Dijon, des Valois à l'Art nouveau

Une randonnée Dijon créée le mercredi 13 avril 2016 par marc-educ-pop. MAJ : dimanche 09 décembre 2018

Dijon est une ville remarquable car sauvegardée par son histoire. Depuis son origine gallo-romaine (IIIe siècle) trois grandes époques ont façonné cette ville : le Moyen-Age, avec ses églises, puis les Valois, grands ducs de Bourgogne ; la Renaissance reprise dans son épanouissement par les hôtels particuliers des parlementaires ; l’art nouveau aux décorations inventives. Le propos de ce parcours-découverte est de traverser ces différentes époques.

Fiche technique
Durée Durée moyenne: 2h20[?]
Distance Distance : 7.91km
Dénivelé positif Dénivelé positif : 14m
Dénivelé négatif Dénivelé négatif : 8m
Point haut Point haut : 257m
Point bas Point bas : 238m
Facile Difficulté : Facile
Retour point de départ Retour point de départ : Non
A pied A pied
Commune Commune : Dijon (21000)
Départ Départ : N 47.322696° / E 5.010973°
Arrivée Arrivée : N 47.323527° / E 5.030159°
Carte Carte IGN (cliquez-ici pour commander) : Ref. 3022ET, 3122SB, 3123O
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001 - Le Puits de Moïse – Chartreuse de Champmol – début 15e 002 – Echappée visuelle sur : La Cathédrale Saint Bénigne (fin 13e) – vue depuis la rue Mariotte. 003 – La place de la Libération et le Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne - Témoin des Valois 004 – La rue Verrerie – Demeures médiévales (16e)

Description de la randonnée

(D) Depuis l’arrêt de bus "CHS Chartreuse" ligne 12 du réseau Divia, traversez la Rue de la Chèvre Morte puis l’Avenue Albert 1er pour longer, vers le Sud, le Boulevard du Chanoine Kir, à destination de la rive gauche de L’Ouche.

Longez sur une petite portion la coulée verte de la "Promenade de l'Ouche". Après avoir profité de cette zone de calme où L’Ouche entre dans Dijon, revenez sur vos pas pour entrer dans l’enceinte de la Chartreuse de Champmol, aujourd’hui centre hospitalier spécialisé.

Suivez le fléchage pour découvrir le Puits de Moïse. Prolongez l’allée vers l’Ouest qui longe l’entrée officielle du Puits de Moïse pour découvrir une ancienne entrée de la Chartreuse. Regagnez, plein Nord, en suivant un fléchage, l’église dont le portail est orné de 5 figures. Passez à proximité d’une tourelle octogonale qui desservait l’oratoire, remontez vers l’ancienne porte d’entrée située sur la route de Paris. Regagnez la sortie Nord-Est du centre hospitalier pour déboucher sur la Rue du Faubourg Raines.

(1) Empruntez la Rue du Faubourg Raines. Suivez cette rue. Après avoir dépassé la Chapelle Saint-Joseph Cottolengo (située sur votre droite) prendre en direction du Parc de l’Arquebuse en prenant à gauche la Rue de Champmol. Utilisez l’entrée Sud, puis profitez des allées de ce jardin du XIXe pour découvrir aux bords des méandres du ruisseau du Raines son patrimoine végétal et bâti.

(2) Sortez du Jardin de l’Arquebuse par son entrée Nord. A droite, vous débouchez sur la jonction de l’Avenue Albert 1er et de la Rue de l’Arquebuse. Passez de l’autre côté de la voie ferrée PLM en passant, sous le pont, sur le terre-plein, entre les deux voies de la Rue de l’Arquebuse.

Dirigez-vous à droite dans la Rue Mariotte qui vous offre une belle perspective sur la Cathédrale Saint-Bénigne.
Découvrez la Cathédrale et à son chevet Nord, ce qui reste de l’ancienne Abbaye Saint-Bénigne, et les abords du Musée Archéologique. Empruntez la Place Saint-Bénigne entre la Cathédrale et l’unique église romane de Dijon Saint-Philibert, pour ensuite passer au pied du clocher de Saint-Philibert et par la Rue Danton, joindre la Place Bossuet.

