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Photos de : Lacs Égorgéou et Baricle depuis l'Échalp

Vallée du Guil à l'Echalp - Vue vers l'amont

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Au bout de cette vallée, le départ pour une superbe randonnée vers les belvédères du Viso et, pour les plus courageux, le refuge du Viso.

Vallée du Guil à l'Echalp - Vue vers l'aval

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En bas, le hameau de l'Echalp. En haut la tête du Pelvas (2929 m), dominant le couloir du torrent de Chapelle.

Le sentier

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Le parcours commence par un sentier très accueillant, armé par les racines des arbres.

Eboulement du sentier

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Pour nous rappeler que la nature est vivante, et que l'œuvre des hommes est fragile.

Dalles plates dans le sentier

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Oui, il faut lever un peu plus les pieds, mais ces dalles de roches métamorphiques ont l'avantage de bien protéger le sentier contre le ravinement.

Futaie de mélèzes

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Le mélèze est l'arbre roi dans le Queyras. Il est très abondant, dominant et parfois exclusif dans les forêts. Son bois est très dur, imputrescible, et donc utilisé pour la construction des chalets, mais aussi pour la fabrication des meubles et objets d'art. Et, cerise sur le gâteau, il perd ses aiguilles en hiver, laissant passer le soleil dans ses forêts, mais avant cela il nous fait cadeau du magnifique spectacle des couleurs flamboyantes de son feuillage.

Le sentier traverse un alpage

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Au fur et à mesure de la montée, les forêts se font de plus en plus clairsemées, et on chemine dans un environnement des plus lumineux.
Au fond, la tête du Pelvas.

Le pic des Lauzes et les crêtes de la Taillante

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Devant nous se profilent les reliefs qui dominent directement les lacs Egorgéou et Foréant.

Sentier en balcon et pistes d'animaux

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Les premiers randonneurs en montagne sont les animaux. Pas plus bêtes que nous, quand ils trouvent la trace du passage de l'un d'eux, ils la suivent pour plus de facilité, ce qui donne du paysage l'impression que monsieur IGN y a dessiné ses courbes de niveau.

Une oronge

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Nous ne sommes pas là pour la cueillette, donc nous avons laissé sur place ce champignon délicieux... et puis aussi parce que, après tout, nous ne sommes pas absolument sûrs de nous !

Modelé glaciaire sur les rochers du flanc de la vallée

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L'aspect moutonné des rochers qu'on voit à gauche de la photo est l'indice d'une origine glaciaire de la vallée : le glacier qui l'occupait autrefois l'a creusée en rabotant les roches de ses flancs au moyen des éléments rocheux emprisonnés dans sa glace, ce qui a en outre créé les stries horizontales en relief qu'on observe maintenant à la surface de ces rochers. C'est ce qu'on appelle un modelé glaciaire ou un poli glaciaire. Dans le cas présent, le dessin des stries est sans doute aussi accentué par le fait que ces roches métamorphiques sont rubanées, avec des alternances de couches plus claires et plus sombres. Ces couches étant de duretés différentes, ont aussi sans doute contribué à accentuer le creusement des stries.

La crête des Lauzes

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Devant nous se profile la crête des Lauzes, le début de la longue ligne de crête qui borde à l'est la gouttière au fond de laquelle reposent les lacs Egorgéou et Foréant.
Le nom de cette crête vient sans doute du débit en lames des roches qui la constituent. Ce caractère sera encore plus flagrant pour la crête de la Taillante, véritable lame de couteau inclinée vers l'est.

Chenal de ravinement

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Cette véritable gouttière profonde par endroits de plus de deux mètres a été creusée par un ruissellement qui s'est formé à l'occasion d'un épisode de fortes précipitations. Dans ces cas-là, quand l'eau dévale, chargée de graves et de blocs, il est préférable de ne pas se trouver sur son passage.

Le sentier est armé par des blocs de rochers

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Nous sommes presque au terme de la montée. Au loin se profilent les pointes acérées de la Taillante.

Amphibolite

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Cette roche d'un beau vert métallisé, recoupée par des veines de calcite, est une amphibolite, provenant de la transformation d'une roche volcanique par le métamorphisme alpin.

Le torrent de Bouchouse

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Le torrent de Bouchouse, issu des lacs Foréant et Egorgéou, a ici creusé son lit à travers des séries d'amphibolite dont on peut admirer la belle couleur verte, accentuée dans la cuvette devant le randonneur en bleu.

Pic des Lauzes

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Un regard en arrière avant d'arriver au lac : la vallée du Guil est loin, derrière le pic des Lauzes.

On arrive bientôt au lac

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Voici déjà le torrent de Bouchouse sortant du lac d'Egorgéou. On voit déjà les parois verticales de la vallée dues à son origine glaciaire.

L'émissaire du lac

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Nous voilà au lac. Le torrent de Bouchouse s'en échappe.

Physionomie de la vallée

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Le caractère glaciaire de la vallée apparait très nettement : forme d'auge avec flancs proches de la verticale et fond plat.
La verticalité de la rive gauche (ici à droite) est masquée par endroits par les plans inclinés des éboulis, mais la bordure d'origine, rocheuse, est bien proche de la verticale.

Tourbière du glacis amont du lac

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Le lac Egorgéou est apparemment un lac de barrage morainique : il est barré en aval par un amoncellement de sédiments mélés à des blocs rocheux laissés sur place par le glacier après sa fonte (moraine). En amont, le torrent de Bouchouse qui l'alimente s'y jette en formant un glacis avec les alluvions qu'il a déposées. L'eau s'y écoule sous forme de méandres divagants et des tourbières s'y sont installées.

Glacis amont du lac

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Le torrent de Bouchouse, en provenance du lac Foréant, voit sa vitesse d'écoulement freinée en débouchant dans le lac Egorgéou. Il dépose donc ses alluvions en constituant une sorte de delta, le glacis amont du lac, où il coule en méandres divagants.

Le glacis alluvionnaire en amont du lac Egorgéou et ses tourbières

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En prenant de la hauteur, on observe mieux le glacis occupé par la végétation des tourbières, et les alluvions qui se déposent au débouché dans le lac en formant une sorte de talus immergé.

Le lac Baricle

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Le lac Baricle occupe une dépression sur une petite terrasse dominant le lac Egorgéou.

L'émissaire du lac Baricle

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Le petit ruisseau par lequel le trop-plein du lac Baricle s'écoule dans le lac Egorgéou.

Le profil transversal en auge de la vallée glaciaire

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Ce lac et sa vallée sont vraiment didactiques : une bonne illustration pour un cours de géomorphologie.

Un dernier regard vers le lac

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Avant de quitter le lac, notons ces blocs erratiques laissés sur place par la fonte du glacier. Ceux-ci sont plurimétriques, certains dans les environs peuvent être décamétriques. Un exemple plus flagrant encore de blocs cyclopéens peut être observé sur le site de la Roche Ecroulée, dans la vallée du Guil à proximité du Petit Belvédère du Viso.

Vue du lac

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Belle vue sur le lac et les tourbières.