(D/A) Grand Place. Classée par la Commission Royale des Monuments et des Sites, a une forme triangulaire unique. À l'origine, elle servait de place du Marché. On y trouvait un abreuvoir (un « wel ») dans sa partie la plus étroite et, à l'opposé, une pompe à eau pour l'approvisionnement en eau potable des habitants. Le chemin qui la borde n'est autre que l'ancienne voie de communication entre Nivelles et Binche. En 2002, la Grand-Place a été entièrement rénovée. C'est à cette occasion qu'une fontaine a été installée, œuvre de l'artiste Freddy Taminiaux. Cette fontaine est une véritable allégorie de la fertilité et de l'abondance. Plusieurs symboles y sont cachés : l'abondance est représentée par les cheveux tressés comme des épis de blé, les sœurs de l'ancien Hôpital Saint-Jacques sont évoquées par la chasuble, les abbés de l’abbaye de Saint-Feuillien (chanoines prémontrés) sont symbolisés par le bas dentelé de la chasuble, la fécondité est illustrée par l'arrondi du ventre.
L'Hôtel de ville, dont la construction remonte à 1862, a remplacé la « Maison de la paix ». Ce bâtiment se trouvait à l'angle gauche de la Grand-Place. La conception de la façade est largement inspirée de la partie centrale du château de Roeulx. On y retrouve ses six ouvertures, son fronton triangulaire et son balcon orné d'un garde-corps. Le bâtiment a abrité la justice de paix jusqu'en 2006, comme en témoignent les mots « paix - justice – lois » gravés sous le balcon. Il dispose d’une horloge dont le mécanisme a été dessiné par le prince Emmanuel de Croÿ en 1864.
Autour de la place, on peut remarquer plusieurs demeures remarquables : la Maison Saint-Nicolas (n° 28), également connue sous le nom d'« Hostel st Nicolas », fut construite en 1745. 1.La maison du cornet (N° 30), autrefois connue sous le nom d'« hostellerie du Cornet », Certaines parties du bâtiment datent de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle. Les constructions de la cour intérieure sont notamment marquées par la date de 1632. La Maison Espagnole (n° 35) a été construite en 1727,témoigne de l'influence espagnole dans la région. Son blason, visible au-dessus de la porte d'entrée, atteste de cette période, bien que le régime espagnol ait pris fin en 1713. Elle a été édifiée à l'emplacement des anciennes Halles aux légumes et aux fruits, marquant la transformation de l'espace urbain
(1) Ancien hôpital Saint-Jacques. En l'an 1202, Baudouin, bailli du seigneur du Roeulx, se prépare à partir pour la 4ème croisade. Avant son départ pour l'Orient, il remet ses biens et sa propriété à Eustache, Seigneur du Roeulx, afin qu'on en fasse un hôpital chargé d'accueillir les indigents de la ville et les pèlerins en partance pour Saint-Jacques de Compostelle. Pendant les quatre premiers siècles, l'hôpital est géré par des séculiers, des frères et sœurs convers, les frères s’occupaient de la ferme et les sœurs de l'accueil, des soins et de l'intendance. Vers les années 1550, l'hôpital traverse une période de crise. En 1556, mal géré et livré à lui-même, il ne compte plus qu'une seule sœur, Sœur Péronne.
En 1622, le comte Claude de Croÿ décide d'intervenir en faisant appel au couvent des sœurs de la Madeleine d'Ath. En 1625, quatre sœurs dévouées (Madeleine Delecourt, Jeanne du Castillon, Marie Sapureux et Catherine Blanchart) sont désignées. Elles prononcent leurs vœux en 1627, suivant l'ordre de Saint-Augustin. En plus de soigner les pauvres, elles se consacrent à la reconstruction de l'hôpital et de la chapelle, et fondent une école pour jeunes filles. Grâce à leur travail, l'hôpital se développe considérablement entre 1634 et 1736, pour prendre son aspect actuel. La majeure partie du bâtiment actuel date des XVIIe et XVIIIe siècles, la partie basse date de 1634 et la partie haute en briques date de 1736 à l'exception de la grande salle de la façade qui a été construite au XIXe siècle. L'ensemble est classé depuis 1975 par la Commission Royale des Monuments et Sites. La porte d'entrée de l'hôpital est ornée d'un bas-relief, un cœur ardent, le sigle de l'ordre des Augustines, entouré du mot « charitas ». Ce cœur ardent est surmonté de la statuette de saint Jacques. La porte de la chapelle, qui date de 1634, est surmontée d'une niche pour une statuette. Le chœur de cette chapelle gothique remonte, quant à lui, au XVIe siècle. Une salle jouxtant la chapelle permettait aux malades d'assister à l'office sans risque de contamination.
Après la Révolution française, l'hôpital est transformé en hospice civil et en bureau de bienfaisance. Au début du XXe siècle, il passe sous l'autorité du Centre d'Assistance Publique (CAP), avant d'être géré par le CPAS (Centre Public d'Action Sociale). À l'arrière de l'ancien hôpital se trouvent les bâtiments d'une maison de repos inaugurée en 2001. Auparavant, ce lieu abritait des étables et une porcherie. Le site abrite également un jardin didactique des roses et un jardin-concours qui accueille chaque année, le deuxième week-end de septembre, un concours international de roses nouvelles.