(3) Arrivé au Sud du chevet de l’Église Saint-Jean (aujourd'hui un théâtre), joignez la Place Bossuet, et prenez la rue du même nom. De la Place Bossuet, vous pouvez visiter au 1 Rue Monge, un hôtel parlementaire du XVIIe (Hôtel Bouchu dit d’Esterno), c’est un le lieu d’expositions et d’animations de l’ICOVIL.

Passez devant les deux flèches de l’Église Saint-Jean, aujourd’hui : le Parvis Saint-Jean, Siège du Théâtre National Dijon-Bourgogne. Puis au 13 devant une maison à pans de bois l’Hôtel Catin de Richemont (XVe)
Continuez sur la Rue Bossuet jusqu’à son embranchement, au niveau de la pharmacie du Miroir, avec la Rue de la Liberté. Vous y admirerez, au n° 54, 56 et 58 un groupe de maisons à pans de bois de la seconde moitié du 15e (Demeure médiévale, dite La maison aux trois visages).

Continuez le parcours, Place de la Libération pour une vue à 180° sur le Palais des Ducs et des États de Bourgogne. De cette grande place, en demi-lune, prenez la Rue du Palais qui conduit à l’actuel Palais de Justice. C’était anciennement le siège du parlement.

(4) Face au Palais de Justice, prenez tout de suite à gauche la Rue Philippe Pot. Au débouché sur la Rue des Bons Enfants prenez à gauche jusqu’au n°4 pour admirer la façade d’un hôtel parlementaire (l’Hôtel Lantin - fin XVIIe), actuel Musée Magnin.

Revenez sur vos pas, prenez la Place du Théâtre, jetez un œil sur cet édifice de style néo-classique inauguré en 1828. Puis, en empruntant la Rue Vaillant, profitez d’une belle perspective sur l’Église Saint-Michel. Ensuite contournez l’Église Saint-Étienne en longeant son chevet Nord vous pouvez visiter le Musée Rude où est exposée, notamment, l’œuvre majeure du sculpteur dijonnais, la "Marseillaise".

Arrivé au pied de l’Église Saint-Michel, prenez la Rue Vannerie. Au n°66 vous pouvez observer une superbe demeure renaissance avec une échauguette (L'Hôtel Bénigne Le Compasseur). Elle est à l'emplacement d'une vieille maison de vanniers ; cette corporation a donné son nom à la rue.
Revenez sur vos pas.

(5) Au croisement de la Rue Vannerie avec la Rue Jeannin prenez à droite la Rue Jeannin. Au croisement avec la Rue Verrerie, prenez à droite cette rue pour explorer ce témoin des rues médiévales, avec ses maisons à pans de bois. Les verriers y étaient installés depuis le début du XVIe.

Revenez sur vos pas pour atteindre le Square des Ducs, vous pouvez observer, des arbres centenaires. Dans le coin Sud-Ouest : une statue du Valois, Philippe le Bon. Au coin opposé : vous avez une vue sur une superbe demeure renaissance de la 2e moitié du XVIe : l’Hôtel de Berbis.

Revenez sur le croisement de la Rue Jeannin avec la Rue Verrerie pour emprunter la Rue de la Chouette, admirez au 8, l’Hôtel Vogüé, un superbe hôtel parlementaire du début XVIe. Au 10 : une belle maison médiévale du fin 15e, la Maison Millière.

Longez par sa droite l'église et croisez la Chouette, emblème de Dijon, vous pouvez faire un vœu tout en la caressant de la main gauche. Arrivé Place Notre-Dame, admirez le mur de l’église en rideau orné de fausses gargouilles. Prenez, au virage, la Rue des Forges : une rue piétonne à votre droite.

Au n°38 de cette rue une superbe demeure renaissance de la fin du XVIe avec sa riche décoration renaissance : La Maison Maillard. A ses côtés, au 40 rue des Forges, l’Hôtel Aubriot a sa façade, ornée, au premier étage, de quatre arcades jumelées en plein cintre. Au bout de la Rue des Forges, vous débouchez sur la Place Rude avec sa Fontaine du Bareuzé (le personnage qui la domine foule du raisin ce qui lui attribue un "bas rosé").

(6) De la Place Rude, remontez à droite par la Rue François Rude puis la Rue Odebert. A son croisement avec la Rue Musette, profitez à droite d’une belle échappée visuelle sur Notre-Dame. Remontez, vous arrivez aux Halles. Continuez le circuit en tournant à gauche entre les Halles et l’ancienne Halle aux poissons, (aujourd’hui une brasserie). Faites demi-tour en contournant cet édifice.

