Entre et (1) La vie de la Ria
L’aspect typique de cette région est marqué de paysages constitués de rias bretonnes. La ria est une baie formée par la partie inférieure de la vallée d’un fleuve côtier envahie par la mer. La ria de Merrien est très propice à l’élevage des huîtres, la rive droite abrite d’ailleurs plusieurs ostréiculteurs. C’est au 19ème siècle, sous Napoléon III, qu’une étude est faite dans nos rias, sur l’huître plate au goût noisette très menacée de disparition sur le littoral. C’est dans le bassin d’Arcachon que l’empereur met en place avec succès une technique de production, rapportée l’Italie. En 1859, il crée la station marine de Concarneau.
L'autorisation d'établir un parc à huîtres dans la Ria de Merrien a été accordée en 1873, par la comtesse de Tréveneuc, nouvelle propriétaire du château de Plaçamen.
Entre et (1) La faune et les migrations
Des rives boisées de la ria aux zones côtières, de nombreuses espèces migratrices stationnent sur ce site. L’extraordinaire biodiversité de cet espace naturel offre aux oiseaux la nourriture nécessaire à leur survie et leur reproduction (poissons, baies, petits fruits, insectes, algues, graines). Vous y verrez de magnifiques passereaux comme l’alouette des champs et son chant enchanteur, le tarier pâtre visible sur les piquets ou sur les herbes hautes, le petit gravelot très protégé, l’aigrette garzette au plumage très blanc, le tadorne de Belon - canard coloré-, le pipit maritime, la linotte mélodieuse, mais également la fauvette pitchou et le pic noir, deux espèces d’intérêt communautaire.
Entre et (1) Le passé maritime
Depuis Moulin l’Abbé jusqu’à l’océan, sur la rive droite du Merrien, différentes criques se succèdent. Elles permettaient aux sardiniers et thoniers de s’y réfugier par gros temps, comme en témoigne cette épave. En 1960-1970, Merrien comptait huit sardiniers de 10 à 12 mètres de long.
Chacun embarquait sept à huit hommes d’équipage. Le déclin de cette activité a commencé à la fin de cette décennie. Après 1980, certains ont maintenu une petite activité de pêche côtière pour la capture des merlans, tacauds, bars, congres…
(1) Moulin l’Abbé
Le Moulin l’Abbé en bordure de la rivière de Merrien, est une ancienne possession de l’Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Il a été vendu 10 000
écus en 1672. Sur le linteau de la porte d’entrée se trouve un écusson portant une crosse accompagnée du mot « Pax ». Aujourd’hui, ce moulin
est occupé par des particuliers.
A partir de (2) L'Histoire du Domaine de Plaçamen
- Origine du site : Ce domaine forestier et côtier est une ancienne propriété qui dépendait historiquement du château de Plaçamen, passé de mains en mains depuis la Révolution (notamment la famille Mauduit au XIXe siècle puis les comtes de Beaumont au XXe siècle).
- Un passé rural et maritime : Le site jouxte la ria de Merrien. Autrefois, le domaine comportait des bassins servant au rouissage du lin et du chanvre, ainsi qu'une intense activité liée à la pêche à la sardine et à l'ostréiculture sur les rives.
- Protection actuelle : Devenu une zone naturelle protégée gérée par le Conservatoire du littoral, le bois de Plaçamen est aujourd'hui un sentier de randonnée très apprécié.
Entre (1) et Le Bois de Plaçamen
L’extraordinaire diversité naturelle de ce site offre aux promeneurs qui empruntent le chemin de Grande Randonnée, un paysage d’une grande beauté. Ce boisement typique du littoral abrite de nombreuses essences comme le hêtre, le merisier, l’érable, mais aussi des résineux comme
le pin, l’épicéa et le sapin de croix - traditionnellement utilisé comme « arbre de Noël » - qui domine largement cet habitat forestier et peut mesurer jusqu’à 50 mètres de hauteur. Les essences principales dans ce bois sont le chêne et le châtaignier.
Le séquoia géant est l'un des deux plantés par les commerçants de Moëlan-sur-Mer en 1962 :
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- La plantation : en 1962, les commerçants de Moëlan-sur-Mer ont marqué le paysage en plantant deux séquoias géants au milieu du sous-bois.
- Signification : cette initiative locale visait à embellir et à enrichir la diversité végétale de ce domaine boisé pittoresque. Ces conifères majestueux surprennent encore aujourd'hui les promeneurs qui parcourent le circuit du corps de garde
(4) La Fontaine de Plaçamen
En contre-bas du sentier se trouve la fontaine de Plaçamen, composée de plusieurs bassins de pierres. Cette eau qui a permis de construire
des lavoirs et des fontaines, était très réputée. On la récupérait dans des bouteilles à l’aide de feuilles de lierre. En surélévation du sentier et des bassins, cette construction ovale en pierres abrite un ancien système de pompage.
