Bâtons de marche : Légers Flous sur leurs destinations et bienfaits, sauf pour le Commerce

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Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 10:24

Marche nordique avec bâtons
…Ké za kô !
Le concept interpelle . Tiens , ils ne marchent pas comme nous là -haut ? Et bien si .
Bouger avec des bâtons ? Pourquoi pas , d'autant que les bienfaits de cette activité sur l'organisme humain sont rigoureusement de même nature que ceux de la marche et du ski de fond , quelles que soient les vitesses et les lieux d'évolution .
Vu le nombre croissant de nouveaux sports ces vingts dernières années , alors un de plus ...
Initialement , je n'avais pas idée que leur usage puisse s'avérer néfaste … puis au fil de la réflexion …
Cependant , c'est sur l'aspect mercantile et le discours qui nous est proposé que je développe cet exposé . Il ne comporte aucun calcul savant . Ce n'est que le fruit de mes réflexions , observations et essais sur le terrain .
J'affirme tout de suite , qu'ils ne servent pas à grand chose , voire à rien et que de futés commerciaux nous vendent du vent . En ces temps crédulissimes , pas trop compliqué à ferrer l'acheteur .

La promotion des bâtons de marche:

Par exemple cet article d'un Dauphiné Libéré d'août 2015 évoquant une association de seniors adepte de cette forme de locomotion  : .. elle permet une économie d'énergie de 30 % par rapport à une randonnée classique . Sous entendant  : moins de fatigue à vitesse égale ou même qualité d'effort .
Mais dans le même temps , sur le site Hviarando on peut lire :     Elle permet de brûler plus de calories : la dépense énergétique augmente jusqu'à 40% par rapport à une marche classique .
Il est évident que si on utilise les 30% d 'énergie non utilisés au 1° argument , pour augmenter la vitesse de marche … on se dépense plus !
Mais pour cela , point n'est besoin d'accessoires ! Il suffit de le décider .
Soyons plus pointilleux . Il n'est pas douteux que même de faible poids , le transport d'une paire de bâtons d'un point de départ à un point d'arrivée génère une dépense énergétique supplémentaire … si minime soit - elle . Pas besoin d'avoir fait master STAPS pour s'en convaincre .
Autre observation l'été 2015 , sur Boulouris . Des vendeurs de loisirs nous on vanté un gain de vitesse qu'ils procureraient !!! … Mais alors dépense énergétique à la hausse ! Cette réponse binaire est aussi bêta que l'argument des vendeurs , qui récite ce qu'il leur a été demandé de dire .
A dix euros de l'heure , sur des pistes couvertes d'aiguilles de pin , ce me semble être une petite arnaque intellectuelle… ou de l'incompétence , ce dont je doute .
Tout ce flou me semble de la même veine qu'un discours de bateleur de foire .

Une sémantique abusive :

L'abus me semble résider dans la connotation médico - sportive vantée à l'intention du ventre mou des usagers , pas vraiment sportifs mais pas encore en perte de motricité , bref , monsieur et madame tout le monde à qui l'on vend ces bâtons pour rendre leur effort plus facile ou pour aller un peu plus vite . Faut pas avoir peur des contradictions .
Livrez - vous à l'expérience que j'ai faite , en allant interroger les jeunes vendeurs de trois enseignes sportives biens connues .
Autre exemple , cette section de marche d'une MJC , composée essentiellement de quinquagénaires à septuagénaires ; cet article est vendu comme aide à l'effort et plus accessoirement comme assurance de l'équilibre . Son bénévole n'étant pas diplômé , le groupe n'accède donc jamais à la moyenne et encore moins à la haute montagne .
Mais bâtons il y a ! Car sait - on jamais , un méchant tapis de feuilles mouillées sur quelque pente inoffensive ..
L'utilisation de ces objets a encore moins de sens , quand ils sont manoeuvrés en bordure de routes ou sur nos chemins campagnards . Et que dire , pour ce couple attaquant le tour du sémaphore du Dramont ( Agay / Var / 08 - 2015) dans les rudes roches rouges , là où les bras sont vite irremplaçables . Ce qui advint au bout de 10 m .

On aura compris , que le verbe commercial les promotionnant , est variable en rapport avec l'âge des exécutants et les sites physiques d'évolution ou d'implantation de ceux qui vendent leur usage .
Je ne contesterais pas cependant , un possible bienfait placebo pour le moral parmi ceux qui gobent ces arguments de vente .
Les bâtons me semblent être à la marche de randonnée des adultes , ce que sont les engins plastiques à roulettes , prétendant accompagner l'apprentissage de l'autonomie verticale pour les tout petits  ... Ah ! Se vanter d'avoir un rejeton qui marche déjà !
Le bâton de marche nordique est avant tout une très bonne affaire commerciale pour les vendeurs , concepteurs et moniteurs accompagnateurs , qui n'hésitent pas à barder leurs discours de pseudos arguments médicaux et / ou scientifiques .
Il n'existe à ma connaissance qu'une seule thèse sur le sujet . Bien que trop matheuse , sa conclusion est édifiante

Un peu d'histoire  :

La houlette ( bâton des anciens bergers ) , comportait un crochet assez serré permettant de saisir la patte arrière de l'un de leurs animaux - mouton ou chèvre – afin de le ramener dans le troupeau .
Sa pointe aiguisée servait aussi à planter cette sorte de canne dans la neige .
Adapté à la course en montagne , cet objet porte un autre nom : piolet . Des petits malins l'ont donc transformé en bâtons de marche nordique .
Important le mot nordique … très vendeur . Il ramène à pays nordiques … donc à neige , nature , santé , hygiène ...
Quelles que soient les sites d ' utilisations , les notions de gain de vitesse de déplacement et /ou de moindre pénibilité ne doivent pas être avancées . Nous verrons pourquoi plus loin .

Le néophyte devrait se douter que la fréquentation de l'acier et du minéral solide présentera parfois quelque incompatibilité , entraînant de surprenants éclairs d'instabilité .
Les marchands eurent donc tôt fait d'y adjoindre un embout anti dérapant … le même que celui que vous ou moi auront un jour au bout d'une canne , lorsque l'ensemble de nos fonctions déclinera .
Historiquement donc , à cet objet utile sont associés , stabilité, équilibre , axe de rotation ( slalom ) sûreté et pragmatisme .
L'usage initial d 'un bâton - nordique ou pas - n'avait donc rien à voir avec ces situations saugrenues observées le long de nos routes campagnardes , voire même urbaines , quasiment plates .