(7) Après être revenu sur vos pas, tournez à droite, au coin d’une belle pharmacie, pour emprunter la rue piétonne qui vous conduit à la Place Grangier. Là vous basculez dans une autre époque : l’Art-nouveau. Longez la Place Grangier par sa partie Sud. Au 1 Place Grangier un immeuble art nouveau (1907).

Au croisement avec la Rue du Château, contemplez un immeuble situé au n°9 de la Rue du Château. Son plan coupé lui donne une place exceptionnelle dans la perspective de la rue. A gauche, la Grande Poste avec en son sommet la base de son ancien télégraphe. Poursuivez par la Rue de la Poste, une ancienne porte en Arc de triomphe vous y accueille : la Porte Guillaume.

Traversez la place, contemplez le Darcy-Palace aux allures d’un music-hall haussmannien. Le tracé passe au pied de la belle Fontaine de la Jeunesse. Traversez le boulevard investi par le tramway. Entrez dans le Square Darcy, empruntez sa sortie Sud-Sud-Ouest pour regagner la Place Darcy, Laissez les rails du tram à votre gauche.

Ce parcours-découverte se termine Avenue Foch à la station "Foch Gare" (A) qui dessert la Chartreuse, le point de départ de ce parcours.

Points de passage :
D : km 0 - alt. 246m - Arrêt de bus "CHS Chartreuse" ligne 12 - Divia
1 : km 2.07 - alt. 238m - Empruntez la sortie nord-est du centre hospitalier
2 : km 3.4 - alt. 242m - Sortez du jardin de l’Arquebuse par son entrée N
3 : km 4.44 - alt. 246m - A la place Bossuet, prendre la rue du même nom.
4 : km 5.19 - alt. 247m - Prenez tout de suite à gauche la rue Ph. Pot
5 : km 5.76 - alt. 247m - Prenez plein est, la rue Jeannin
6 : km 6.69 - alt. 249m - De la place Rude, remontez plein nord
7 : km 6.97 - alt. 248m - Prenez la rue piétonne vers la pl. Grangier
A : km 7.91 - alt. 252m - Arrêt de bus "Foch Gare" ligne 12 - Divia

Informations pratiques

Longez peu après le départ la coulée verte.
Ce parcours-découverte a comme point de départ et d’arrivée, un arrêt de bus situé sur la ligne n°12 du réseau "Divia".
Aussi, il est commode de démarrer de la station "Foch Gare" située au pied de l’agence commerciale du réseau de bus. Prendre la ligne 12, direction Plombières, descendre à l’arrêt "CHS Chartreuse".
Points d’eau, toilettes, tous les commerces et services jalonnent le parcours.

Si vous avez suivi cette balade, merci transmettre vos commentaires (descriptifs, photos...)

Nous vous conseillons aussi d'emporter avec vous les cartes IGN papier au 1:25000 de cette randonnée. Cliquez-ici pour les commander : 3022ET, 3122SB, 3123O.

Soyez toujours prudent et prévoyant lors d'une randonnée. Visorando et l'auteur de cette fiche ne pourront pas être tenus responsables en cas d'accident ou de désagrément quelconque survenu sur ce circuit.

Pendant la rando ou à proximité

Le "randonneur" pourra accéder à l’ensemble des sources utilisées en cliquant sur les liens Internet (en bleu sur le site et l’application "Visorando") :
Je tiens à ce titre à remercier les organismes et leurs contributeurs qui sont les sources des contenus de ce "parcours découverte" :
1° Cette balade est issue d’un voyage de l’association "Les cafés géographiques".
Le site de la ville de Dijon comporte de nombreux liens sur des documents de grand intérêt.
3° Dijon est une ville très riche en patrimoine, pour l’ensemble des informations, vous pouvez vous reporter au site de L’Office de Tourisme.
4° Les autres sources, sont également indiquées par les liens.

