Photos : Sentier des douaniers au départ du port de Macinaggio

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Le petit port de MacinaggioLe petit port de Macinaggio

Macinaggio, qui doit son nom à ses moulins à vent, est le plus grand port du Cap Corse.

Il est très actif depuis l’antiquité, les Romains s’en servaient comme port militaire.

Dans l'Antiquité, existait le port romain de Tamina, située au Nord-Est de la péninsule du Cap Corse, le Sacrum promontorium de Ptolémée, à l'embouchure du fiume di Jioielli (ou de Gioielli) au Nord duquel a été bâti le port de Macinaggio.

L'ancien port de pêche et de commerce fut l'un des ports de Corse les plus actifs du temps de la marine à voile, jusqu'au XIXe siècle.

De juin 1748 à 1753, le port est occupé par les troupes françaises qui le dotent d'une digue de pierres et de bois. Le port sera assiégé par Paoli de 1760 à 1764 mais reste aux Génois jusqu'en 1765.

Vers 1874, Macinaggio était prospère. De ses chantiers sortent de nombreux voiliers et barques.

De nos jours, le port de plaisance, construit sur l'ancien, est le premier du Cap Corse, avec 600 anneaux, et fait face à la côte toscane et aux îles de Capraia et d'Elbe. Le tourisme estival y est fortement actif.

À la Maison du Port, sont déposés les trouvailles des sites archéologiques.

Source : Wikipédia

Le port de MacinaggioLe port de Macinaggio

Le port de Macinaggio vue du sentier des douaniers.

Les îles de FinocchiarolaLes îles de Finocchiarola

Les îles Finocchiarola forment un archipel inhabité de la mer Tyrrhénienne. Elles se trouvent toutes proches de la côte Nord-Est du Cap Corse, sur la commune de Rogliano, entre la baie de Tamarone (au sud) et celle de Santa-Maria (au nord), et sont constituées de trois îlots désertiques :

Coordonnées 42° 59′ 05″ N, 9° 28′ 08″ E

- A Terra, le plus proche de la côte (200 m) ;
- Mezzana, l'îlot central ;
- Finocchiarola, le plus grand, le plus haut et le plus au large des îlots (500 m) ; il culmine à 27 m au niveau de la tour ruinée.

Histoire
En 1594, une tour littorale fut construite au point culminant du plus grand îlot. Elle était destinée à la défense du Cap Corse sous l'occupation génoise et est aujourd'hui en état de ruine.

Les deux îlots les plus au larges sont la propriété du Conservatoire du littoral aujourd'hui, et le troisième entre dans sa zone d'intervention.

Écologie
L'archipel fait partie de la Réserve naturelle des îles Finocchiarola depuis 1987.

La réserve fut principalement mise en place pour la préservation du goéland d'Audouin, espèce endémique.
Les îlots présentent une faune et une flore très particulière. Ils tirent d'ailleurs leur nom d'une plante caractéristique, le fenouil sauvage, finochju en corse.

Source Wikipédia.

Les Îles de FinocchiarolaLes Îles de Finocchiarola

Les îles de Finocchiarola d'un peu plus près (vue de la plage des Îles).

La Chapelle Santa MariaLa Chapelle Santa Maria

UNE HISTOIRE

La Chapelle Santa Maria a été fondée entre le XIème et le XIIème siècle. Jusqu’au XVIème siècle, elle connut une grande
importance dans l’histoire religieuse locale en tant qu’église piévane, chef lieu d’une circonscription territoriale et religieuse
sous la domination génoise. Au XIXème siècle, elle fut le centre et le témoin d’un litige concernant sa possession entre les
habitants des communes de Rogliano et de Tomino, signe de son importance locale et du fort sentiment d’appropriation de la
part des habitants de la région. Délaissée au cours du XXème siècle, la chapelle a été acquise par le Conservatoire du littoral en 2004 : une campagne de restauration du bâti vient d’être réalisée afin de garantir la préservation de ce lieu pour les années à venir.