(6) Le Verger de Plaçamen
A proximité de ces espaces naturels, une parcelle sur une zone haute du site est cultivée dans le plus grand respect de l’environnement. Il
s’agit du verger qui a donné son nom à la pomme de Kermerrien, variété parfumée, mais amère, à maturité fin septembre début octobre, de bonne productivité, assez rustique, facile à conduire lorsque la vigueur a été bien gérée les premières années. A implanter dans des sols moyennement fertiles, dont le jus est transformé en cidre. Cette boisson est très appréciée avec les crêpes mais aussi les huîtres !
Entre et (7) L’estuaire
Le milieu estuarien est la rencontre entre les eaux douces de la rivière et l’eau salée de la mer. Ce milieu vit au rythme des marées et accueille des espèces végétales et animales protégées. L’espace estuarien est convoité par différents acteurs, selon leur logique écologique, économique,
sociale et touristique.
La commune de Moëlan-sur-Mer possède un linéaire côtier de 15 km environ dont l’environnement paysager est somptueux. Les falaises échancrées de criques, la lande et sa palette de couleurs, les plages, la ria et sa végétation verdoyante ont inspiré de nombreux artistes-peintres au 19ème et 20ème siècles comme Victor-Pierre Ménard et Maurice Asselin.
https://www.moelan-sur-mer.bzh/wp-content/uploads/2023/11/parcours-orientation-adulte.pdf
Port Merrien (en face de (7))
Merrien est un port qui peut être à sec : c'est ce que l'on appelle un port d'échouage. La construction de petites cales et d'escaliers est venue au temps où il y avait beaucoup de sardiniers à Merrien, qui débarquaient les produits de la pêche récupérés par une usine à poisson qui se trouvait sur le port. Les sardiniers devaient donc attendre la marée pour venir débarquer leur poisson. L'idée était donc de faire en sorte qu'ils puissent le faire à tout moment pour ravitailler l'usine, quelle que soit la marée».
Ces débarcadères et ces escaliers font partie du patrimoine maritime communal : ce sont des témoins de l'épopée sardinière de la commune. Comme toutes ces infrastructures portuaires qui datent, elles sont soumises aux coups de tempêtes, à l'érosion naturelle et l'usure des ciments.
Au sujet de l'un d'eux, tout juste réparé, le maire déclare : « On a considéré qu'étant donné sa valeur patrimoniale, il était nécessaire de le reconstituer. Avec un peu de temps, mais ça a été fait ».
Entre (7) et Cale de Porz ar Zant
Cette cale fut construite en 1929. Elle assurait un point de passage pour les sardiniers et thoniers qui venaient s'y réfugier par gros temps. Dans les années 1960, Merrien comptait 8 sardiniers de 10 à 12 mètres de long.
La "Maison Louis XV" est celle en ruine (mais en travaux). Elle fut construite en 1883 (bien après Louis XV !). Elle fut habitée par plusieurs familles au service de comte de Beaumont. Ce dernier avait une réserve d'huitres en contrebas de cette maison, dans une crique surnommée "La Plage du Comte". Cette réserve a été maintenue jusque dans les années 1930. La dernière famille ayant habité cette maison est une famille de quinze enfants, les Pennec, dont le dernier eut comme parrain Vincent Auriol. La famille Pennec est arrivé vers 1931 et a quitté la maison en 1963, depuis elle est restée à l'abandon.
Hors parcours, en partant vers le Sud-Ouest (après ) sur le sentier des douaniers
C’est à l’embouchure de la rivière de Merrien que s’ouvrent les sentiers des douaniers. Au 18ème siècle, les mouvements suspects des barques et des bateaux, qui livraient fréquemment la contrebande d’Angleterre et d’Espagne, nécessitaient une surveillance accrue. Les gardes se postaient dans la maison des douaniers, cette bâtisse de granite à l’architecture exceptionnelle. Ici les feuillus du bois de Plaçamen laissent la place à la lande, un milieu remarquable ouvert face à l’océan dont la végétation est caractérisée essentiellement de prunelliers noirs, de bruyères, de fougères et d’ajoncs, l’arbuste épineux aux fleurs jaune d’or.
Hors parcours, la ville de Moëlan-sur-Mer
https://www.moelan-sur-mer.bzh/
Hors parcours, les autres rias du Finistère-sud
https://www.quimperle-lesrias.bzh/les-rias/