La chartreuse de Champmol – Témoin des Valois (fin XIVe / début XVe - 1 boulevard Kir)

La chartreuse été fondée par Philippe le Hardi qui voulait en faire la nécropole des Valois de Bourgogne.
Claus Sluter imagier du Duc de Bourgogne, d’origine hollandaise y a exécuté notamment trois œuvres exceptionnelles :
- Un ensemble de cinq figures ornant le portail de l'église : une Vierge, les priants du duc et de sa femme, saint Jean-Baptiste et sainte Catherine (sculptures achevées entre 1391 et 1393)
- le Puits de Moïse, calvaire monumental élevé au centre du grand cloître dont ne subsiste aujourd'hui que la base polygonale avec six statues de prophètes en pied (achevé en 1405)
- enfin le tombeau du duc, achevé en 1410 par le neveu et successeur de Sluter.


Les tombeaux des Ducs de bourgogne étaient dans l’église de Champmol. Les ducs sont enterrés dans des caveaux sous le chœur de l'église de Champmol. Les cénotaphes de Philippe le Hardi mort en 1406, puis de de Jean sans peur et de Marguerite de Bavière ont été reconstitués au 19e, ils sont aujourd’hui exposés au Musée des Beaux-arts de Dijon. (Sources : Musée des Beaux-arts de Dijon)

Le jardin de l’Arquebuse

C'est en 1543 que les chevaliers de l'Arquebuse s'installèrent ici.
Ce jardin fondé en 1833, se classe, par le nombre de plantes, parmi les tout premiers jardins botaniques au monde.


A découvrir, au-delà des très nombreux végétaux indigènes et exotiques : les méandres du ruisseau du Raines, le pavillon de l’Arquebuse (17e - 18e) avec sa Fontaine aux tritons, Le temple d’amour venant du château de Bessey-lès-Cîteaux (18e), les sphinges, la statue d’Hercule terrassant le lion, la petite Orangerie (19e).

La ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée

Après un "engourdissement" de la cité consécutif à la Révolution française, la ville saisit sa chance au milieu du XIXe siècle en obtenant de haute lutte le passage de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée. C'est le point de départ d'une extension sans précédent : activité ferroviaire, industrielle, militaire, développement d'une université... La ville voit sa population plus que doubler en un demi-siècle. Les quartiers se développent de façon exponentielle hors des murs, entraînant le démantèlement des remparts à la fin du XIXe siècle.


Depuis la mise en service du TGV Rhin-Rhône, la capitale bourguignonne se trouve au cœur d’une véritable étoile ferroviaire.

L’abbaye Saint Bénigne (6 rue Danton)

Elle a été fondée en 535 par St Grégoire, évêque de Langres.
Au nord du chevet de la cathédrale, près de l'aile principale de l'ancienne abbaye (occupée aujourd’hui par le Musée archéologique), vous découvrez un square. Vous pouvez y observer les grandes baies cintrées, anciennes fenêtres du dortoir du monastère Clunisien, ainsi que des sarcophages de l’époque mérovingienne.

La Cathédrale Saint Bénigne (fin 13e)

Elle est construite, pour ce qui est du gros œuvre, en pierre de Dijon. Le jaune est dominant, le rose fréquent. Dans la nef, on retrouve toute la gamme de Dijon : rose, jaune, gris-bleuté. Chœur : pierre d’Asnières (badigeon ocre en 1994).

L’Église Saint-Philibert (12e-18e - Rue Michelet)

Son élévation intérieure, très sobre reste typique de l'art roman. (Église désaffectée)

L’Hôtel Bouchu dit d’Esterno - Hôtel parlementaire (mi-16e - 1, rue Monge)

Hôtel parlementaire construit en 1641 entre cour et jardin. C'est le Lieu d’expositions et d’animations de l’ICOVIL - (institut pour une meilleure connaissance de l'histoire urbaine et des villes).

Le Parvis St-Jean (milieu XVe - rue Danton, place Bossuet)

C'est le siège du Théâtre National Dijon-Bourgogne.

La Maison aux trois visages – Demeure médiévale (seconde moitié du XVe / 54, 56 et 58, rue la Liberté)
Un groupe de maisons à pans de bois.

La place de la Libération et Le Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne - Témoin des Valois

La place de la Libération, autrefois un parking, a été rendue aux piétons en 2006 et revisitée avec brio par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, en pierre de calcaire Comblanchien.