(6) Ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu. La mise à gabarit de 1 300 tonnes du canal fut décidée en 1957, impliquant le remplacement des quatre ascenseurs hydrauliques. Les travaux de construction du nouvel ouvrage ont débuté en 1982, et il a été ouvert à la navigation le 30 août 2002. On parle d’ascenseur « funiculaire » car les bacs qui transportent les bateaux sont suspendus à de puissants câbles et équilibrés par de lourds contrepoids. Ces câbles atteignent un diamètre de 8 cm, permettant de soulever des charges considérables en toute sécurité. Ce géant de béton mesure 110 mètres de haut pour 135 mètres de long. Il surmonte à lui seul une dénivellation de 73,15 mètres.
L’ascenseur est équipé de deux bacs indépendants, chacun de 112 mètres de long sur 12 mètres de large, contenant 8000 tonnes d’eau. Ces bacs peuvent accueillir des péniches jusqu’à 1350 tonnes et se déplacent avec force et précision, à une vitesse de 20 centimètres par seconde, grâce à un ingénieux système de poulies et de câbles. Le franchissement complet de l'ouvrage, incluant les manoeuvres d'approche et de sortie, nécessite environ 40 minutes.
7) Ascenseur hydrauliques n°4. Quatre ascenseurs hydrauliques permettent de franchir un dénivelé total de 64,79 mètres sur le canal du Centre. Les ascenseurs n°1, 2 et 3 compensent chacun un dénivelé de 16 mètres, tandis que l’ascenseur n°4, situé à Thieu, surmonte un dénivelé de 16,75 mètres. Ces installations fonctionnent selon le principe des élévateurs mis au point par Edwin Clark. Le premier ascenseur hydraulique de ce type a été construit à Anderton, en Angleterre. Un ascenseur hydraulique repose uniquement sur la force de l’eau pour fonctionner : il ne nécessite aucune autres sources d'énergie.
Le mécanisme de mise sous pression de l'eau se situe dans la tour. Dans celle-ci se trouve un cylindre de 50 cm de diamètre à l'intérieur duquel passe un piston qui est fixé sur sa partie supérieure à un poids de 93 tonnes, 23 tonnes de métal pour la structure et 70 tonnes de gueuzes en fonte. L'eau sous pression fait monter le piston dans le cylindre. Des canalisations partent de cet accumulateur en direction des systèmes installés dans l'ascenseur. Aucune autre source d'énergie que l'eau n'est utilisée.
Lorsque les deux bacs ont le même poids, ils restent en équilibre. Lorsqu’un bateau entre dans l’un des bacs, il déplace un volume d’eau équivalent à son poids, conformément au principe d’Archimède. Ainsi, le système reste équilibré. Pour amorcer le mouvement, on ajoute 50 cm d’eau supplémentaires (environ 75 tonnes) dans le bac supérieur, le rendant plus lourd. L’ouverture de la vanne permet alors à l’eau de circuler, ce qui pousse le bac inférieur vers le haut, provoquant la montée de celui-ci et la descente de l’autre. Les 4 ascenseurs hydrauliques sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998.
(12) Ascenseur hydraulique n°3. Il fonctionne suivant le même principe que l'ascenseur n° 4 mais il dispose de deux bâtiments et de deux tours à accumulation de pression. Au niveau de l'ascenseur 4 il n'y en a qu'une. En fait le bâtiments et la tour de gauche alimente l'ascenseur n°3 et les bâtiments de droite, l'ascenseur n°2 situé quelques 350 mètres en amont.
(14) Ascenseur hydraulique n°2. Comme expliqué pour l'ascenseur n°3, l'ascenseur n°2 ne possède pas de bâtiment ni de tour d'accumulation de pression car tout est géré par les bâtiments de l'ascenseur n°3. Des canalisations relient l'ascenseur n°2 au mécanisme situé dans l'ascenseur n°3.
(15) Pont pivotant. Face à l'Église Jean-Baptiste, un pont pivotant permet le passage des péniche. Le pont repose sur un pivot central. et pivote de manière latérale, comme une porte. Les deux côtés du pont sont parfaitement équilibrés et un contrepoids est souvent intégré pour équilibrer la masse et réduire l'énergie nécessaire pour faire tourner l'ouvrage.
(17) Ascenseur hydraulique N°1 Il fut inauguré en 1888 par le roi Léopold II. Toutefois, les premiers essais de mise à l’eau provoquèrent d’importantes inondations dans les propriétés voisines de Thieu et Bracquegnies, en raison de nombreuses galeries de mines qui passaient sous le canal. Ces incidents entraînèrent une interruption des travaux pendant près de 20 ans. Malgré tout, l’ascenseur n°1 devint entretemps une véritable attraction touristique.
(21) Barrage de sécurité. L'énorme lame suspendue au-dessus du canal est un système de protection en cas d'accident dans le canal, principalement au niveau du pont canal d'Houdeng et de l'ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu. Si un problème survient sur l’infrastructure et que l'eau s'écoule en dehors du canal. Cette lame descend dans le canal pour le fermer.