Photos de : Circuit du Parc océanique de Kerguélen à Larmor-Plage
Randonneurs sur le GR34
Durant la guerre 1939-1945, la création d’une brèche dans la digue de béton et les extractions de sable par l’Organisation Todt chargée de construire des blockhaus, fragilisent le cordon dunaire. La dune est progressivement rongée par les intempéries. Après 1950, la digue est maintes fois réparée tandis que se multiplient les constructions sur les terrains menacés. Dans le cadre du Parc Océanique de Kerguelen, le trait de côte est renforcé. Dernièrement, pour limiter érosion et risque de submersion marine, le cordon dunaire a été rechargé en sables des kaolins et marin et replanté.
L'étang de Kerguélen
Si à la fin du 19e siècle, une lagune barrée par une flèche sableuse occupait le marais de Kerguelen, la décision fut prise en 1902 de le fermer et de l’assécher pour raison sanitaire. La dune fut rehaussée avec des dépôts d’arène granitique et des stériles de Kaolin. Cette zone humide, comblée dans les années 1960 par des déchets de marbrerie et ménagers a été réhabilitée en 2006 pour limiter les inondations et augmenter la capacité d’accueil des oiseaux d’eau.
À l’intérieur des terres, étang et marais doux déclinent leurs cortèges d’espèces lacustres et amphibies. Dans les mares, flottent à la surface des eaux les menthes aquatiques et les poivres d’eau. Onze sortes de joncs poussent dans les milieux humides, dont le jonc des crapauds qui servait autrefois à faire des liens. Çà et là, des bois humides alternent avec des roselières. Boues et plantes contribuent à l’autoépuration des eaux et à la régulation hydraulique, créant une zone d’expansion naturelle des crues.
Le marais de Kerdreff
L’étang de Kerderff, déjà présent à la fin du 18e siècle, connaît le même sort que celui de Kerguelen. En 1902, l’Etat accorde une subvention à son propriétaire pour l’assécher. Pour y parvenir, il fait établir une dune comblant l’ancien déversoir de l’étang et surélever à l’Ouest sur plus d’un kilomètre la dune par un remblai de sable.
Aujourd’hui ouverte vers la mer, la zone est devenue marécageuse. Les eaux douces du marais, alimentées par les ruisseaux, s’écoulent dans la mer tandis que les eaux salées remontent lors des fortes marées. Les eaux saumâtres sont favorables au développement d’un petit pré salé et de salicornes. Le centre du marais, tendant à se combler naturellement avec les alluvions, est régulièrement faucardé afin de préserver sa diversité, ses joncs, sa roselière.
Le site, riche en insectes et batraciens, est apprécié des ornithologues qui peuvent y observer fauvettes des marais, phragmites des joncs, rousseroles effarvatte,… ou encore hérons cendrés, occupé à chasser grenouilles et poissons. La sarcelle d’hiver y trouve refuge en période hivernale et l’échasse blanche profite de conditions favorables pour nidifier depuis plusieurs années.