A son origine, une simple forteresse adossée au Castrum gallo-romain du IIIe, le palais a été construit à partir de 1366 par le premier des ducs valois, Philippe le Hardi. La tour de Bar en est le bâtiment le plus ancien. La tour Philippe le Bon domine à 52 mètres.

A la mort de Charles le Téméraire, le dernier des ducs valois, la Bourgogne est rattachée au royaume de France. Elle obtient un Parlement en 1480. Il s’en suit la construction d’une salle pour réunir Noblesse, Clergé et Tiers Etat, puis la restructuration du Palais qui devient Palais des Etats de Bourgogne.

Le Palais de Justice - Époque parlementaire (8 rue du Palais)
L’actuel Palais de Justice était le siège du parlement à partir du début du 16e jusqu’à la révolution.

L’Hôtel Lantin - Hôtel parlementaire (fin 17e)

C'est l'actuel Musée Magnin. Une centaine d'hôtels particuliers se construisent du 16e au 18e, aux alentours du parlement, puis à travers toute la ville. Ils sont, alors, destinés à asseoir la réussite des différentes familles de parlementaires. Construits avec la pierre de Bourgogne, aux nuances changeantes, ces hôtels marquent durablement le visage du centre ancien de Dijon.

Le grand théâtre (19e - Place du théâtre)

Inauguré en 1828, le Grand théâtre de Dijon, construit d'après les plans de l'architecte dijonnais Jacques Cellerier, est de style néoclassique.

L’Eglise Saint-Etienne (8 rue Vaillant, 1 place du Théâtre)

Le Musée Rude (8 rue Vaillant, 1 place du Théâtre)

Ce musée présente des moulages d'œuvres du sculpteur dijonnais François Rude.
La pièce capitale et monumentale de cet ensemble est le moulage grandeur nature du célèbre bas-relief de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, le départ des volontaires de 1792, communément appelé la "Marseillaise".

L’Eglise Saint-Michel (15e – 17e / Place Saint-Michel)

Elle marie une composition initiale gothique avec un décor renaissance.

L'hôtel Bénigne Le Compasseur – Demeure renaissance (fin 16e - 66 rue Vannerie)

Cette superbe demeure Renaissance occupe l'emplacement d'une vieille maison de vanniers ; cette corporation a donné son nom à la rue. Remarquez, entre autres, l’échauguette qui trône au centre de la façade. Elle est éclairée par une fenêtre centrale et par des œils-de-bœuf pour les côtés.

La rue Verrerie – Demeures médiévales

Les verriers étaient installés dans ce quartier depuis le début du XVIe par les ducs de Bourgogne. Ces artistes avaient pour la plupart leurs maisons et leurs ateliers dans la rue Verrerie et dans les rues adjacentes, toutes situées dans le quartier Notre-Dame.

La maison médiévale typique est construite en bois, la pierre, matériaux onéreux, étant réservé au rez-de-chaussée pour éviter tout pourrissement du soubassement.
Le rez-de-chaussée en pierre comporte une ou plusieurs arcades et une petite porte basse permettant l’accès à la boutique et à l’étage.
Les étages sont en encorbellement sur la rue et structurés par une armature en pans de bois. La saillie des étages les uns au-dessus des autres protègent les murs fragiles de la pluie et agrandissent l’espace habitable.

Square des Ducs de Bourgogne – Témoin des Valois (Place des Ducs)

Ce square est situé à l'arrière du palais ducal. Il est planté d'arbres centenaires. Dans son coin sud-ouest, vous pouvez observer une statue représentant Philippe le Bon. Elle est en pierre de Pouillenay, le sculpteur est Henri Bouchard.

L’Hôtel de Berbis – Demeure renaissance (deuxième moitié du XVIe - 16 place des Ducs)
La vue depuis la place des Ducs permet d'admirer cette demeure avec sa superbe échauguette d'angle.

L’Hôtel Vogüé - Hôtel parlementaire (début 16e - 8 rue de la Chouette)

A l’image de l’Hôtel Lantin, il s’agit d’un hôtel parlementaire qui fait suite à l’installation d’un parlement à Dijon en 1480. Il est considéré comme le plus bel exemple du genre. L‘hôtel est de style classique, la porte est en pierre de Dijon rose, restaurée en Rose de Bourgogne. La cour est un véritable salon en plein air richement décoré selon un style pur renaissance.

