Date de la randonnée : 10 juil. 2026
Fiabilité de la description : ★★★★★ Très bien
Facilité à suivre l'itinéraire : ★★★☆☆ Moyen
Intérêt du circuit de randonnée : ★★★★★ Très bien
Circuit très fréquenté : Non
J'ai effectué ce circuit avec un ami en autonomie complète du 10/07 au 15/07 de 2026. Pour info, nous sommes dans la fin de vingtaine.
A la base, nous voulions faire la randonnée de l'étang Blaou, mais nous n'étions pas très motivés par l'idée de l'aller-retour de 10-11h au total à la journée, où même seulement en bivouac d'une nuit.
Quelle chance de tomber sur cette idée de trek du Pays de l'Aston ! J'ai personnellement un peu redécoupé, pour avoir un trek sur 5j, avec un retour à Siguer, et des distances et dénivelés raisonnable par jour. Pour info, c'était notre tout premier trek, autant dire pas le plus simple !
Je précise qu'il est à mon sens très important (voir indispensable) d'avoir une trace GPS viable à portée de main pour suivre efficacement le tracé en 2e partie. Cela évite une trop grosse charge mentale à rechercher sans cesse le chemin, et ce n'est pas pour autant simple même avec le GPS ! Gourde filtrante et/ou pastille micropure indispensable, mais de l'eau partout ou presque
Nous avons réalisé le trek ainsi :
- J1 : Montée depuis Siguer jusqu'à la cabane de Brouquenat d'en haut (849m D+ 10km, moyenne) en 4h
Des orages pour commencer, nous voulions aller jusqu'à Peyregrand, mais finalement sous l'averse, la cabane nous a plu ! (très bon abri d'ailleurs). Cheminée et dortoir comfortable.
- J2 : Montée jusqu'à l'étang Blaou et ascension du Pic de Thoumasset (2741m) (1200m D+ ; 400m D- ; 11km) en 6h
La grimpe jusqu'au Blaou est intense mais magnifique, des paysages somptueux, sur un sentier plutôt bien balisé
Le Thoumasset est bien sûr optionel (retirer 400m dénivelé et 4km aller-retour en 2h30), mais la vue en haut vaut le coup, et l'ascension cairnée se fait bien (bien que raide pour aller au col). Bivouac au Blaou avec la tente, pas mal de pêcheurs.
- J3 : Du Blaou jusqu'à la cabane de Quioules ( 453m D+ ; 1150m D- ; 12km) en 7h
C'est là que commence vraiment l'aventure, puisque le balisage classique va se faire rare (voir absent) pour les 2 prochains jours. Pour cet itinéraire, 2 options pour le départ :
- Soit depuis le port de Siguer, on continue comme le circuit de l'auteur l'indique, en passant par l'Andorre, et en remontant ensuite au port de Bagnel
- Ou bien, en passant par la HRP et les crêtes entre les deux ports. C'est cette option que nous avons prise, moins de dénivelés négatif et de distance ainsi, et surtout des vues splendides. Le sentier est facile à suivre, pas mal de caïrns, attention pour les gens avec du vertige, y'a du gaz sur le côté souvent.
Ensuite, ça se complexifie, le sentier devient difficile à voir, mais une bonne trace GPS aide grandement. Après le croisement avec la HRP, là il faut rester attentif et surveiller pour la présence de quelques cairns ici et là, mais surtout prendre les bons choix pour se simplifier la vie.
IMPORTANT : Pour cette étape, j'avais retracé en partie sur les sentiers OpenRando (et c'était plutôt fiable). Pour cette étape jusqu'à Quioules, ne SURTOUT PAS suivre le sentier Openrando qui part dans un pierrier au niveau de la cote 2250. il n'y aucun sentier, aucun cairn, juste de gros blocs à enjamber et escalader, limite dangereux et beaucoup de temps perdu. Mieux vaut redescendre par les ruisseaux en fond de valon, nettement plus simple à suivre comme l'auteur le suggère.
C'était l'étape la plus complexe sur cette 2e partie, avec des sentiers qui apparaissent et disparaissent, de la végétation un peu haute qui camoufle l'itinéraire. Pas vraiment possible de se perdre, mais on crapahute pendant plusieurs heures jusqu'à la cabane de Bela. Ensuite, le chemin vers Quioules est mieux tracé et plus roulant.
L'étape est cependant magnifique au niveau des paysages, les hauts plateaux en dessous du col de Blagnel sont impressionnants. Et la cabane est très agréable.
J4 : De Quioules à la cabane de Balledreyt (750m D+ ; et 750m D- ; 10km) en 6h
Belle étape, toujours hors balisage mais avec des cairns qui aident un peu pour se repérer, les sentiers sont plus roulants.
A partir de l'Orri des Ludines, nous avons préféré rattraper le sentier à l'est, pour retrouver le GR10. Il s'agit d'un ancien sentier GR10, un peu enfriché, pas toujours évident, mais on s'y retrouve avec une trace GPS bien préparée. Sinon prendre le sentier qui descend le long du ruisseau et rattraper le GR10 plus bas.
La dernière descente et montée vers la Balledreyt sont un peu rudes, mais au moins on peut passer en automatique vu que le sentier est bien balisé (presque l'impression de l'autoroute après 2j de hors balisage). On retrouve des gens aussi, ça fait plaisir.
Attention : il n'y a pas d'eau directement à la cabane de Balledreyt : soit une source à 100m de la cabane, petit débit. Soit le ruisseau dans la dernière montée, environ 10min en montée vers la cabane. La cabane a par contre une épicerie bien approvisionnée en nourriture et autres consommables divers (prévoir liquide néanmoins). Il y a 6 couchages, mieux arriver tôt à la cabane car GR10 oblige, il y a du monde (nous étions 8 cette nuit là).
J5 : Retour à Siguer par les crêtes sur le GR 10 et redescente dans la forêt (400m D+ ; 1250m D-, 10km) en 4h
Magnifique retour, mieux vaut partir tôt pour être à la fraiche (départ 6h30 pour nous)
Les vues depuis les crêtes sont splendides, le sentier est très roulant. De l'eau à la cabane de Courtal Marti si besoin.
Ensuite retour dans la forêt, dernière descente brutale de presque 700m de D-, c'est rude pour les genoux mais ça vite avec une bonne allure. Mieux vaut avoir les bâtons de marche.
Il y a une source d'eau potable au passage par Gesties, très agréable pour une courte pause avant de finir la descente vers Siguer.
Conclusion : magnifique trek, des paysages splendides et très sauvages, nous avons vu marmotte et rapaces de très près. J'insiste sur la nécessité d'avoir une bonne trace GPS, qui soulage l'esprit, et de bien repérer sur des cartes à l'avance. Sentiment de solitude impressionnant entre le port de Blagnel et Quioules.
Je remercie encore l'auteur Gypaetus pour le tracé de ce trek, et pour l'idée des cabanes, qui auront été notre fil rouge et nous avions l'impression d'en découvrir les secrets. Au final, nous n'aurons utiliser la tente qu'au Blaou.