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Table d'orientation sur la Route de Lainsecq en allant à gauche en (5) en revenant de la fontaine, mais trop longue portion de route en aller-retour pour être agréable à pied. Allez-y en voiture après la randonnée.
Tiré du dépliant papier de l'office de tourisme :
Perreuse est le point culminant du paysage à 275 m, le village surplombe les trois vallées, du Loing de la Vrille et du Nohain. Lieu de naissance de St-Mamert au VIe siècle, le village se développe grâce à son héritage romain : le vignoble. Dès le XIIe siècle, les barons de Toucy puis de Donzy conquièrent le territoire, la jeune cité médiévale est protégée alors par une enceinte fortifiée au-dessus des fosses. C'est ainsi qu'à Perreuse, protégée en son sein, se construisent de belles demeures alignées le long de la Grande Rue s'ouvrant à chaque extrémité par deux portes fortifiées. La cité médiévale de Perreuse devient à la Renaissance, en 1450, une puissante baronnie dotée de vastes domaines au-delà de la Puisaye Forterre, dans le Nivernais et l'Auxerrois. Au centre du village, on retrouve l'église de belle facture romane, aujourd'hui cachée derrière son clocher en flèche du XIXe siècle. Attaquée, ses fortifications et son château détruits par les troupes huguenotes en 1587, Perreuse conserve son pouvoir politique jusqu'à la Révolution française en 1789.
L'Église
Bâtie au XIe siècle de style cistercien, l'édifice roman est visible à l'intérieur. Les trois nets aboutissent vers trois autels adossés à un chevet plat, le chœur est d'une seule travée, des faisceaux de nervures jaillissent des colonnes pour soutenir les voûtes. La partie la plus ancienne est le sanctuaire. Après l'attaque des Huguenots en 1587, l'église endommagée menace de s'effondrer. Quand la Grande Mademoiselle arrive en Puisaye en 1643, elle va faire restaurer l'église et aménager un autel central baroque décoré d'une fresque représentant l'Annonciation et surmonté de trois statues représentant St-Vincent, une Vierge à l'enfant et Sainte-Catherine. Le mauvais état du bâtiment conduit à la reconstruction du clocher à la fin du XIXe siècle qui masque l'édifice du Moyen Age. En 2020, une opération de restauration de 5 vitraux et la création de 6 autres a eu lieu avec la participation de la Fondation du Patrimoine, des habitants et la commune.
La Maison du Bailli ou l'Hôtel Seigneurial de Perreuse
La Maison date du milieu du XVe siècle. Elle est élevée sur caves et rez-de-chaussée voûtés afin d'atteindre une hauteur de construction remarquable. Elle est entièrement construite de pierre et de chaux alors qu'à la fin du Moyen Age les étages sont souvent à colombages. La porte d'entrée à ogives en accolade encadrée de tores croisés ouvre sur un escalier en vis gothique, à décor de pinacle. À l'origine Maison du Bailli, elle devient au XVIIe siècle, une résidence de la Grande Mademoiselle, baronne de Perreuse et comtesse de St-Fargeau. Elle fait aménager un grand appartement au premier étage.
La Maison de Nicolao d'Anjou Mézières
Les membres de cette famille de nobles sont seigneurs de Puisaye de 1504 à 1566. Seule la porte d'entrée à tores ronds croisés, reposant sur des bases de colonnettes et surmontées d'un blason en façade, nous indique l'âge de la maison. Bâtie au XVe siècle, les façades de la maison et la charpente sont modifiées au XIXe siècle. En revanche, l'intérieur est bien conservé. Une tour décapitée contient un large escalier de pierre en vis qui dessert l'étage. Chaque grande pièce carrée possède une cheminée dont une est armoriée du blason d'Anjou Mézières.
La Maison de Justice
Datée du XVIe siècle, elle est située à l'entrée haute de Perreuse, aussi appelée maison de parole ou tribunal. En ce lieu se traitaient les marchés, probablement une salle des gardes à l'entrée du village fortifié. On remarque en façade les baies mitrées et des fenêtres à meneaux, le bâtiment est très remanié au XXe siècle et conserve à l'intérieur une tour faisant partie des fortifications.
La Maison dite d'Edmée Landré
Une façade curieuse composite qui interpelle. On lit sur le fronton en vieux français et en latin « A bien faire rien craindre. Assez va qui fortune passe ». Les loges cintrées et alignées restent apparentes. Un blason non authentique, une gargouille en pierre de réemploi, il s'agit probablement de l'aménagement d'un mur à ruches de la fin du XVIIe siècle à partir d'un bâtiment plus ancien. Chaque ouverture abritait sans doute une ruche en paille.
La Maison Tour
Cette maison construite à la Renaissance, ses façades sont habillées d'inscriptions gravées sur les pierres en vieux français, en latin et en grec portant la date de 1573. Dotée d'un système défensif avec bretèche protégeant la porte d'entrée ainsi qu'un escalier en vis dont la spirale s'assouplit à mesure de la montée vers les étages privés. La forte pente de cette toiture marque dans le paysage puisqu'elle est la plus haute de Perreuse au même niveau que le faîte de l’église.