Les vallons de Yerse et de l'Aguée par l'Arriousec jusqu'à Peyras

Une randonnée Asson créée le samedi 10 décembre 2016 par MCTOUL. MAJ : lundi 06 février 2017

Ce circuit propose un long périple inédit de la vallée de l'Ouzom, aux Aoules, à celle des Génies, dans l'insondable massif de Saint Pé-de-Bigorre.
À toutes saisons, les paysages et les forêts sont impressionnants et majestueux.
Son intérêt réside surtout dans la beauté des deux vallons traversés de bout en bout : la Yerse et l'Aguée, lieux d'un pastoralisme ancestral où habitaient de jeunes pâtres et leurs troupeaux de juin à octobre. On en trouve encore de nombreuses traces.

Fiche technique
Durée Durée moyenne: 8h10 [?]
Distance Distance : 17.09km
Dénivelé positif Dénivelé positif : 1385m
Dénivelé négatif Dénivelé négatif : 1396m
Point haut Point haut : 1419m
Point bas Point bas : 402m
Difficile Difficulté : Difficile
Retour point de départ Retour point de départ : Non
A pied A pied
Régions Régions : Pyrénées, Pyrénées centrales
Commune Commune : Asson (64800)
Départ Départ : N 43.074456° / O 0.248188°
Arrivée Arrivée : N 43.085144° / O 0.160714°

Description de la randonnée

Ce circuit oblige à laisser un véhicule à l'arrivée (Peyras, Monastère de Béthléem, à Saint Pé-de-Bigorre) pendant que l'autre amène au point de départ.
Pour le lieu du départ, prendre la route menant de Nay au Col du Soulor. Après Arthez-d'Asson, rejoindre le hameau des Aoules.
Se garer à proximité des habitations du lieu-dit l'Arriou-Sec.

(D) Prendre le sentier, balisé en Jaune, remontant tout le cours du ruisseau l'Arriou Sec. La montée est calme.

(1) Au Ravin de Castéra, se rafraîchir à la source du même nom (indiquée par une pancarte et plusieurs repères dans les arbres).

(2) Passer le Ravin du Monbula plus remarquable que les autres.

(3) À la cote 812m, traverser à gué l'Arriou Sec et commencer une montée plus franche vers les estives.
Selon le rythme, 1h30-2h après le départ, atteindre les premières estives vers 1000m d'altitude.

(4). Replonger vite et pour peu de temps dans les bois.

(5) 1/4h après, déboucher dans les grandes pelouses d'estives. C'est l'affleurement des marnes de Sainte- Suzanne (schisteuses noires, souvent jaunes en surface par altération) qui favorise la pousse de graminées particulièrement appréciées des troupeaux.
Puis atteindre le lit du ruisseau que l'on traverse pour ne plus le quitter jusqu'à dévier vers la Cabane de Yerse qui se situe à main gauche.

(6) La Cabane de Yerse se niche sur les hauteurs du vallon du même nom, au beau milieu des estives à 1275m d'altitude, dominées par le Pic d'Estibette (1851m). Elle a été magnifiquement rénovée, dans le pur style montagnard, même si on lui a ajouté un étage sous comble mais qui ne dépareille pas l'ensemble.
Elle est ouverte toute l'année pour les randonneurs, les spéléologues, les photographes et les éleveurs.
Après une pause bien méritée d'un bon 1/4h, il faut reprendre la route, car elle est longue, ce n'est pas ici le lieu du casse-croûte de mi-journée !

On a le choix de redescendre dans le fond du vallon ou rester sur la courbe de niveau pour gagner le Col d'Espadres qu'on aperçoit à l'Est.

Le présent tracé, non balisé, reste sensiblement sur la courbe de niveau afin de cheminer dans la jeune hêtraie qui s'étend dans un magnifique et immense lapiaz. Celui-ci marque la limite entre les roches calcaires du milieu karstique et les marnes de Sainte Suzanne. C'est sur cette limite que se situent généralement les cavités (gouffres, ...) les plus remarquables ; le circuit passe à côté de plusieurs d'entre elles.