Quand l'homo - erectus a - t - il besoin d'aide à sa mobilité ?

Au long d'une existence , il serait étonnant et rare que chacun de nous n'ait pas au moins une fois , besoin du recours forcé à cet adjuvant matériel .
Suite à un accident . Pendant ou suite à une maladie . Puis au 4° âge , où béquilles , cannes , déambulateurs et rampes d'escaliers pallient provisoirement ou définitivement une déficience d'autonomie neuro - musculaire , ayant elles - mêmes entraîné une perte de force . Puis s'installent perte d'équilibre , sensibilité et appréhension de l'espace proche .

Avant nos âges de vieillesse , cette aide à la mobilité est d'une toute autre nature . Alors que nous sommes dans la force de l'âge , elle devient utile , voire nécessaire lors de progressions en terrains instables ou présumés comme tels  pour cause d'enneigement , terrains vaseux et boueux , traversées aquatiques aux fonds peu visibles , voire dérobés ( crevasses , plaques à vent ) …. Il s'agit là de sécurité , bref de savoir où l'on met les pieds .
Dans un cadre strictement sportif , les bâtons sont incontournables en ski de fond et ski de slalom où le problème d' inertie est grandement résolu ( neige et / ou pente ) .
Pour le slalomeur ils servent pour l'équilibre , d'axe de rotation et de relance .
Pour le fondeur , un peu pour l'équilibre et surtout pour le maintien de la vitesse , à titre de courroies de transmission d'un travail produit par le moteur auxiliaire constitué des membres supérieurs et de la ceinture scapulaire . Leur finalité d'entretien de la vitesse est y clairement démontrée… mais associé à une énorme dépense énergétique .
On les retrouve dans les trails grandes distances , les ascensions andines , himalayennes ou alpestres , pour une toute autre raison que celles avancées chez Intergothlonsport . Car là – haut , fatigue générale aidant , la cylindrée physiologique du matin ou du départ s'est singulièrement appauvrie . Le rôle des bâtons vient alors suppléer une situation quasiment pré pathologique . Les déficiences physiologiques dues à la fatigue se sont accumulées , la perte d'équilibre est souvent leur résultante .
A contrario , pour marcher facilement et vite dans la neige non tassée , foin du bâton . Les raquettes avec leur important polygone de sustentation , pallient sans problème à un possible et exagéré déplacement latéral du centre de gravité du corps .
Dans toutes les situations ci-dessus évoquées , ces jambes de bois , de métal ou composites ne soulagent le train inférieur que lorsque la physiologie et /ou la neuro - physiologie sont défaillantes , ou bien à titre préventif pour sonder un sol peu sûr ou invisible , puis à la vieillesse qui est la maladie dont on ne guérit jamais .

Des bâtons pour moins se fatiguer ?
Les manufacturiers vantent leurs produit en avançant le soulagement des articulations inférieures qui seraient moins soumises aux chocs . On pourrait finasser sur la notion de choc à 3 ou 4 km / heure , sur terrains meubles , alors qu'il ne s'agit pas d'un défilé militaire .
Dès lors , pourquoi ne pas les suggérer pour tous nos déplacements pédestres sur le bitume , responsable de dégâts avérés chez nombre d'adeptes des courses à pieds sur routes .
Plus sérieusement , de la voûte plantaire à la hanche nous sommes déjà dotés de plusieurs niveaux d'amortissement . L ' argument semble assez spécieux , quand en plus , cette faible vitesse - non courue - est alliée à la permanence d'un appui au sol .

Cette monitrice d'Activ senior Drômoise a même un avis plus tranché ! ..marche moins traumatisante pour les articulations et plus particulièrement pour les épaules .
Les épaules ? Voyons cela de plus près .
Si nous marchions à l'amble , nos mouvement de bras seraient volontaires , avec sollicitations musculaires antérieures et postérieures de l'épaule . Ce serait fatigant parce qu'ingérable très longtemps .
S' ils sont libres d'objets portés , nos bras balancent naturellement et inconsciemment ; bref on les oublie , leur balancé est permis par la gravité et leur inertie .
Ce mouvement naturel des bras ballants n'implique aucune contraction ou extension volontaire des muscles de l'épaule .I l se révèle économe en énergie. Il est consécutif à l'activité des membres inférieurs .
Il y a en effet , un lien cinétique entre l'activité des membres inférieurs et l'oscillation des bras .
Le contre balancement du bras contribue à annuler le mouvement de rotation induit par le mouvement des membres inférieurs , autour de l'axe vertical du corps ( le rachis ) . Faisons l'expérience en avançant les bras au garde à vous , et plus on va vite et plus le début de rotation est perceptible .
Le randonneur / marcheur de quelque niveau physique que ce soit , peut , s'il ne laisse pas balancer ses bras , avoir un ou deux de ses pouces accrochés aux bretelles de son sac ou de la ceinture . Dans ces deux situations , il est localement en mode éco - énergétique .
Les trois quarts des observations montrent les adeptes du bâton marchant pépère , avec une très légère flexion d 'avant - bras sur le bras de l'ordre de 20 à 30° , car la qualité sportive de leur progression n'est pas à l'ordre du jour . Leurs plantés ou posés de bâtons et l'amplitude de leurs pas ne montrent aucune recherche d'efficacité ou de vitesse supplémentaire ...pour la bonne raison que les marcheurs sont en groupe , généralement au dessus de la cinquantaine , et que l'on s'adapte aux moins costauds . On y trimballe les bâtons . C'est tout .
Le poids de ceux là s'ajoute à celui du marcheur . Mais si faible soit - elle ( 2 à 300 g ) , leur masse est mue par un faisceau de contractions musculaires autour des épaules n'ayant rien à voir avec la mobilisation quasi automatique du marcheur naturel .
Comment donc , ces bâtons seraient - ils moins traumatisante pour les articulations et plus particulièrement pour les épaules .  ?
Vous est -il arrivé dans votre vie de tous les jours , ou en marchant , de vous dire : Tiens ! Et si je soulageais mes épaules .. alors qu'aucune contrainte - outre celle de leur poids - , ne leur est infligée ?
Que l'on nous explique en quoi l'adjonction d'une masse supplémentaire , elle aussi soumise à la gravité , demandant effort de la musculature manuelle pour la main - tenir , pourrait soulager plusieurs articulations  … non nommées et dont on ne dit mot sur le comment ?
Indubitablement , ces deux ou trois cent grammes supplémentaires sont aussi à sortir de leur inertie . Selon le profil du terrain , il faut les emmener là - haut en ascension ou les freiner en descente .
Concernant le plateau tibial , soulager signifie d'abord , moins de pression au cm² , donc il faut nettement ralentir . Voilà selon moi le seul cas où ils se justifieraient … modérément , sur sol très ferme , non rocailleux à pente très importante .

