sur un éperon rocheux dominant la vallée.

(6) La Fontaine de la Dhuit : nichée sur le versant du vieux château, la fontaine de la Dhuit témoigne de l’importance des sources dans la vie autrefois. Également appelée fontaine de la Douïe dans les documents historiques, elle est déjà mentionnée au XVIIIe siècle. Son aménagement a été entièrement reconstruit au cours du XIXe siècle. Aujourd’hui en ruine, elle rappelle les liens anciens entre le village, son château et les ressources en eau du vallon.

(9) Le poste optique du fort de Montfaucon est une petite casemate voûtée en maçonnerie, partiellement enfouie sous une épaisse couche de terre pour offrir une protection solide face aux obus antérieurs à 1885. La lumière était fournie par une lampe à pétrole, puis électrique. Le jour, un héliostat captait les rayons solaires par une cheminée. Le fort communiquait avec trois autres forteresses : la redoute de Grelimbach à Salins, le Larmont à Pontarlier et le môle défensif du Lomont. Le système utilisait une source lumineuse variable : en pleine journée, un héliostat (dispositif mécanique composé de miroirs suivis automatiquement à l’aide d’un mouvement d’horlogerie) captait les rayons du soleil, les orientait via une cheminée percée dans la voûte, et les focalisait dans des gaines de transmission (conduits horizontaux) orientées précisément vers les forts distants. En l’absence de soleil ou de nuit, la lumière était fournie soit par une lampe à pétrole, soit par une installation électrique à partir du début du XXᵉ siècle. Les forts du système Séré de Rivières étaient équipés de moyens de communication alternatifs pour remédier aux risques de coupure ou d'interception des câbles électriques. La télégraphie optique restait un moyen robuste et discret, défiant les attaques ou espionnages ennemis.

(9) Le Fort de Woirol, construit entre 1874 et 1878 dans le cadre du camp retranché de Besançon, domine la vallée de Thise et le plateau de Saône, et fut l’un des rares forts « Séré de Rivières » : édifié en maçonnerie recouverte de terre pour résister à l’artillerie de l’époque. Le 16 septembre 1906, en début d'après-midi, plusieurs témoins observèrent la foudre frapper le fort alors que le paratonnerre n’était pas encore opérationnel ; une immense explosion suivit, soufflant le magasin à poudre principal, brisant nombre de vitres à 1 200 m à la ronde et transformant une partie du fort neuf en un amoncellement de débris où furent découverts huit corps, dont six civils (des promeneurs, puisque c’était un dimanche) et plusieurs blessés, dont cinq soldats. Armé d’une dizaine de pièces d’artillerie et de casemates de tir, il illustre la volonté de renforcer les défenses françaises après la guerre de 1870. Rapidement dépassé par les progrès militaires, il perd son rôle stratégique au début du XXe siècle et sert ponctuellement de dépôt ou de lieu d’entraînement. Aujourd’hui abandonné et partiellement envahi par la végétation, il demeure un témoin de l’architecture militaire de la Troisième République et un site historique discret, mais chargé de mémoire.

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