UNE ARCHITECTURE

La chapelle de Santa Maria est un bel exemple d’architecture romane, à la fois remarquable par sa grande sobriété et complexe par ses différentes phases de construction. De plan rectangulaire à nef unique, la chapelle se termine par un chevet comportant deux absides semi-circulaires voûtées en cul de four. Le corps de bâtiment est couronné sur le pignon Ouest par un clocheton dont la cloche a disparu. La grande spécificité de la chapelle provient de la double abside asymétrique qui laisse encore de nos jours de nombreuses questions sans réponse concernant les phases de construction et l’évolution architecturale de la chapelle.
Cette asymétrie rend la Chapelle Santa Maria unique dans toute la Corse.

UN SITE – DES VALEURS LITTORALES

La chapelle est située à une centaine de mètres de la côte, sur un léger promontoire, entourée de buissons mais bien visible. Elle
est notamment très proche de la tour génoise de Santa-Maria-della-Chiapella et de sa plage de sable blanc.
Le plan très particulier à nef unique et double abside trouve des équivalences avec des églises de la région italienne de Lunigiana
(Toscane) et en mer Egée. De plus, elle partage avec les quelques exemples grecs connus, une proximité de la mer et l’existence d’une implantation antérieure à vocation funéraire.

Source : Conservatoire du littoral.

Le puitsLe puits

Le puits de la chapelle.

Les Filles du Cap à la PlageLes Filles du Cap à la Plage

Encore une particularité de la Corse.

La tour Génoise Santa-Maria-della-ChiapellaLa tour Génoise Santa-Maria-della-Chiapella

Une histoire
La tour de Santa-Maria-della-Chiapella a été construite en 1548-49 grâce à un accord entre le seigneur cap corsin Giacomo Santo de Mare, Gènes et les populations locales. Sa situation géographique, au bout du Cap Corse, lui a conférée un rôle historique important, lieu de nombreux échanges et rencontres avec les turcs. Elle fut partiellement détruite en 1794 suite à une attaque
de la flotte anglaise dirigée par Nelson. Grâce à ces tours de guet, les habitants pouvaient scruter l’horizon marin et sonner l’alerte en cas d’approche de pirates. Les tours génoises sont les témoins physiques de l’organisation défensive et de la protection des peuples corses contre les invasions barbaresques. De nos jours, leurs silhouettes sont devenues un symbole emblématique des rivages corses. Pour préserver ce patrimoine exceptionnel, le Conservatoire du littoral a consolidé la tour.
Une architecture
La tour de Santa-Maria-della-Chiapella est en état de ruine « éventrée », ce qui permet d’observer sa structure et son organisation interne : la citerne dans la partie base, les deux niveaux de vie avec des fenêtres, la porte encore visible, des niches de rangement, deux superbes voûtes et la guardiola quasiment intacte. Quelques mâchicoulis sont aussi toujours visibles.
L’architecture des tours est à la fois minimaliste (répondant à un besoin particulier et édifiées rapidement sans superflu) et très représentative de l’architecture militaire défensive génoise des XVIème et XVIIème siècles.
Un site – des valeurs littorales
Conçues pour leur rôle de surveillance de la mer et de défense des côtes, les tours génoises ont naturellement été implantées sur les sites disposant des meilleurs points de vue sur la mer et son rivage. Ainsi, la tour de Santa-Maria-della-Chiapella permet d’admirer de nombreux sites littoraux comme les Iles Finocchiarola et leur tour, la plage de Santa-Maria ou la tour d’Agnello. Les
silhouettes des tours sont souvent l’unique témoignage de l’intervention humaine sur des milieux naturels de grandes qualités.
Elles sont ainsi devenues un des symboles des paysages corses. En bateau depuis le large, comme depuis les sentiers de promenade terrestre, les tours offrent une relation esthétique majeure entre le patrimoine naturel et le patrimoine bâti.

Source : Conservatoire du Littoral

L'île voisine d'ElbeL'île voisine d'Elbe

Vue sur l'Île d'Elbe.