La gare de Chars, porte ferroviaire du Vexin
Le chemin de fer arrive à Chars en 1868 avec l’achèvement de la section reliant Pontoise à Gisors. Après le passage d’un train inaugural le 15 septembre, la ligne est ouverte aux voyageurs le 4 octobre. Elle s’inscrit alors dans le grand projet d’une liaison entre Paris et Dieppe, considérée comme le chemin le plus court entre la capitale et la mer. Depuis Pontoise, son tracé remonte la vallée de la Viosne, qu’il franchit à plusieurs reprises.
L’arrivée du train bouleverse profondément la vie du bourg. Elle provoque d’abord le déclin du relais de poste établi sur l’ancienne route royale, mais rapproche Chars de Paris et favorise la circulation des habitants, des marchandises et des productions agricoles.
La gare devient rapidement un petit carrefour ferroviaire du Vexin. En 1871 s’ouvre la ligne de Chars à Magny-en-Vexin, longue d’environ douze kilomètres. Elle est complétée en 1911 par une liaison entre Chars et Marines. Ces deux lignes locales transportèrent voyageurs et marchandises avant leur fermeture progressive après la Seconde Guerre mondiale. Le bâtiment actuel de la gare date de 1949.
L’espoir suscité par le chemin de fer apparaît dès 1855 dans une chanson de M. Peyron, reproduite par l’historien Ernest Bonnejoy :
« Quand d’un nouveau chemin de fer
La ligne triomphale
Fera de Dieppe un port de mer
Pour notre capitale ;
Quand ce jour viendra,
Ce que l’on verra,
Oui, j’en ai l’assurance,
Commerce et beaux-arts
Brilleront à Chars,
Ce beau pays de France. »
Aujourd’hui, la gare est desservie par la ligne J du Transilien, sur l’axe Paris-Saint-Lazare–Pontoise–Gisors. Elle constitue un point de départ idéal pour découvrir Chars à pied. Un parking gratuit se trouve à proximité.