(7) 25mn après la Cabane de Yerse, atteindre le Col d'Espadres.
Tant à l'Est, vers l'Aguée, qu'à l'Ouest, vers la Yerse, la vue y est magnifique et le lieu est empreint de mystère. On trouve ici souvent des troupeaux de chevaux et parfois avec des ânes.
L'hiver, un névé encombre la face Est du col gênant la descente vers l'Aguée. Mais l'été ou l'automne, aucun problème !
Reprendre donc le circuit en descendant le col vers le fond de l'Aguée, soit en passant au Nord de la cabane ruinée d'Espadres, soit au Sud entre les dolines dont plusieurs sont effondrées ou inondées par les nombreuses sources proches.
Descendre tranquillement tout le vallon d'Aguée, sur des sentiers non balisés ou des sentes de bétail, en zone non ou très peu boisée. Trouver une belle pelouse bien grasse pour casser la croûte tant attendue.
Puis reprendre le sentier, passant à proximité d'anciennes cabanes de bergers (ruines ou traces) et atteindre une grande clairière à 960m, avec une pelouse remontant à flanc du coteau Sud de Sarro Pourcou (Serre Pourcou), la croupe montagneuse qui domine l'Aguée au Nord et de termine par le Cap des Litas (1300m) à l'Est.

(8) Continuer Est jusqu'à atteindre l'orée de la forêt au lieu-dit le "Cul de l'Aguée".

(9) Des différents ruisseaux de l'Aguée, l'un d'entre eux s'enfonce dans une petite perte au milieu d'une grosse flaque de quelques m² sous la hêtraie.
Un sentier part d'ici pour rejoindre les cascades du Picharrot, mais difficilement empruntable dans ce sens il vaut mieux l'éviter.
Pauses comprises, j'y étais 5h après le départ d'Arriou Sec.
Rebrousser chemin jusqu'à la grande clairière, traversée peu avant.

(8) Remonter sur la droite, à travers bois et buissons, les presque 300m de dénivelé jusqu'au Cap des Litas. Éviter d'être trop près de la limite de la Forêt Domaniale (tracé vert sur la carte), car quelques barres rocheuses gênent la progression.

(10) Redescendre le flanc opposé en pleine forêt assez clairsemée et atteindre le fond du vallon de la Gargante, désigné Bat Séco ou encore Cabane des Italiens. Ici, au milieu des hêtres, c'est le lit d'un petit ruisseau inoffensif, mais plus loin en aval c'est un ravin profond impénétrable et agressif se jetant dans la Génie Longue !
Retrouver là le balisage Jaune (large et assez ancien) de la Réserve Naturelle et un balisage Bleu (récent) de la Réserve Biologique Intégrale (RBI) de Saint-Pé.

(11) On a ici le choix de repartir dans la vallée par le sentier des Tachouères (blaireaux) à droite, paraissant plus court en temps, mais infiniment long en chemin à parcourir, ou le sentier d'Aülhet, qui oblige à remonter un peu. Cette présente randonnée préfère le second.
Prendre donc à gauche en suivant bien le balisage Jaune régulièrement tracé sur les arbres.

(12) Atteindre sans problème, en 40mn environ, la Cabane d'Aülhet, qui a revêtu ses nouveaux habits boisés (depuis octobre 2016).
Prendre ensuite le sentier balisé en Jaune (récent mais très petit) qui redescend des estives jusqu'à Peyras, par un ancien sentier pastoral ancestral, assez raide et très glissant par temps humide. Si ce n'est pas le cas, les coureurs pourront s'en donner à cœur-joie.

Laisser le sentier des Tachouères à droite et continuer tout droit pleine pente pour atteindre le véhicule laissé là le matin ou la bonne âme venue vous chercher (D/A).

Points de passage :
D : km 0 - alt. 413m - Lieu-dit Arriou Sec/Les Aoules, Arthez d'Asson
1 : km 2.06 - alt. 535m - Source du Castéra
2 : km 2.58 - alt. 608m - Ravin du Monbula
3 : km 3.95 - alt. 856m - Traversée Les Oueillots
4 : km 4.57 - alt. 984m - Dans les 1ères estives
5 : km 5.07 - alt. 1187m - Traversée ruisseau
6 : km 5.95 - alt. 1284m - Cabane de Yerse
7 : km 7.42 - alt. 1419m - Col d'Espadres (ou d'Espades)
8 : km 9.76 - alt. 1050m - Grande clairière
9 : km 10.19 - alt. 984m - le Cul de l'Aguée
10 : km 11.5 - alt. 1301m - Cap des Litas
11 : km 12.38 - alt. 1157m - Jonction
12 : km 14.04 - alt. 1168m - Cabane de l'Aoulhet
A : km 17.09 - alt. 402m - Parking Sep-Peyras

Informations pratiques

Comme bien souvent, je vous entraîne sur des pistes méconnues, non balisées et parfois plutôt hostiles aux randonneurs : particulièrement ici, la limite des falaises du Picharrot et les hauteurs de Sarro Pourcou.
Sarro Pourcou, ou Serre Pourcou est cette vaste étendue de forêt, sur la crête (le serrat) de la croupe montagneuse partant du Col d'Espadres jusqu'au Cap des Litas.
Tous ces lieux anciens, ses bergers et parfois les sentiers sont sommairement décrits par l'Abbé B.Abadie dans son ouvrage de 1969 Le Sanglier du Picharrot.

