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Photos de : Le Parcours de la mémoire : sentier à Rutali - Trà aghje è Pagliaghji

La Fontana I Pantani (Fontaine de Pantane)

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La source di i Pantani s'écoule sous une roche couverte faite de petites cavités naturelles et couverte de mousse, au dessus de la fontaine aménagée. Elle fut canalisée par une fontaine en 1983, et porte une plaque en pierre sur laquelle est inscrit en latin "O Crux ave, spes unica" (Salut, ô Croix, unique espérance). Elle est située au tout début du sentier Trà aghje et Pagliaghji.

I Pantani : Eau Potable

Une petite vue sur Saint Florent

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Une petite vue sur Saint Florent :

La ville de Saint-Florent est construite sur un rocher de mollasse calcaire alternant avec des poudingues à galets de porphyres, etc. Au nord, ce rocher supporte la citadelle. Il importe de remarquer, situés sur le bord de la mer, la présence des galets de granite, de porphyres rouges et d'autres roches cristallines semblables à celles que l'on rencontre dans les régions élevées du Tartagine, de l'Asco ou du Golo qui semblent représenter la limite orientale des bancs de poudingues à galets de porphyres et autres roches de la région cristalline du rocher de Saint-Florent. Leur présence « est bien faite pour surprendre le géologue qui étudie ces sédiments néogènes, le golfe de Saint-Florent et le bassin d'alimentation des différents ruisseaux qui s'y rendent en étant totalement privés. L'arrivée de l'un de ces trois cours d'eau dans le golfe de Saint-Florent ne pouvant être acceptée, on remarquera qu'au moment de la formation de ces poudingues on était à la fin du Burdigalien et qu'alors la Corse n'était pas l'île que nous connaissons maintenant. La région cristalline était de beaucoup plus étendue et encore réunie aux Maures et à l'Estérel.

Il est donc probable qu'un cours d'eau descendant de cette presqu'île arrivait alors sur le bord occidental du golfe de Saint-Florent, d'où les galets amenés par lui ont pu être entraînés dans le fond du golfe, disséminés d'abord dans les mollasses, puis, la profondeur des eaux ayant, diminué par suite du remblaiement, des mouvements négatifs étant survenus à la fin du Burdigalien, des bancs de poudingue alternant avec des mollasses ont pu être formés.
La côte est baignée par les eaux du golfe de Saint-Florent, entre la plage de Loto partagée avec la commune de Santo-Pietro-di-Tenda à l'ouest, et l'embouchure du ruisseau de La Strutta au lieu-dit Olzu à l'est. Elle comprend, d'ouest en est, la punta Cavallata, l'îlot a Pignata, la punta Mortella avec le phare éponyme et la tour génoise ruinée, l'embouchure du Fiume Santu, la punta di Cepo, les îlots de Stitinu, l'anse de Fornali et le phare éponyme, la punta di i Frati, la plage de sable de la Roya et son îlot, l'embouchure de l'Aliso dans le port de plaisance de Saint-Florent, la tourelle du Tignosu signalant un danger à la sortie du port, la plage de galets roses de l'Ospedale avec un blockhaus.

Au Moyen Âge, plusieurs endroits de la côte des Agriates servaient d'abri ; s'y trouvaient un port appelé Lucchinese, excellent pour les petites embarcations et qui tient lieu de chantier, le port ou calangue de Fornoli, qui peut recevoir des galères et des galions ; puis Stagno Buio, Fiume Santo et la Mortella, qui est le port des gros navires, et Cavallata2. Durant des siècles y débarquaient les gens du Cap Corse venant travailler les fertiles terres des Agriates.

Source: Wikipédia

Pagliaghji : U Santu

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Étymologiquement, les pagliaghji servaient d'entrepôt pour la paille, les récoltes, prenant d'autres fonctions selon la nécessité, pour servir notamment d'abris pour les hommes comme pour les animaux. On trouve d'ailleurs des pagliaghji munis d'un espace clos délimité par un mur de pierres pour contenir les animaux (A Chjostra) ou pour la traite.On devine dans ce sillage aujourd'hui investi par les fougères et le maquis, ce qui autrefois étaient des champs de blé, mais aussi de haricots. Un peu plus loin, se trouvent les vestiges d'un réseau d'irrigation creusé dans la terre et isolé par les pierres, apportant l'eau jusqu'aux cultures.Autant de marqueurs d'une activité agricole ancienne qui a commencé à s'éteindre après la 1ère guerre mondiale avant de disparaître définitivement dans les années 50, laissant place à une activité pastorale favorisée par l'implantation des fromageries Roquefort.