Passons maintenant à la catégorie des marcheurs / randonneurs expérimentés ( hors neige évidemment ) plus portés sur le rendement et le pragmatisme de leur effort et dont la qualité cardio - respiratoire est généralement supérieure à la moyenne .
A vitesse constante , quels que soient : la dénivelée ( 1 ), la charge transportée ( 2 ) , le kilométrage (3 ) , la météo et la cylindrée bio - physiologique du jour , à une dépense énergétique X correspondra un temps T .
Augmentez l'un des paramètres 1 - 2 - 3 , cette dépense E sera supérieure . . et à fortiori si deux voire les trois paramètres sont augmentés . Chaque hypothèse demandera plus d'énergie avec ou sans bâtons nordiques .
En finassant , redisons qu'avec le poids des bâtons , la masse à mouvoir sera plus importante que sans eux .
Si le porteur de bâtons grimpe , et s'il ne veut pas augmenter son niveau de pénibilité , il doit faire comme tous les coureurs à pieds ou les cyclistes en ascension , c'est à dire changer de braquet  et ralentir , avec des pas plus courts , synchronisés ou non avec sa fréquence respiratoire , car le penché du haut du corps vers l'avant peut gêner une amplitude respiratoire habituelle .
En effet , chargés dans le dos , nous rétablissons d' instinct le positionnement d'un centre de gravité vers l'amont pour éviter la chute vers l'arrière .

Des bâtons pour aller plus vite ?

En terme de bio- mécanique :

Cas de figure général où le porteur de bâtons se promène en terrains normaux , de dénivelées faibles à moyennes , à vitesses de randonnées , sur la demi journée , voire un peu plus .
L'amplitude des bras est modeste , le planté ou pose du bâton au sol est proche des appuis pédestres , soit bien plus près de la verticale que ne l'envisagerait celui qui - pensant aller plus vite - adopterait une position proche du skieur de fond classique , en allant piquer le bâton obliquement plus loin devant lui .
Difficile à réaliser . J'ai essayé . Ridiculement contre productif évidemment .
Certes , pendant 5/10° de seconde , 1 à 3 kg d'avants bras puis de bras seront supportés par les bâtons mais la masse totale du marcheur chargé à mouvoir d'arrière vers l'avant , reste toujours la même , qu'il y ait pente ou pas .
Donc , si le marcheur veut aller plus vite , deux solutions s'offrent à lui .
Soit il augmente la cadence de pas , en leur gardant une même amplitude .
Soit il augmente l'amplitude des pas , en maintenant une fréquence de pas identique .
Dans les deux cas , c'est la filière cardio - respiratoire qui permettra une vitesse plus élevée .
Bref le moteur humain .
Le bâton , comme la casquette ou le sac à dos ne fait que suivre .
Que dans les deux cas , notre marcheur adjoigne une poussée plus puissante sur les bâtons , pourquoi pas .
La fréquence de piqués au sol de sera plus brève en cadence augmentée et la même en cadence conservée .
Dans les deux cas , le travail demandé aux triceps brachiaux et autres muscles périphériques locaux sera plus important …. mais inutile car le travail sera absorbé par le sol , puisque sous les semelles il n'y a pas de glisse à maintenir .
Selon le principe des vases communicants , ce qui est consommé là ne peut l'être ailleurs . S'il veut aller plus vite , il faudra évidemment décider d'accélérer . C'est donc toujours la volonté puis la réserve de la cylindrée physiologique du jour qui le permettront ...et non les bâtons .

Le concept de marche nordique sportive est un abus de langage .
Après le mot nordique sous entendant une gestuelle de marche différente de la nôtre au delà du 55° parallèle de latitude nord , voici le mot sportive qui incite à la curiosité .
La vitesse hallucinante de 8 km/ heure de certains pros du bâton serait probablement plus élevée sans les bâtons . Curieux de s'étonner d'abord d'une telle performance  ; plutôt que se demander pourquoi ne peut - on aller aussi vite avec , que sans ces gadgets .

A vitesse de marche encore supérieure , proche de la marche athlétique officielle , l'inertie de ces deux objets obligerait à plus d'effort de l'ensemble musculaire des mains pour les maintenir dans leur plan de mobilité et leur orientation les plus appropriés . Ces deux paramètres sont spécifiques à chacun de nous .
Cette autre énergie à produire , délocalisée vers la ceinture scapulaire, se ferait forcément au détriment des autres demandes énergétiques concernant jambes et cuisses . Elle ne serait pas utilisée
  au bon endroit ( déjà relaté plus haut ) . Pour entrer dans le champ de l'effort sportif , il faut encore faire appel aux réserves bio-physiologiques ( respiratoires et cardiaques ) .
Donc , les bâtons n'influeront aucunement ces deux vecteurs de l'effort physique . Au contraire, ils sont gênants .
Récemment , sur un stade en cendrée , j'observais un homme qui s'essayait à marcher très rapidement avec ses deux outils . Ce qui devait arriver arriva .
A une fréquence élevée de mobilisation du train inférieur , le train supérieur ainsi lesté de deux bâtons - qui plus est difficilement maîtrisables puisque tenus par leur extrémité - perd sa synchronisation naturelle et innée d'avec celui du dessous . La marche de cette personne est devenue anarchique .
La fréquence de pas que je nomme élevée est la sienne propre . On pré suppose que les finalistes olympiques des 20 kms doivent faire beaucoup mieux avant de s'embrouiller les pinceaux .
Aux vitesses de la marche athlétique , l'utilisation du bâton dit nordique est incompatible avec la haute fréquence d'action qu'elle requiert . On s'en serait douté .
Il est probable que les qualités neuro musculaires de Yohan Diniz ( 15 ,6 km/h de moyenne sur 20 km , soit 3,51 '' au km …. lui permettraient 10 à 11 km / heure avec des bâtons . L'expérience mériterait d'être tentée pour relever le seuil d'asynchronisme bras / jambes .
Pourquoi d'après vous , ces athlètes maintiennent - ils instinctivement une flexion de l'avant bras sur le bras , avec un angle de fermeture quasiment toujours en de ça de 90° ?