Attention !
Cette randonnée s'effectue en pleine nature dans un environnement parfois agressif : pentes raides, barres rocheuses, escarpements, épineux, parfois absence totale de balisage, parfois absence de sentier... C'est pourquoi elle est réservée à des randonneurs aguerris et ayant un bon sens de l'orientation. Un GPS peut également se révéler très utile.
Peu avant le WP (7) et jusqu'au WP (11) point de sentier tracé sur la carte. Ce n'est pas pour autant qu'il n'en existe plus du tout...
Par ailleurs, la trace Visorando de cette randonnée entre les WP (10) et (11) reste approximative du fait d'un mauvais captage des satellites dans cette zone.
J'ai classé cette randonnée "Difficile" en raison des difficultés décrites ci-dessus, particulièrement des nombreuses portions hors sentier et hors balisage et surtout à cause de sa longueur et son dénivelé. C'est un parcours sportif, accessible uniquement à des randonneurs aguerris.
En hiver, si neige, le classement passerait à "Très difficile".

Temps indiqué
J'ai fait ce parcours en presque 8h, temps de pause et pique-nique compris. C'est un temps correct, compte tenu des difficultés du parcours, mais aussi du temps passé à fureter autour de la Porto dé la Gleize (sous le Col d'Espadres) et du Cul de l'Aguée. Partez donc de bonne heure et comptez au moins 8h pour être tranquille.

Points d'eau
Aucune fontaine n'est réputée potable sur le parcours.
Mais celle du Castéra est acceptable, car aucun troupeau ne pâture à proximité.
Le cas échéant, de juin à octobre, on peut refaire le plein d'eau non potable à la cabane de la Yerse (robinet tout proche) ou à celle d'Aülhet et la faire bouillir pour la rendre potable.
De toutes les autres sources ou points d'eau croisés il faut se méfier, car attention, boire de l'eau en montagne n'est pas garanti sans risque...

Lieux pour une halte et abris
En cas de grosses pluies ou orages, les 2 cabanes-refuges (6) et (12) offrent seules des vrais abris le long du parcours. On trouve aussi quelques abris sommaires de murets ou parois rocheuses un peu partout.

Matériel
Prévoir un équipement habituel de randonneur en moyenne montagne (chaussures de randonnées, vêtements adaptés, vêtement de pluie, eau, nourriture, couverture de survie, couteau, boussole, carte, sifflet, gps...).

Fréquentation
Au printemps et en été, des WP (D) à (7), puis (12) à (A), on peut croiser quelques randonneurs, spéléologues, bergers ou éleveurs occasionnels. Très rarement quelqu'un en hiver.
Ailleurs, le circuit est totalement en solitaire, été comme hiver, sauf les troupeaux de bovins, ovins et équidés de juin à novembre.

Orthographe des noms de lieux
Plusieurs noms de lieux ont des orthographes différentes : en occitan, en bigourdan, en gascon, en gascon francisé, en français, en IGN déformé, ...

Nous vous conseillons aussi d'emmener avec vous les cartes IGN papier au 1:25000 de cette randonnée. Cliquez-ici pour les commander : 1546ET, 1646E, 1647ET.

Cliquer ici pour savoir comment se rendre au départ de la randonnée.

Soyez toujours prudent et prévoyant lors d'une randonnée. Visorando et l'auteur de cette fiche ne pourront pas être tenus responsables en cas d'accident ou de désagrément quelconque survenu sur ce circuit.

