Le départ s'effectue au lieu-dit Agnouède, sur la rive gauche du Gave de Gavarnie, accessible par une petite route qui part de la D12a à proximité du Pont Napoléon. Plusieurs emplacements sont disponibles pour trois à quatre véhicules, juste avant que la route ne traverse le Ruisseau Mensongé.
(D/A) Emprunter la piste qui s'élève sur la gauche de la route en montant (le panneau "Propriété privée" est à destination des véhicules). Peu après, s'engager à gauche sur une plus petite piste, menant à l'habitation d'Agnouède. Prendre immédiatement, sur la droite des bâtiments, un petit sentier qui s'élève entre les champs, plein Sud, puis temporairement plein Ouest, et à nouveau plein Sud. Le balisage Jaune commence ici de manière assez irrégulière.
(1) Environ 500 m après les bâtiments d'Agnouède, à un petit cairn, le parcours quitte le large sentier par trois lacets (droite, gauche, droite) pour éviter de gagner la ferme de Moura, puis poursuit son ascension au Nord-Nord-Ouest. Au lieu-dit Lahué (carte IGN), un nouveau virage en lacet oriente le sentier vers le Sud, en plein sous-bois, anciennement exploité, parcouru par un réseau de petits murets en pierres sèches. Le sentier passe sous la ligne à haute tension en s'élevant tranquillement vers le Sud, en direction de la Cabane d'Estarous.
(2) À l'approche du Ruisseau de Badet (qui descend du lac du même nom), la pente s'accentue, il y de plus en plus de lacets. Le sentier franchit le ruisseau sur une passerelle en béton. Le circuit se poursuit au Sud-Ouest et conduit à la Cabane d'Estarous.
(3) Poursuivre sur un sentier, toujours balisé, sensiblement vers le Sud-Ouest. Atteindre le canal-collecteur d'eau en béton à la cote 1920 m.
(4) NB : ici on a le choix d'emprunter le sentier de droite (plus facile et un peu plus long) ou celui de gauche, plus sportif (avec mains courantes et passages aériens, mais peu engagés), mais plus rapide, qui est en fait le chemin de service des installations hydrauliques du canal-collecteur. Ce présent parcours fait le choix de la montée à gauche, plus rapide, par les mains courantes.
Prendre donc à gauche et suivre le collecteur sur la courbe de niveau sur 400 m environ, sans aucun balisage. À un moment, le sentier contourne une barre rocheuse en corniche en se faisant plus aérien. De solides câbles d'acier inoxydable permettent toutefois de se tenir en toute sécurité. Néanmoins, ce passage peut être impressionnant pour les personnes sujettes au vertige. Bien remarquer sur la gauche, le col (sans nom) à prendre en alignement, derrière lui se trouve l'objectif. Franchir plusieurs fois le Ruisseau Lassariou et ses affluents, plus ou moins alimentés selon la saison. Le suivi du collecteur prend fin quand ce dernier devient souterrain. Le sentier part aussitôt sur la droite dans la pente.
NB : le collecteur en béton entre dans sa partie souterraine par un massif de béton et une porte étanche, juste après un déversoir d'un affluent du Lassariou.
Traverser ainsi du Nord au Sud le bas du Culaus d'Aubuste, vaste étendue pentue, avec une végétation pauvre d'arbustes, d'épineux et d'herbes de montagnes et parfois d'éboulis, dans un parcours légèrement plus bas et plus Est, quasiment parallèle au sentier balisé Jaune. A la cote 2000, notre sentier rejoint celui balisé, dans un grand chaos de gros blocs de roches, un peu en dessous du déversoir du Lac de Bastampe. Au loin, sur l'autre rive du Gave et donc sur l'autre versant, on ne perd jamais de vue un curieux et imposant bâtiment. Il s'agit d'une station de pompage de la conduite forcée menant à la Centrale hydro-électrique de Pragnères, à 1690 m d'altitude.
(5) À la bifurcation, poursuivre tout droit en montant. À travers le chaos, atteindre le déversoir, puis un premier laquet, précédant le Lac de Bastampe. Sur l'isthme séparant les deux lacs, découvrir ce joyau de lac. S'avancer pour admirer le lac dans son ampleur et surtout l'îlot verdoyant et ses pins à crochets qui font sa réputation et son charme. Prendre son temps pour avancer dans le cirque glaciaire de Bastampe, qui a créé ce lac et faire une belle pause.
(6) Poursuivre autour du lac, jusqu'à son extrémité Sud. Il n'y a désormais plus de balisage. Trouver là une belle cheminée herbue qui remonte vers le Sud tout d'abord modérément, puis s'incline au Sud-Est en grimpant plus franchement, sur un bon sentier étroit mais bien tracé, où il faut parfois mettre les mains. On aborde ici la partie sauvage de la randonnée. Prendre pied sur la crête qui sépare le Lac de Bastampe du Lac de Litouèse. Ce dernier apparaît majestueux et calme, d'un bleu profond, dans le calme de son cirque glaciaire. Ici, la bonne idée est de ne pas descendre rejoindre le lac, pour monter ensuite au Pic de Litouèse.