Dans cette position de fermeture , le polygone constituant le plan oblique du déplacement du couple bras / avant bras est de dimensions réduites . Sa fréquence de va - et - vient antéro postérieurs se greffe aisément sur celle des pas .

Il ne saurait donc y avoir une marche sportive , ni de non sportive d'ailleurs , plus rapides grâce aux bâtons . Celles - ci devraient alors ressembler à l'amplitude gestuelle des fondeurs du style alternatif ( surtout ) , avec leurs piqués de bâtons éloignés vers l'avant .
Le marcheur avec ses vitesses de trois à quatre fois inférieures à celles des fondeurs , doit à chaque posé de pied , vaincre une inertie qui tend à se rapprocher très vite de son maximum ( l'immobilité ) .
Au départ , il dispose potentiellement des mêmes leviers , pour transmettre vers les pieds une dynamique d'aussi bonne qualité , à partir d'appuis obliques alternés , mais il n'a pas sous lui le sol enneigé et damé , donc fuyant , sur lequel la masse globale du skieur est déjà à vitesse conséquente .

Les bâtons favorisent la baisse de notre motricité  

La population qu'ils ciblent est plutôt celle des jeunes pépés et mémés . Il n'y a qu' à observer .
Ces tranches d'âges sont celles où la perception - consciente ou pas - de la position de nos différentes parties du corps ( la proprioception ) , commence insidieusement à s'estomper .
L'ensemble de notre charpente osseuse ne tient debout et s'actionne efficacement que parce que , chacun à leur place , os , muscles ou tendons d'une articulation sont au plus près de leur ntégrité d'origine , celle de fin de croissance ou à peu près .
L'avachissement postural est source de dégâts collatéraux futurs pour tous les métiers s'exerçant trop longuement assis . A toutes les dorsalgies récurrentes…s'ajouteront les cervicalgies des penchés du mobile ou de la tablette .
Les tensions musculo tendineuses indispensables autour de toutes nos articulations , ne peuvent être entretenues que par l'exercice physique ...et ce , le plus longtemps possible .
Indépendamment de toute atteinte vestibulaire , de l'appareil locomoteur ou de pathologie neuro sensorielle , la station debout nous semble évidente et aller de soi .
Allons donc demander ce qu'ils en pensent aux pensionnaires des maisons de retraite , revenus en étant de dépendance locomotrice , en à peu près autant de temps que celui qui leur fut nécessaire pour apprendre à marcher .
Cette station debout dépend donc d'une multiplicité d'actions mécaniques localisées qu'il convient d'entraîner en permanence . Du rachis aux orteils , muscles et tendons doivent être contractés et détendus régulièrement dans leurs limites possibles sous peine d'atrophie .
Les articulations du train inférieur doivent se mobiliser dans leurs maximum de plans et rotations possibles , mais non forcés .
Dans l'exercice de la marche , les aspérités des sols , les montées , les descentes , les dévers font que le centre de gravité est sans cesse déplacé , vers l'avant et latéralement puisque le poids du corps passe alternativement d'un pied à l'autre . Un C d G non maîtrisé entraîne la chute .

Toute délégation ou transfert partiel de responsabilité de l'équilibre du marcheur , à des bâtons via les membres supérieurs , entraîne de facto une diminution ou une perversion du rôle des muscles para vertébraux ainsi que celui des synergies musculaires comprises entre l'abdomen et les orteils .
Après une à plusieurs heures de déplacement assisté de ces jambes d'appoint , la réactivité habituelle des synergies musculaires correspondantes peut s'avérer entamée et moins opérante .
Imaginons cette pointe métallique ou caoutchoutée ripant sur un cailloux affleurant ; ou bien cette pose de pied incertaine ; ou bien lors d'un passages à risque , une attention réorientée sur ce contexte provisoire mais dangereux ….
Autant de situations où l'affûtage neuro musculaire sera d'autant plus efficace , si tout au long de l'année , vos entraînements sur le terrain se sont faits sans assistance .

Conclusion :

La démonstration d' un gain physique , physiologique ou chronométrique quelconque qui serait à porter au crédit de bâtons pour marcher reste à faire . Hors situations extrêmes ( météo , médicales / âges en particulier ) , fallait -il le préciser .
Leur utilisation est absurde dans l'immense majorité des situations rencontrées .
Mais tant mieux , si ces objets à la mode ont un effet sur le psychisme de certains .
Concernant les adeptes dont le seul bouger hebdomadaire se ferait avec eux , attention !
Si ces gens n'ont aucun passé sportif régulièrement renouvelé et qui plus est , s'ils approchent des âges critiques où l'on commence à perdre un peu de toutes nos facultés , je pense que l'utilisation des bâtons contribue à précipiter ces pertes .
Tout d'abord en dénaturant les messages de risques traités par les récepteurs neuro sensitifs , avec en corollaire , une réduction d'intensité du nécessaire travail de maintenance articulo - musculaire des membres inférieurs . Cette soustraction d'efforts induisant finalement une fonte musculaire généralisée au dessous de la ceinture pelvienne .

Dark Jador
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 16:39

Des imprécisions et des confusions grossières dans cette thèse sur l'utilisation des bâtons appliquée aux sports de marche. Il faut bien faire la distinction entre marche nordique qui n'est pas une randonnée à proprement parler puisqu'il est communément admis qu'une séance de marche nordique ne dépasse pas deux heures, et la randonnée pédestre avec bâtons qui se pratique sur de plus longues séances à plusieurs jours.
Le piolet n'a jamais inspiré les concepteurs de bâtons de marche nordique . Dans la pratique contemporaine de l'alpinisme, le piolet n'est pas un outil "d'aide à la marche" comme il a pu l'être jusqu'au milieu des années 80 avec les piolets longs, mais un outil court voire très court adapté aux techniques modernes, notamment de piolet-traction.On ne voit plus d'alpinistes s'aider de leur piolet sur les sentiers pendant les longues marches d'approche, et pour cause, ils sont beaucoup trop courts ! Les piolets, au nombre de deux, sont désormais portés sur le sac.L'absence d'appuis a été compensée par les classiques "bâtons de randonnée" métalliques et télescopiques, adoptés par un nombre croissant d'alpinistes.Il y a donc un anachronisme (dans le temps, de plus de trente ans !) à affirmer que le piolet a inspiré le bâton nordique dont les fonctions respectives n'ont aucun point commun.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

virgule
virgule
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 19:30

Bonjour,
on croise effectivement de plus en plus de gens qui marchent avec des bâtons. Très peu s'en servent réellement, généralement ils les portent.