Sur un panneau, l'association "Opera di Rutali" explique les étapes qui permettent la réalisation d'un pagliaghju avec notamment la technique de l'encorbellement.

Source : Villages de Corse

Fontana di Monique (fontaine de Monique)

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Fontana "di Monique" (fontaine de Monique)

Pagliaghji : L'Anetta et son aire de Battage Aghja

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Les aires de battage (Aghja)

Les aires de battage cerclées de pierres étaient les lieux où l'on séparait les grains des épis en battant ces derniers au sol, à l'aide de fléaux, ou en les écrasant avec une grosse meule à grains u tribbiu avant de passer au vannage pour enlever les impuretés. Au nombre de 7 retrouvées, leur présence témoignent d'une ancienne activité agricole intense, dont les récoltes étaient vendues sur le marché de Bastia.

Source : Villages de Corse

L'entrée de la randonnée "Trà aghje è pagliaghji"

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Franchir La barrière que vous devez refermer (2)

A Casetta di Ange

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La Casetta toute restaurée.

Une belle table pour un pique nique mérité

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Vous êtes : à "U Senapaghju (4) et son Aghja profitez pour admirer les sculptures sur les arbres.

Les sculptures de la vie pastorale

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Les sculptures de la vie pastorale il y en a plein d'autres.

Vue sur l’étang de Biguglia

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Avant de poursuivre vers «I Pughjali » vue sur l'etang de Biguglia.

L'étang de Biguglia est le plus vaste étang côtier de l'île. Il s'étend sur 1 450 ha, avec une longueur de 11 km du nord au sud pour une largeur maximale de 2,5 km. Sa profondeur moyenne est de 1 m.
Il occupe la majeure partie de la plaine de la Marana, longeant un cordon littoral (lido de la Marana) de moins d'un kilomètre de large qui le sépare de la mer Tyrrhénienne. Du sud au nord, l'étang se trouve sur les communes de Lucciana, Borgo, Biguglia et Furiani où il est relié à la mer Tyrrhénienne par un étroit chenal d'environ 1,5 km, le grau1. Au sud, deux fossés le relient au Golo.

Il est subdivisé en deux bassins séparés par la presqu'île de San Damiano. La partie septentrionale appartient à Furiani (grau, fortin de Biguglia jusqu'à Tombulu Biancu), et à la commune de Biguglia. Le bassin méridional appartient à Borgo. L'extrême sud de l'étang avec les deux fossés le reliant au Golo appartient à Lucciana.

Le bassin versant de l'étang est situé sur une zone de schistes lustrés et d'alluvions anciennes. Il est alimenté par cinq cours d'eau : la rivière Bevinco, le fossé de Borgogna, le ruisseau de Pietre Turchine, le ruisseau de Rasignani et le ruisseau de Mormorana.

L'étang lui-même est d'origine lagunaire : il est apparu par remaniement marin des alluvions du Golo ; ses pourtours sont constitués d'alluvions récentes, à l'exception de l'île San Damianu, tache d'alluvions anciennes, et du lido de la Marana, constitué de sables.

L'étang de Biguglia était autrefois officiellement dénommé étang de Chiurlino (Chjurlinu), son nom d'origine. Ce toponyme est encore aujourd'hui largement utilisé par les Corses (à raison).
L'étang de Biguglia a été occupé dès l'Antiquité par les Romains, puis par les Pisans, enfin par les Génois.
Un document cartographique laisse distinguer trois îles dans l’étang du Chjurlinu (ou de Biguglia): Ischia Nova, Ischia Vechja et San Damianu.

Du fait de sa vaste étendue, l'étang de Biguglia prend un intérêt écologique exceptionnel sur tout le bassin méditerranéen pour la faune et la flore aquatique ainsi que pour les oiseaux.

Source : Wikipédia

Lieu dit "I Pughjali", où se trouve un petit cimetière.