Pendant la rando ou à proximité

Faune-flore
La végétation de ce massif reflète l’importance de la sécheresse du sol dûe au relief et à la nature des substrats
très perméables, mais compensée par la pluviosité et la nébulosité très importante : omniprésence du buis, du hêtre, du tilleul, du noisetier…C'est pourquoi les pentes boisées sont très humides et parfois très glissantes. (source : Office de tourisme de Saint-Pé).
Une partie de la randonnée, entre les WP (9) et (11), s'effectue dans la "Réserve biologique intégrale" de Saint-Pé, 1010 ha sur les 2588 ha de la forêt indivise de Saint-Pé (voir sites onf.fr1, onf.fr2 et Natura2000).
Sur cette justification des arbres "morts" laissés en place, on peut lire des articles intéressants sur le site Wikipedia Bois mort et Wikipedia Liste des ancienes forêts primitives.

Avec un peu de chance vous croiserez également la route d'une abondante faune. En particulier des sangliers, des chevreuils, des isards, parfois des mouflons, d'innombrables oiseaux et insectes divers, et parfois des batraciens (grenouilles, crapauds, salamandres).

Variantes
On peut agrémenter ce circuit par :
- un détour de quelques minutes par la Porto dé la Gleize (et son gouffre proche), au Nord entre Espadres et la Source d'Arials,
- une poursuite au-delà du Cul de l'Aguée, pour randonneurs ou grimpeurs aguerris, avec grande prudence, pour admirer du haut les falaises vertigineuses du Picharrot et des ravins profonds, taillés par des eaux anciennes et peut-être encore la fureur des orages modernes,
- la visite de plusieurs grottes, gouffres, avens, dont l'essentiel n'est pas mentionné sur la carte IGN (1600 cavités sont répertoriées dans le massif), si vous avez les compétences et le matériel !

Un peu d'histoire
La forêt de Saint Pé est aussi appelée forêt de Très-Croutz (ou Très-Crouts ou Tres Croutz ou Tres Crouts ou Tres Crots).
L'origine de ce nom "Très-Croutz" proviendrait des "Trois Croix" (très croutz en bigourdan/gascon) inscrites dans la pierre au lieu-dit "la Toue", en plein coeur du massif, vers 1400m d'altitude.
Les Trois Croix sont le témoignage de conflits pastoraux ancestraux entre Asson, Salles et Saint-Pé-de-Bigorre.
En 1569, les protestants béarnais de la vallée d'Asson décident d'attaquer les Bigourdans de l'Estrèms de Salles auxquels ils disputaient les montagnes d'Azun et de Maumula. Les 1500 hommes avaient le dessin de mettre à feu et à sang le village de Salles et d'enlever tout le bétail de Vergoun. Mais la bataille fût remportée par les bigourdans. Ces conflits prenaient une telle importance qu'il fallait faire intervenir l'armée du Roi. Il était impossible à l'évêque de Tarbes d'instaurer la concorde. Source Abbé B.Abadie, Le Sanglier du Picharrot Ed. Marrimpoey Jeune.
Au lieu-dit "Très-Croutz" venaient converger sur cette montagne les évêchés de Tarbes, de Lescar et d’Oloron.
Aujourd'hui il en reste 3 croix gravées sur une roche et l'inscription 1716. On les trouve sur la carte IGN entre le "u" et le "e" de "La Toue".

A voir à proximité
- La ville de Lourdes, le Sanctuaire marial ;
- La vallée de Batsurguère ;
- Le village de Saint-Pé-de-Bigorre, le village, son patrimoine culturel, ses animations, le reste de la forêt de Très-Croutz et les parcours dans la réserve régionale du Pibeste-Aoulhet, les activités nautiques ;
- La narration du nouveau balisage de la réserve à l'automne 2014 ;
- un peu plus loin, La vallée des Gaves ;
- les autres randonnées de l'auteur à proximité sur visorando.

En savoir plus...
- On peut utilement consulter le site et les ouvrages de la réserve naturelle régionale du Pibeste-Aoulhet. Le plus remarquable est le "topo-guide de la réserve" truffé de renseignements, circuits et anecdotes !
- L'Office de Tourisme de Saint-Pé publie également de nombreuses brochures et propositions de randonnées détaillées. L'une des brochures peut être intéressante pour découvrir faune et flore du massif : Brochure sentier karstique, même s'il ne s'agit pas de cette randonnée.
- L'ancienne Ferme de Peyras, désormais Monastère de Bethléem.
- On peut se plonger dans la lecture d'ouvrages locaux :
Abbé B.Abadie, Le Sanglier du Picharrot Ed. Marrimpoey Jeune,
Jacques-Emile Mengelle, Bigorre de mon enfance,
Jean-Claude Mengelle, Le solitaire de la Gargante.

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