(7) Sortir du sentier sur la droite, en partant au Sud-Ouest, sur une trace assez visible. Celle-ci disparaît peu à peu, dans la végétation d'esquià (gispet, petits épineux touffus), les pierriers, les blocs, les vires et les ressauts. On parcours plus de 800 m, en restant globalement sur la courbe de niveau, bien en-dessous du fil de crête (qui semble inaccessible). Il faut avoir un bon sens de l'orientation, le pied montagnard et mettre les mains très souvent (niveau escalade PD II à III). Cette portion qui comprend des passages assez exposés est réservée à des montagnards n'ayant pas peur du vide.
Ne pas tenter de rejoindre le haut de la large cheminée menant à la Crête Litouèse-Bastampe (ça passe, mais c'est très exposé), préférer la rejoindre à la cote 2320, dans son milieu, quitte à devoir descendre de 20 à 30 m de dénivelé, puis les remonter dans la cheminée. L'emprunter en restant tout d'abord bien sur la droite, où le pierrier est moins complexe à franchir. Puis, la traverser, tout en poursuivant l'ascension, jusqu'à prendre pied sur la Crête Litouèse-Bastampe, légèrement à l'ouest et sous le Pic de Litouèse. Un joli promontoire à 2384 m permet une vue plongeante, côté Sud, sur le Lac d'Antarrouyes, au Sud-Ouest, le Lac de Cestrède, au bout de la magnifique Vallée suspendue du Gave de Cestrède, et plein Ouest le non-moins magnifique vallon menant jusqu'au Lac Noir, invisible ici. Face au Sud on entend le son, mais sans la voir, de la Cascade de Soutarra.
Gagner le sommet du Pic de Litouèse à 2420 m, en suivant la crête de sa face Ouest. Belle vue sur les Pic de Bastampe (2936 m) et le Pic de Barbe de Bouc (2964 m) légèrement derrière. Au Nord-Est, on distingue la pointe du Pic du Midi de Bigorre (2876 m). Au loin, de l'Est au Sud, on voit très bien les sommets des massifs du Néouvielle, de Troumouse et de Gavarnie. Plus près au Sud-Ouest, le Soum de Male (2793 m).
(8) Du cairn sommital, revenir quelques dizaines de mètres sur ses pas et descendre une étroite cheminée plein Sud. Dans son bas, ne pas tenter la poursuite de la crête, ça ne passe pas ! Bifurquer plein Ouest sur une sente en lacets. Rejoindre la crête un peu plus loin au Sud. Suivre cette crête, autant que faire se peut, parfois à droite, parfois à gauche, mais le plus souvent tenter de rester sur le fil. On peut être amené à mettre les mains mais sans jamais dépasser le niveau F II. Les derniers mètres menant au Soum de Caubarole sont un peu plus ardus. On prend pied sur la crête à proximité de la large surface sommitale. On est assez surpris de des pentes assez douces à l'Est, sur lesquelles paissent de nombreuses brebis, à la saison.
(9) Redescendre par les mêmes passages jusqu'à retrouver des estives caillouteuses, 30 ou 40 m sous le fil de crête. La trace fait passer par une sente passant au pied d'un abri sous roche.
(10) Se frayer un chemin à travers les blocs, les pelouses en gradins, les sentes de troupeaux et les quelques ressauts plus ou moins franchissables, globalement en direction du Nord, toujours sans aucun balisage, en prenant comme objectif la Cabane de Litouèse. L'atteindre à la pointe Nord-Est du lac. Sa terrasse peut être l'occasion d'une nouvelle pause, si elle n'est pas occupée par le berger et ses border-coolies.
(11) Quitter le lac et la cabane par l'Est et, à travers un gros chaos de blocs un peu rude à traverser, rejoindre le sentier qui descend le ravin de l'émissaire du lac. La descente, tant dans sa partie pelée, que dans la forêt est particulièrement rude, car les pentes sont raides, le sentier bien entretenu mais étroit et ébouleux. On atteint la bifurcation menant à Sia, vers 1300 m.
(12) Prendre à gauche dans l'immense Sapinière de Noubasséoube, en restant sur la courbe de niveau 1300-1250 pendant 1,7 km, jusqu'au Ruisseau de Lassariou. Ce sentier, variante du GR®10, entre le Pont d'Artigot à Trimbareilles, jusqu'à Luz-Saint-Sauveur, est relativement bien entretenu, mais n'est pas balisé et reste assez étroit. Après la traversée du ruisseau, poursuivre sur la courbe de niveau, passer sous la ligne à haute tension, dans une zone boisée, mais nettoyée par les sous-traitants d'Enedis. Passer la source captée, avec ses bâtiments. Dans Yer de Prat, atteindre une bifurcation, très nette.
(13) Partir à droite en descendant et rejoindre le groupe de deux bâtiments de la très belle ferme Moura, avec ses gros murets de pierres sèches. Rester attentif à ne déranger ni les éleveurs éventuellement présents, ni les animaux qui paissent dans les prairies sur lesquelles passe le sentier. Sortir de la propriété par sa voie d'accès principale, en terre et herbe, menant jusqu'au sentier principal venant d'Agnouède et sa bifurcation de l'aller.
(1) Prendre légèrement sur la droite, en restant sur la piste principale. Suivre l'itinéraire inverse de l'aller pour revenir au parking (D/A).