Attention : suite à un éboulement qui s'est déroulé à la mi-octobre 2025, le sentier menant au sommet de la Pointe du Midi (entre les points (6) et (7)) a été partiellement emporté. Selon un commentaire vu sur le site camptocamp, l'accès peut se réaliser par la gauche mais celui-ci est plus compliqué : cliquez-ici pour le lire.
J'ai réalisé le parcours ce 06/09/2026 et constaté que le sentier a été emporté sur une vingtaine de mètre après l'accès à la crête. L'Itinéraire alternatif évolue sur une vire étroite, assez exposée, où tout faux-pas est interdit (les prises aux rochers sont pour autant assez correctes) ; il est cairnisé. Celui-ci me semblant pour autant trop risqué, j'ai préféré modifié le tracé en l'arrêtant à l'antécime qui permet déjà de profiter d'un beau point de vue. Pour les personnes non "frileuses" désirant accéder au sommet, je propose de visualiser la trace estimée de l'itinéraire alternatif en cliquant ici (je ne garantis pas sa précision).
Le départ s'effectue du Col de la Colombière (attention le stationnement peut être un peu casse-tête les jours de grande affluence).
(D/A) On emprunte le sentier en direction de la Grotte de Montarquis et du Lac de Peyre.
(1) Au Chalet de la Colombière, on continue sur la droite vers la Grotte de Montarquis (le sentier sur la gauche sera celui emprunté pour le retour). Après quelques phases de petites montées et descentes sur un parcours un peu accidenté par endroit, on arrive aux ruines de Montarquis (chalet d'alpage détruit en 1962 par une avalanche).
(2) La pente s'accentue ensuite de manière sensible, et on arrive en plein milieu de la combe de Montarquis, puis on pivote sur la droite, en suivant le pied de la falaise (attention au risque de chutes de pierres qui n'est pas nul).
(3) Après être passé aux abords d'une petite grotte, on accède à une 2e grotte correspondant à celle de Montarquis avec un accès relativement vaste : je vous encourage à faire quelques pas à l'intérieur.
On continue le cheminement (secteur non balisé à partir de ce lieu) en direction du col (sans nom, mais bien visible). Une fois la ligne de crête atteinte, on se dirige, presque tout droit, vers une petite sommité (autre lieu sans nom).
(4) De ce lieu, on profite bien de la vue : à proximité, la Pointe Dzérat et la Pointe du Midi, au Nord-Est, la Tour du Bargy, et au Sud-Est, vers la Pointe d'Almet et la Chaine des Aravis. On revient sur ses pas jusqu'au col, et on repère, sur la gauche, un sentier bien marqué, dans le sens descendant, et on rejoint le fond de la Combe Sauvage.
(5) On continue tout droit, dans le sens ascendant, sur une trace peu visible dans un environnement à dominante herbeuse. Un peu plus haut, le cheminement vire d'un coup sur la gauche avec une évolution sur une pente modérée, puis, pas très loin, on s'oriente à droite, en direction d'un couloir bien visible sur une pente soutenue. Au début, on borde un pierrier sur sa droite, puis, au fur et à mesure, l'environnement se minéralise.
On aborde le couloir de Cu Déri ; une grande vigilance est requise en raison d'une réelle exposition aux chutes de pierres dans le secteur ; il est certes possible qu'elles proviennent de bouquetins ou d'instabilités du terrain. Mais, pour commencer, je vous conseille, autant que possible,d’éviter d'en faire tomber sous vos pas (et en groupe préférez d'évoluer de manière non espacée). Afin de faciliter l’ascension sur une pente assez raide, je vous recommande de la réaliser plutôt sur le secteur gauche du couloir qui est moins glissant et permet d'avoir des points d'appuis plus stables (par moment il est même préférable de le faire avec un ou deux pas d'escalade en bordure). Attention à la présence d'un gouffre sur le haut du couloir (évitable sur la gauche).
(6) On arrive au col (Porte d'Enfer) : on se dirige à droite, dans le sens ascendant, vers la ligne de crête. Le sentier s'arrête d'un coup, suite à l'effondrement de la falaise de la mi octobre 2025. Continuez à droite vers l'antécime.
(7) De la sommité, on peut apercevoir le sommet et sa croix. Selon la visibilité du moment, de belles vues peuvent être admirées à 360 degrés : à proximité la Chaine du Bargy, et un peu plus lointaine la Chaine des Aravis, le Mont Blanc à l'Est, et la Tournette, et le Lac Léman plutôt à l'Ouest. Attention aux falaises proches qui tombent à pic.
Rejoignez le sentier en contrebas, sans repasser par la crête (itinéraire plus simple), puis revenez à la Porte d'Enfer.
(6) On se dirige à droite, dans le couloir, dans le sens de la descente, puis, à son bas, on s'oriente à droite, en montée, en visant le pied de la falaise (attention au risque potentiel de chutes de pierres), puis la ligne de crête. Dans un environnement pierreux, longer la falaise sur un tracé moyennement visible par moment.
Une fois atteinte la ligne de crête, on suit celle-ci sur la gauche, de manière plus ou moins proche, sur un sentier bien visible et, le tout, dans un environnement aérien et, ce, plutôt sur le versant Cenise à l'Ouest.
(8) La Pointe de Balafrasse, moyennement marquée, se dessine. Son accès s'effectue en virant à droite, vers la ligne de crête toute proche.
On poursuit le cheminement et on retrouve, pas très loin, le sentier menant au Col de Balafrasse. De ce lieu, on continue à gauche dans une bonne phase de descente en visant le lac
(9) On rejoint le Lac de Perye, qui est un joli lieu propice à une petite pause. On se dirige ensuite plein Est, et on emprunte un sentier dans le sens de la descente. Le parcours évolue via l'une des nombreuses traces, avec des pentes plus ou moins raides. Après un peu de temps, on rejoint le Chalet de la Colombière, déjà vu à la phase aller.
(1) On poursuit sur la droite, afin de revenir au Col de la Colombière (D/A).

Le secteur de Cu Déri (5) - (6) est effectivement très compliqué et demande une bonne lucidité. Je déconseille de le faire dans le sens inverse. Pour notre part, après un début à quatre pattes, nous avons longé la paroi à droite un petit moment, avant de repiquer au centre sur la fin. Sur la première portion, on a eu quelques frayeurs à causes de pierres se dérobant sous nos pieds, on a donc fait en sorte que l'un grimpe pendant que l'autre était à l'abri et ainsi de suite.