Personnellement le cliquetis des bâtons me dérange, je ne randonne donc qu'avec des gens sans bâtons. J'ai ouvert un topic là-dessus, je me suis fait incendier

Je maintiens : les bâtons, c'est essentiellement de la frime.

Randonneuse en Champagne et en Alsace.

Dark Jador
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 20:48

Bonsoir,
Vous mélangez tout: les bâtons nordiques, sujet de cette discussion et les bâtons de randonnée qui ne sont pas de la frime si on sait les utiliser.Ce n'est pas parce qu'on est équipé de bâtons qu'il faut se sentir obligé de les utiliser dès qu'on a fermé la porte de son domicile pour aller récupérer sa voiture au parking !
J'enfonce le clou: les bâtons de randonnée permettent, notamment en montagne:
- d'assurer une meilleure ventilation par la position des bras qui ouvrent la cage thoracique (plutôt que d'avoir les mains accrochées aux bretelles du sac parce qu'on ne sait pas quoi en faire. ..)
- améliorer le cadencement du pas, donc la régularité de l'allure par la coordination membres inférieurs/supérieurs
- une économie dans l'effort grâce à l'équilibre amélioré par les quatre points d'appui
- une aisance accrue dans le franchissement des passages à gué (torrents)
- etc....
Le bruit des pointes peut être totalement réduit par l'adjonction d'embouts caoutchouc. J'ai adapté des embouts de bâtons nordiques à mes bâtons de rando montagne et cela fonctionne parfaitement.
Accessoirement, les bâtons sont les prolongements des bras pour évaluer la solidité, la consistance, la profondeur. Ils peuvent faire partie des éléments de montage d'un abri, attelles, etc...ils sont indissociables de l'équipement du randonneur moderne.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

4tre20treizeram
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 20:53

J'y réponds , bien que vos remarques sont très éloignées du fond des miennes : mercantilisme ( et son corollaire , le phénomène de mode ) , et arguments médico/ sportifs non fondés , ou fondés pour ces derniers si l'on considère que ce sont ceux dévolus à la marche sportive et le ski de fond .

 Le piolet n'a jamais inspiré les concepteurs de bâtons de marche nordique  

' Evidemment puisque l'usage de ce bâton ( de ski de fond en réalité ) a été inventé dans les années 60 pour servir aux entraînements hors neige des skieurs de fond . Or depuis il y a mieux avec patins et skis à roulettes . Mon raccourci entre la houlette et le piolet rappelle leur côté utilitaire et sécurisant et rien que cela . D'ailleurs , l'une et l'autre servant lorsqu'on ne marche plus ou quasiment . Même si effectivement certains participants d'expéditions longues s'en servaient de canne .. mais puisqu'il figurait dans le paquetage obligatoire ...

Il y a donc un anachronisme (dans le temps, de plus de trente ans !) à affirmer que le piolet a inspiré le bâton nordique dont les fonctions respectives n'ont aucun point commun

Je ne confond pas leur usage , puisque le premier date de l'avant dernier siècle ; sorte de pioche pour la glace et de point fixe en neige dure grâce à son extrémité pointue ..puis de plus en plus affiné . Alors que le second n'est ni plus ni moins que celui des fondeurs dont l'usage fut un temps détourné .

faire la distinction entre marche nordique qui n'est pas une randonnée à proprement parler …

Oui , c'est une façon de se déplacer singeant la gestuelle des fondeurs . Mais très rigolo à voir , car les adeptes sont convaincus ( arguments médico - sportifs à la clé ) que c'est vraiment autre chose que la marche rapide ...qui pourrait cependant facilement les emmener de 1 à 3 kms heure plus vite . De toute façon et comme on pouvait s'y attendre , tous ceux que je vois avec , n'ont rien de nordique .
Et comme vient de l'écrire Virgule , nombreux sont ceux qui ne font que les tenir ensemble dans les mains ...Après réflexion probablement

..puisqu'il est communément admis qu'une séance de marche nordique ne dépasse pas deux heures
Et pourquoi donc ? Plus fatigant ? A cause des bâtons ? Alors que la marche rapide ou athlétique peuvent se décliner bien au - delà .

...et la randonnée pédestre avec bâtons qui se pratique sur de plus longues séances à plusieurs jours et dont l'usage du bâton n'a rien à voir avec la marche nordique et encore moins avec le ski de fond … sans qui , l'éphémère marche nordique n'eût pas son utilité à une certaine époque .

Dans la pratique contemporaine de l'alpinisme, le piolet n'est pas un outil "d'aide à la marche" Je m'en suis effectivement aperçu depuis 1969 ...Peut - être qu 'un visiteur occasionnel de ce site aura tiqué sur mon pseudo

Dark Jador
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 21:31

Vous détournez les arguments de Virgule à votre avantage (!) en feintant de croire qu'elle parle de bâtons nordiques alors qu'elle fait référence aux bâtons de rando !!

Une séance nordique entre dans le cadre des sports "doux" et doit respecter un cahier des charges: séances de deux heures maxi, sur des terrains souples de préférence notamment.A l'évidence, vous ne connaissez pas la philosophie de cette discipline. Au-delà, la séance est plus exigeante, plus traumatisante et ne s'adresse plus à la même catégorie de pratiquants.

Avant 1975-1980, on choisissait la taille d'un piolet en coiffant la panne avec la main à plat, piolet reposant sur la pique.Le piolet était alors considéré comme un outil de marche permettant d'assurer, de tailler des marches dans la neige (panne) ou la glace (pointe).Après cette période, le piolet était choisi en fonction du niveau et de la technicité des courses entreprises et c'est toujours le cas de nos jours.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

cornelius
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 21:31

'93 ram', c'est pour signifier aux ploucs en godillots que tu es passé par un régiment de chasseurs alpins ? On peut faire plus modeste dans le genre... J'ai d'ailleurs vu que tu vas même troller des forums de marche nordique !