Maison Millière – Demeure médiévale (fin 15e - 10 rue de la Chouette)

Du nom de la famille qui avait prospéré grâce au commerce du drap.
L’organisation de cette demeure donne une bonne idée de la corrélation entre commerce, métiers et architecture : au rez-de-chaussée, l'atelier ouvrait sur rue par une arcade doublée d'une petite porte tandis que l'étage, en encorbellement sur la rue, servait de logement à la famille de l'artisan.

La Chouette sculptée - (Au Contrefort Ouest de Notre-Dame)

Ce nom, rue de la Chouette date du moyen-âge. Emblème de Dijon, la tradition veut qu’en passant à côté vous fassiez un vœu tout en la caressant de la main gauche. Vandalisée en 2001, elle a été restaurée en pierre de Plombières-les-Dijon.

L’Église Notre-Dame (début XIIIe - 1 place Notre-Dame, rue de la Chouette)

"On considère l'église Notre-Dame comme le plus bel édifice de l'architecture gothique bourguignonne et comme l'un des plus originaux de conception. Commencée en 1230, elle fut achevée en 1250.
En façade, un double mur, mur-rideau avant l'heure, remplace les contreforts. Il est orné d'imposantes fausses gargouilles. Elles sont toutes différentes, elles symbolisent avec une verve étonnante les vices et les vertus humaines avec la verdeur du moyen Age. Mais elles n'en ont que l'esprit car ce sont, pour la plupart des copies refaites au XIXe".

La Maison Maillard – Demeure renaissance (fin XVIe - 38 rue des Forges)

Construite en 1561 pour Jean Maillard, maire de Dijon, la maison Maillard déploie sur sa façade une étonnante gamme du répertoire sculpté de la Renaissance.

L’Hôtel Aubriot (XIIIe, repris au 19e - 40 rue des Forges).

A l’étage, la façade est ornée de quatre arcades jumelées en plein cintre retombant sur des colonnettes. Chaque arcade abrite deux fenêtres. Aux extrémités se trouvent deux arcatures aveugles.

Les Halles (19e - rue Odebert)

A la place de l’important monastère des Jacobins et sur décision prise en 1868, vont être élevées des halles modernes répondant aux exigences d’espace, d’hygiène et de commodité de l’époque. Traduisant une volonté de modernisation relayée par la municipalité, les nouvelles technologies sont utilisées, notamment, l'architecture métallique. Ceci à l’image des Halles de Paris réalisées par Victor Baltard en 1853.

L’Art nouveau (début XIXe)

L'Art Nouveau fait son apparition tout d'abord à Bruxelles à la fin du XIXe siècle. Il se manifeste également en Angleterre avec le nom de "Arts and Crafts" : Ce mouvement fait écho aux préoccupations d'alors, de ces artistes-artisans devant le progrès : inquiétude, besoin d'individualisation, recherches de véritables valeurs.
En France, l'Art Nouveau sera plutôt un style décoratif que constructif. Les réalisations les plus emblématiques restent sans doute les entrées du métro parisien dues à Hector Guimard.


Les trois immeubles présentés ici ont été construits par l’architecte Louis Perreau :

1-3 place Grangier__ (1906)

C'est, a priori, l'ensemble le plus continu du centre-ville.

9 rue du Château (1907)

C'est certainement l'immeuble le plus caractéristique de la ville. Il s'inscrit par ailleurs de façon exceptionnelle dans la perspective de la rue.
Cela est dû à l'usage du pan coupé, issu de la nouvelle esthétique haussmannienne en vigueur, à l'époque, à Paris.
Son parti ornemental est résolument Art Nouveau. A son sommet : des lucarnes monumentales aux toits à croupe d'allure exotique, ainsi qu’un fronton, sculpté.

La Grande Poste (inaugurée en 1909 - place Grangier)

Une structure métallique innovante pour l’époque, est dissimulée derrière sa façade académique. Les éléments de décor sont là pour glorifier la qualité du service public apporté par la République. Son sommet servait de base à un télégraphe. (Source ICOVIL).

La Place Darcy :

La Porte Guillaume


Elle marque l’entrée dans le vieux Dijon (vers l’est). Elle a la forme d’un arc de triomphe et date de 1788.