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En fin d'itinéraire à proximité du lieu dit "I Pughjali", se trouve un petit cimetière. (5)

Les 28, 29 et 30 septembre 1943, des éléments du 1er bataillon du 1er régiment de Tirailleurs Marocains, les goumiers, guidés par des Rutalais et sous les ordres du commandant Soleilhavou prennent position en ce lieu-dit « i Pughjali » pour déloger les troupes allemandes en contrebas.
Les batailles simultanées des cols de Teghjime et de San Stefanu ont précédé la libération de la Corse le 4 octobre 1943 qui est dès lors le premier département français libéré.

Leur histoire est détaillée par le travail de recherche de l'association Opera di Rutali qui rend hommage à leur mémoire, avec également l'inscription de leur nom.

"Gardons en mémoire que ces soldat venu du Maghreb ont combattu le fascisme et lutté pour la défense de nos libertés."

Source : Village de Corse

I Pughjali

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Lieu dit : I Pughjali vue sur un autre Angle

Pagliaghju dit « A Petra martinella »

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Le pagliaghju ou remise agricole “ A Petra martinella” (6) est de plan rectangulaire d'une longueur de 6mètres 05. Il est précédé d'un enclos pour les bêtes de somme, “a chjostra”. L'appareil des murs est en moellons de schiste, comme tous les édifices de la région. Le chaînage d'angle de l'édifice est apparent, relevons la présence d'un bloc de schiste massif dans le chaînage d'angle. Nous pouvons également relever la présence d'un linteau monolithique en schiste au-dessus du percement (porte). Le toit est construit selon la technique traditionnelle de la voûte en tas-de-charge ou de l'encorbellement, les rebords du toit sont courbés afin de faciliter l'écoulement des eaux. Le toit est sommé d'un acrotère.

Cette remise agricole témoigne d'une évolution du système agraire au XXème siècle. Initialement dévolue à la culture des terres, elle est par la suite modifée en bergerie. Elle témoigne donc de l'abandon de la culture des terres et de l'essor de l'élevage. Comme énoncé précedemment, la plupart des remises agricoles du parcours possédent leur aire à battre le blé ou “aghja”. Cela est effectivement le cas pour le pagliaghju “ A Petra Martinella”: L'aire à battre le blé est de plan circulaire délimitée par des dalles de schiste “i baroni” disposées sur le champs de manière verticale. Souvent pavée, l’aghja était renforcée par un mur de soutènement. Pagliaghju tondu : Remise agricole “pagliaghju” de plan circulaire.

L'édifice s'appuie sur un socle rocheux, tant en sa fondation que pour le prolongement de sa paroie. L'appareillage des murs est en moellon de schiste. Le chaînage d'angle est apparent. Présence d'un linteau de schiste monolithique au dessus des percements. La toiture arrondie est destinée à faciliter l'écoulement des eaux, elle est sommée d'un acrotère.

Source : Mensuel "u Ribombu Internaziunale"

La croix

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La croix (7) marque l’endroit d’un drame qui a ébranlé toute la Corse en 2009.

Technique de l'encorbellement

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Ici, comme dans tout le Nebbiu <<U pagliaghu>> doit la structure très particulière de son voutement en encorbellement à la nature schisteuse de la roche présente sur place. Les grandes dalles plates <<teghe>> sont obtenues par clivage. L’encorbellement est une technique architecturale très ancienne, environ 6000 ans. Cette technique simple repose sur des données mathématiques précises. A partir du bord supérieur du mur intérieur, généralement à hauteur d’épaule d’homme, les <<teghe>> sont posées les unes sur autres, décalées progressivement vers le centre de la construction selon une règle :
Le centre de gravité de deux pierres consécutives ne doit jamais dépasser le bord de la pierre sur laquelle elles ont été posées. Les pierres d’encorbellement ne sont pas posées à plat mais inclinées d’environ 15° par rapport au plan horizontal. Cela favorise l’auto-blocage des pierres situées sur un même plan. L’encorbellement qui démarre sur une structure carré ou rectangulaire prend dans son accroissement une forme circulaire. L’ouverture résiduelle est occultée par une ou plusieurs très grosse pierres plates. L’extrados de l’encorbellement reçoit aussi une couverture de <<teghe>> qui outre sa fonction de toit apparent a une fonction de contre poids qui participe à la tenue de l’ensemble.

Source : Trà aghje è pagliaghji

Paillis

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