Dark Jador
Visorandonneur
le jeudi 05 mai 2016 à 21:40

@ Cornelius

Je n'avais pas fait le rapprochement ! 93 RAM ? Ce ne sont pas des chasseurs alpins mais des artilleurs de montagne ! C'est un "régiment" (pas un bataillon !) avec des camions, des canons, ça fait pas vraiment rêver

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

Ginou78
Visorandonneur
le vendredi 06 mai 2016 à 10:49

Sans entrer dans tous les détails techniques et physiologiques, j'ai la conviction que ces bâtons font régresser les seniors en bonne santé.
L' exercice de leur équilibre naturel ne se fait plus et ils risquent de se retrouver démunis sans bâton.
La nature nous a fait bipède...pourquoi vouloir être quadrupède ?

Dark Jador
Visorandonneur
le vendredi 06 mai 2016 à 13:56

...sauf que le temps passé avec des bâtons, de surcroît chez les seniors, est insignifiant sur une semaine au point d'en faire des "mutants"
En même temps, je ne peux m'empêcher de penser qu'à choisir, il est préférable d'encourager un senior à se déplacer avec des bâtons plutôt qu'avec un déambulateur ou pire, le voir contraint à rester chez soi parce que sa capacité à se déplacer diminue avec l'âge et la sédentarité.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

Ginou78
Visorandonneur
le vendredi 06 mai 2016 à 14:48

C'est pour cela que je parle des seniors en bonne santé, ceux qui n'ont pas besoin de ces prothèses.
Pour les autres, déjà diminués, on peut en discuter...

Dark Jador
Visorandonneur
le vendredi 06 mai 2016 à 15:20

Les "seniors en bonne santé" entrent alors dans la première catégorie, celle des pratiquants QUI NE VONT PAS DEVENIR DES MUTANTS parce qu'ils utilisent tout au plus les bâtons deux fois dans la semaine. ...soyons sérieux.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

POULIN Gérard
POULIN Gérard
Visorandonneur modérateur
le vendredi 06 mai 2016 à 15:55

Allons, mes enfants, ne vous fâchez pas, il en faut pour tous les goûts et tous les ages! Il y a du vrai dans chacun de vos discours .
Personnellement, je me passe de bâtons, mais je peux vous assurer que je préfère quelqu'un avec des bâtons et sûr de lui plutôt qu'une chute avec les groupes qui m'accompagnent (j'ai droit à des randonneurs de plus de 80 ans valides et en super forme, sans bâtons et à des plus jeunes qui ont besoin de ces fameux bâtons).
L'important, c'est bien qu'ils soient en randonnée.

Bien amicalement,
Gérard
Modérateur Visorando

4tre20treizeram
Visorandonneur
le samedi 28 mai 2016 à 19:02

En italique , les remarques - parfois épidermiques - de deux pseudos
Qu' il n'y ait pas d'ambiguïté . Acteur de quatre des composantes du sport depuis l'âge de 12 ans ( athlète / enseignant / entraîneur / organisation ) je ne dénigre absolument pas cette activité physique foncière ( douce étant le terme branché à la mode ) , même affublée de tiges rigides pointues ou caoutchoutées tenues en mains . Dans le même ordre d'idée - saugrenue - n'a t-on pas vu dans un passé récent , des coureurs de demi fond long s'entraîner avec avec un abdomen lesté , susceptible de bonifier leur progression . Que la Fédération de Nordik Walking énonce que plus qu'un sport , le Nordic Walking est un art de vivre , ne me gêne pas . A l'évidence, vous ne connaissez pas la philosophie de cette discipline ( Dark Jador ) .
Ah bon , cette très récente discipline en a une ? Elle n'a été , voici bientôt un siècle , qu'un substitut / pis-aller estival de l'entraînement des skieurs de fond . Quel grand mot ! Allusion à la nature et à l'aspect non compétitif , cool et clean j'imagine ? L'art de vivre de cette néo - locomotion à la mode peut s'appliquer à toutes les autres activités de nature pratiquées hors compétitivité : course , vtt , orientation , raquette , ski de fond , marche , patin à roulettes ( sur la via rhôna en bordure du Rhône ) , cyclisme...non exhaustif… On voudrait aussi que la M N soit différente quant à sa destination physiologique , alors qu' elle partage ses bienfaits avec moult autres activités . Elle n 'est qu'une marche de substitution , réinventée par le merchandising , un simulacre du ski de fond sur terre ferme , que la succession des sols rencontrés sur x heures , oblige à de nombreux retours en mode marché classique . Sauf sur les greens 18 trous , les plages ou les pistes piétons enneigées / tassées de Méaudre par exemple
L'essentiel de mon exposé du portait sur:

1 ) La bonne affaire commerciale pour des gens qui auront réussi à vous faire faire de partout , le plus naturel des exercices avec du matériel en main .
Comme existaient le bâton du fondeur , celui du randonneur , celui du berger , ainsi que le piolet ayant accessoirement assuré cette fonction jusqu'à ce qu'on le raccourcisse , il fallait trouver autre chose pour beurrer la tartine et vous convaincre de leur absolue nécessité .
On a donc formaté différemment l'anatomie de cet objet … puis le baratin des vendeurs a fait le reste .
2 ) De pseudo arguments non référencés , connotant le médical , la physiologie et la physique . Sont proposés en vrac : du gain de vitesse , moins de fatigue , du transfert de poids du corps ...qui feraient bondir des étudiants de 2° année de licence STAPS , voire même des lycéens abordant les leviers .
Ajoutés à cela , un peu de Finlandisation pour faire plus sérieux et plus pro , ainsi que les traditionnels bienfaits sur la santé qui figurent dans la panoplie de toutes les activités de plein air