Le Darcy-Palace (1914)

Il a l’allure d’un music-hall haussmannien ; sa façade est marquée par un grand œil-de-bœuf ornementé d'un vitrail coloré représentant une rose des vents et due au Maître verrier Marcel Weinling. Elle est complétée par un panneau miroir au second niveau.

La Fontaine Jeunesse


Elle est l’œuvre du sculpteur Max Blondat (1872-1925) : c'est un groupe d'enfants penchés sur un bassin et regardant des grenouilles.

Les immeubles de part et d’autre des boulevards qui séparent la place et le square Darcy sont de style haussmannien. C’est le cas de l’Hôtel de la Cloche.

Un critère universel de reconnaissance est l’existence de balcons filants aux 3èmes et 5ème niveaux Voir Le parcours découverte du Paris haussmannien

Le Square Darcy

Le jardin Darcy est le premier jardin public créé à Dijon.

L'ours qui vous accueille à l'entrée est une copie due au sculpteur Henri Martinet (1937) en hommage au sculpteur bourguignon François Pompon, natif de Saulieu.

A l’emplacement du square, Henri Darcy, ingénieur dijonnais, avait conçu un réservoir pour alimenter Dijon en eau potable en 1838. Pour couronner cet ouvrage, l'architecte Emile Sagot réalisa une "lanterne" de style néo-renaissance, ouvrage toujours présent. En 1880, un jardin fut réalisé sur ce réservoir par l'architecte Félix Vionnois selon les goûts de l'époque.

Le jardin qui entoure le réservoir a été aménagé au XIXe avec terrasses, balustrades au-dessus de nappes d'eau et de jeux de cascades, dans le style néo-renaissance en vogue. Les sculptures furent réalisées par l’artiste dijonnais, Xavier Schanosky.

Avis et discussion

Moyennes

Moyenne globale : 4.53/5
Nombre d'avis : 6
Fiabilité de la description : 4.6/5
Fiabilité du tracé sur carte : 4.67/5
Intérêt du circuit de randonnée : 4.33/5


Visorandonneur
le mercredi 08 mai 2019 à 23:49

Note globale : 4.67 / 5

Date de la randonnée : mercredi 08 mai 2019
Fiabilité de la description : Très bien
Fiabilité du tracé sur carte : Très bien
Intérêt du circuit de randonnée : Bien

Visite historique de la ville


Visorandonneur
le lundi 03 décembre 2018 à 11:14

Note globale : 4 / 5

Date de la randonnée : samedi 01 décembre 2018
Fiabilité de la description : Bien
Fiabilité du tracé sur carte : Bien
Intérêt du circuit de randonnée : Bien

Week end sur Dijon le 1er et 2 décembre, nous avons démarré le parcours au lac Kir (endroit sympa pour les habitants de Dijon)
ce circuit présente bcp d'intérêt (architecture médiévale et art déco parcs bien mis en valeur)
Impressionné par les tombeaux des ducs de Bourgogne (musée des Beaux Arts) et la sculpture monumentale du dijonnais François RUDE représentant la Marseillaise (Musée Rude)
de plus les musées sur Dijon sont gratuits
Ce circuit est bien car cette ville mérite d'être parcouru à pied.


Visorandonneur
le dimanche 29 juillet 2018 à 16:26

Note globale : 4.5 / 5

Date de la randonnée : dimanche 15 juillet 2018
Fiabilité de la description : Non utilisé
Fiabilité du tracé sur carte : Très bien
Intérêt du circuit de randonnée : Bien

Même si j'ai dû écourté le parcours en raison du temps qui nous était imparti, la visite a été très appréciée, même par des dijonnais de longue date !
Merci pour la balade ;-)


Visorandonneur
le lundi 24 avril 2017 à 09:52

Ravi que la balade vous ait plu !!!

Pour le début mon choix a été guidé par plusieurs critères :

  • Proximité de l'arrêt de bus
  • Découverte d'un tronçon de la coulée verte qui permet d'appréhender le site de la Chartreuse, au bord de L'Ouche

Quelle chance ! Vous avez pu visiter le puits de Moïse ! Pour ma part je ne l'ai deviné qu'à travers les vitres ; c'est un monument unique !