3 ) Implication insoupçonnée de la M N sur notre motricité future
Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle fait régresser les jeunes seniors en bonne santé , mais qu'elle empêche - pour le train inférieur - de maintenir à bon niveau de sensibilité les donneurs d'alerte neuro – musculaires prévenant le déséquilibre .
Rappel partiel du 1° article:
« Hors pathologies spécifiques , notre station debout dépend - aussi - d'une multiplicité d'actions mécaniques localisées qu'il convient d'entraîner en permanence . Du rachis aux orteils , muscles et tendons doivent être contractés et détendus régulièrement dans leurs limites possibles sous peine d'atrophie » .
Le bipède humain marche ou court de moins en moins . Et quand il se déplace , c'est quasiment sur du plat à 100% .
Si chaque semaine , le peu que l'on fait est avec des bâtons , la successions des micro accidents de terrains non plats passe en partie par ces objets inertes et les bras s'acquittent d'une réparation de l'équilibre normalement dévolue aux jambes .
De Dark Jador
..sauf que le temps passé avec des bâtons, de surcroît chez les seniors, est insignifiant sur une semaine au point d'en faire des "mutants" . Pas tellement insignifiant ( 2 à 4 h minimum ) , sachant qu'il est recommandé de bouger au moins 30' par jour . Mais si ce temps est fait sous assistance de prothèses '' externes , c'est autant de moins pour compenser l'avachissement global qui commence dès 30 ou 40 ans .
Zéro risque de devenir mutant puisqu'il s'agit en fait d'entraîner et de partir de loin pour compenser les pertes inéluctables . Bien avant l' âge de la retraite .
Si cette baisse de potentiel n'a pas été prise en compte avant , je dis que tout est bon dans le bâton , quel qu'il soit , puisqu'il devient l'adjoint d'une pathologie irréversible . Autant donc tenter de l'utiliser le plus tard possible .

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Je vous livre une autre pub destinée à scotcher de potentiels adhérents . Celle d'une monitrice drômoise oeuvrant au sein d'une association culturelle et sportive .
La marche nordique est un sport complet, une marche active , soulageant de 30% les articulations. Les 2 bâtons servent à se propulser vers l'avant , le corps entier est en mouvement. Les abdominaux, les bras, les pectoraux et les épaules sont sollicités au même titre que les jambes. Accessible à tous, il suffit d'adopter le rythme à sa condition physique .
Ah , ces 30 % de soulagement repris par tous ces promoteurs ! De qu'elles articulations plus précisément? Une telle approximation mérite démonstration . S'il y a propulsion vers l'avant , il y a donc dépense énergétique supplémentaire quelque part . Ces 30 % d'aisance dégagée ne sauraient donc concerner les articulations des mains aux épaules . Restent celles d'en dessous , alors qu'elles ont toujours la même masse globale à mouvoir , ...... à moins que le marcheur nordique soit un court moment en lévitation .
Sachant aussi que la masse de l'ensemble bras + avant bras + mains se situe dans une fourchette de 4,8 à 5,4 % de celle du corps humain . Plutôt 5,7 chez l' homme et plutôt 5 % chez la femme ...soit +/- 5 kg sur 70 à 90 kg de poids corporel total , on reste confondu devant une telle affirmation .

Par Dark Jador : Vous détournez les arguments de Virgule à votre avantage (!) en feintant de croire qu'elle parle de bâtons nordiques alors qu'elle fait référence aux bâtons de rando !! ''

Je ne feins rien puisque les uns et les autres ne permettent pas de par leur nature seule , d'aller plus vite ou de moins se fatiguer . A moins qu'un petit filou trouve le moyen d'y intégrer un petit moteur auxiliaire qui libérerait l'effort musculaire demandé aux membres supérieurs ( cf: affaire concernant le cyclisme ) . Possible effet placebo peut - être , mais néant pour d' avantageuses implications physiologiques .
Dans pratiquement toutes les situations - non extrêmes - , une tringle à rideau taillée à l'opinel , le bas d'une canne à pèche , la canne de ma mère actuellement en maison de retraite , ou le tuteur de mes tomates feraient tout aussi bien l'affaire .
J'ai déjà évoqué leur inutilité criante , hors situations individuelles particulières d'absolues nécessités ( médicales et haute montagne ). Par exemple , celle relatée en une du Dauphiné Libéré le 15 mai 2016 ( page 6 ) , titrant :
Contre la fibromyalgie , elle a choisi la marche nordique .
Non pas que la M . N ait quelque particularité thérapeutique spécifique , mais parce que pour marcher , cette dame ( infirmière ) y dispose de deux tuteurs lui permettant de pallier aux dégâts dégénérescents occasionnés par sa maladie , tout en ayant la possibilité de faire une activité sportive et de rester au contact , socialement .
Elle fait donc partie des situations extrêmes évoquées plus haut . Cette maladie induit d'énormes pertes musculaires et de force , ( sarcopénie ) alors qu'elles sont déjà le lot de tout un chacun dès 30 à 40 ans . Notons que son métier d'infirmière , bien que pénible et non assis , ressemble fort à de la sédentarité .
Suivez mon regard ...concernant tous les métiers du numérique ( autre débat ).

De Dark Jador:
Une séance nordique entre dans le cadre des sports "doux" et doit respecter un cahier des charges: séances de deux heures maxi, sur des terrains souples de préférence notamment.
Toutes les activités physiques d'essence sportive , sortent du mode doux dès lors que l'on veut se sortir les tripes . De même qu'en sortent la marche nordique et la rando , dès lors que l'on y décide d'accélérer l'allure . Toutes peuvent se pratiquer du mode pépère à celui de la compétition , sans qu'il soit nécessaire pour chacune d'elle , d'établir un cahier des charges quelconque . J'en profite pour glisser cette remarque : lorsqu'un groupe important , hétérogène , se déplace en mode continu , et sans alternance d'efforts , il est probable que nombre de ses unités ne sera pas en mode d'aisance cardio respiratoire . Dit autrement , nombre de personnes surpasseront leur niveau d'aisance cardio respiratoire du jour ( donnée variant constamment ) . Je le déplore chaque fois que je vais sur la cendrée du stade près de chez moi , où hommes et femmes , jeunes et vieux , gras et minces , appliquent un fractionné de forme identique .des corpulences . La mode est - aussi- au coaching ( autre débat ) .
DARK JADOR : Au-delà , la séance est plus exigeante, plus traumatisante et ne s'adresse plus à la même catégorie de pratiquants. Bref ce ne sont plus les approximatives 2 h préconisées par le cahier des charges . Quant au mode doux , il côtoie dès lors l'exigence et le traumatisant! Plus sérieusement , chacun fait ce qu'il veut ...comme dans n'importe qu'elle autre séance de bougeotte pédestre .. ou autre , et c 'est très bien ainsi . On se demande ce qui et sur quoi se fonderait cette préconisation de durée de 2 heures?
D'ailleurs , que penser de cette annonce ? « « 16 avril , Annecy 6° édition de la Marche Nordique sur 9 km , sans dénivelé , pour débutants et confirmés, réservée aux adultes avec ou sans bâtons( précisions cocasses ) . Sur routes peu fréquentées sur lesquelles il est demandé de respecter le code de la route . »
J'ajoute : une marche en ville non chronométrée , donc en mode endurance ( doux ) , mais interdite cependant aux moins de 18 ans !! Le terrain souple du cahier des charges en prend aussi un coup . Quant à l'art de vivre et la philosophie , ils s'adaptent et deviennent citadins .
Quel mêli - mêlo argumentaire !