Bien à vous  !

marc-educ-pop


Visorandonneur
le lundi 24 avril 2017 à 09:30

Note globale : 5 / 5

Date de la randonnée : mercredi 19 avril 2017
Fiabilité de la description : Très bien
Fiabilité du tracé sur carte : Très bien
Intérêt du circuit de randonnée : Très bien

Bonne découverte de la ville, amusant de randonner en site urbain
Le début traversant l'hôpital psy est un peu curieux , intérêt de passer directement par la porte près de la chapelle, à noter aussi que la visite du puits de Moise est payante à 3,5€ .Ouf, c'était la seule fois. Accueil charmant à l'hôtel d'´Esterno
Merci


Visorandonneur
le mardi 20 décembre 2016 à 07:28

Note globale : 5 / 5

Date de la randonnée : samedi 10 décembre 2016
Fiabilité de la description : Très bien
Fiabilité du tracé sur carte : Très bien
Intérêt du circuit de randonnée : Très bien

Rien à dire à part que c'est super...


Visorandonneur
le mardi 25 octobre 2016 à 12:43

Note globale : 4 / 5

Date de la randonnée : lundi 24 octobre 2016
Fiabilité de la description : Bien
Fiabilité du tracé sur carte : Bien
Intérêt du circuit de randonnée : Bien

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Distance 5.8km Dénivelé positif +237m Dénivelé négatif -238m Durée 2h15 Facile Facile
Départ Départ à Brochon - 21 - Côte-d'Or

2 fois 100 marches vous fera découvrir les 100 marches de Brochon et sa Combe, des sources puis les 100 marches de Fixin et sa Combe.

Sentier de l'observatoire de la Norges
Distance 6.35km Dénivelé positif +10m Dénivelé négatif -10m Durée 1h50 Facile Facile
Départ Départ à Norges-la-Ville - 21 - Côte-d'Or

Au départ de la mairie de Norges-la-Ville, vous prendrez le sentier de l'observatoire de la Norges. Chemin en planche sur pilotis jusqu'à Norges-le-Bas puis découverte des vieilles maisons en pierre des villages de Norges et Brétigny. Sur votre chemin vous verrez 4 lavoirs, 2 petites chutes d'eau et de nombreux animaux.
Parcours idéal en famille de préférence d'avril à octobre.

Combe Lavaux
Distance 5.98km Dénivelé positif +249m Dénivelé négatif -248m Durée 2h20 Moyenne Moyenne
Départ Départ à Gevrey-Chambertin - 21 - Côte-d'Or

Très belle randonnée avec deux aspects, la montée dans des bois de feuillus
la descente dans une zone rocailleuse avec vue sur les vignes de Gevrey Chambertin.
Montée assez raide, à la descente quelques marches délicates.
Etre bien chaussé.

Les grottes des Cèlerons
Distance 9.8km Dénivelé positif +212m Dénivelé négatif -210m Durée 3h20 Moyenne Moyenne
Départ Départ à Val-Suzon - 21 - Côte-d'Or

Magnifique combe de Vau de roche. Falaises, abris sous roches, Grottes, promontoires et vue sur le célèbre abîme du Creux Percé.

Sur les terres des Seigneurs de Vergy
Distance 10.99km Dénivelé positif +361m Dénivelé négatif -361m Durée 4h00 Moyenne Moyenne
Départ Départ à Reulle-Vergy - 21 - Côte-d'Or

Promenez-vous sur les ruines du plus puissant château-fort de la région. Visitez les ruines de l'Abbaye de Saint-Vivant et faites une petite exploration de l'Abime de Bévy.

Sentier des crêtes Gevrey à Fixin
Distance 11.9km Dénivelé positif +289m Dénivelé négatif -287m Durée 4h05 Moyenne Moyenne
Départ Départ à Fixin - 21 - Côte-d'Or

Quelques points de passage sympathiques, les Cent Marches de Fixin, le dessus des crêtes de la Combe Lavaux.

Combe d'Arvaux, dite Combe aux Mammouths, à Lantenay
Distance 10.73km Dénivelé positif +314m Dénivelé négatif -308m Durée 3h50 Moyenne Moyenne
Départ Départ à Lantenay (Côte-d'Or) - 21 - Côte-d'Or

Belle randonnée autour de Lantenay qui vous mènera au plateau de Pasques par la petite Chapelle Saint-Louis.
Le retour se faisant par les dessus de la Combe d'Arvaux qui vous ouvrira ses panoramas sur la vallée de l'Ouche.

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