De Cornelius
93 ram , c'est pour signifier aux ploucs en godillots que tu es passé par un régiment de chasseurs alpins? On peut faire plus modeste dans le genre... J'ai d'ailleurs vu que tu vas même troller des forums de marche nordique !''
Oui et alors ? Mal vécu ton service militaire ? L'as - tu fait ? Pas des forums mais un autre forum généraliste ( Forum . Fr ); ça pose problème d'exposer un sujet sur lequel personne ne s'est vraiment penché ? Cela vaut Fesse Bouc , non ? Ne suis sur votre site spécialisé que par défaut , car n'ayant pas l'application me permettant de poster sur Marche -Nordique. Net , site plus connu et sur lequel je pensais trouver un autre type d'interlocuteurs .
Je n'avais pas fait le rapprochement! 93 RAM ? Ce ne sont pas des chasseurs alpins mais des artilleurs de montagne! C'est un "régiment" (pas un bataillon !) avec des camions, des canons, ça fait pas vraiment rêver
Trop fort comme déduction . Le rêve est partout l'ami . Si tu es curieux , je t'invite à chercher à quel régiment appartenaient les premiers fondus de l'ascension montagnarde alpine rapide ( Mt Blanc en particulier ), au tout début des années 80 ...avec ou sans neige , bien avant les trails et ultras trails … sans bâtons ... et sans dope . Cherche aussi avec quel régiment , postérieurement à la dissolution du Bataillon de Joinville , la Fédération Française d'Athlétisme fut en partenariat , pour permettre à ses coureurs ....je précise de haut niveau , de s'entraîner dans des conditions idoines .
Je connais même un précurseur qui dès 1979 et 1980 , depuis Orcières - Merlette et Montgenèvre ( club vacances Igesa ) , tout vêtu de blanc , guêtres de course d'orientation , chaussé d'un kilo de godasses de super marché et sac d'écolier de 2,5 / 3 kg , partait en courant vers les sommets .
Je serais d'ailleurs curieux de connaître les temps d'ascension actuels pour relier - entre autres - le lac des Estaris , les Cols de Freyssinières et de Prelles ou le Mont Chaberton ( 3130 m ) pour Montgenèvre .

DARK JADOR : Ce n'est pas parce qu'on est équipé de bâtons qu'il faut se sentir obligé de les utiliser dès qu'on a fermé la porte de son domicile pour aller récupérer sa voiture au parking !
Bien sûr , mais ça démontre quoi ? Ai-je formulé un tel à peu près ? Randonner = courir en vieux français . Or , on ne court pas lorsqu'on fait une course en montagne . Bref , difficile de distinguer le randonneur du marcheur ou ceux effectuant une course en montagne . A moins de prévoir des bonnets de couleurs différentes pour informer le quidam qui observe … On peut en effet avoir des bâtons MN et s'en servir en randonnant ou en promenant . On peut aussi , en marchant ou randonnant se faire une courte séquence nordique '' sur tel chemin non accidenté ou tel pré fleuri , avec un bâton nordique , un bâton de rando ou autre morceau de bois . Le distingo réside dans la gestuelle .
Que de paradoxes pour désigner l'action de mettre un pied devant l'autre , sans que les deux décollent du sol simultanément .
DARK JADOR : Accessoirement, les bâtons sont les prolongements des bras pour évaluer la solidité, la consistance, la profondeur. Largement évoqué dans mon post initial . Ces tâtonnements de sécurité se font avec n'importe qu'elle appellation de bâtons . On est dans l'utile que je n'ai pas critiqué .
D K Ils peuvent faire partie des éléments de montage d'un abri, attelles, etc...ils sont indissociables de l'équipement du randonneur moderne. Très juste , mais hors de mes critiques .
D K : Vous mélangez tout: les bâtons nordiques, sujet de cette discussion et les bâtons de randonnée qui ne sont pas de la frime si on sait les utiliser. C'est volontaire , car on peut effectivement causer de l'un et l'autre simultanément , puisque hormis leur petite différence anatomique , leurs destinations et les variantes de leur maniement sont interchangeables .

D K : J'enfonce le clou: les bâtons de randonnée permettent, notamment en montagne:- d'assurer une meilleure ventilation par la position des bras qui ouvrent la cage thoracique Voilà du sulfureux … Et donc des interrogations . D K : notamment en montagne' : Est - ce à dire que leur utilisation neutraliserait partiellement la moindre pression atmosphérique induisant une oxygénation plus difficile ?
D K : position des bras qui ouvrent la cage thoracique . Alors que le planté ou posé de bâton s'effectue sur un rail sensiblement parallèle à celui du pied avant , et plus ou moins en avant de celui - ci selon le mode de déplacement ( marche classique ou MN ) , alors que les membres supérieurs subissent diverses tensions musculaires , alors que ceux - ci ont alternativement un point fixe avant puis un point fixe arrière ( piqués des bâtons ) , on cherche vainement cet autre plan du couple bras / avant bras en mouvement , qui permettrait « d'ouvrir ( mieux je présume ) la cage thoracique » .

Avec bâtons , il y a permanence d'une fermeture plus prononcée de l'angle bras / avant bras , qu'avec des bras ballants . Avec ou sans ces bâtons , le mouvement pendulaire avant / arrière de ces deux segments s'effectue dans un couloir non extensible latéralement , puisque limité par le planté des bâtons . Leur plan oblique ( penché vers l'intérieur ) est lui aussi quasiment immuable .
Dans ces conditions physiques , où donc la cage thoracique puiserait t-elle un gain de volume ou d'aisance ?
Pour le coup , avec les deux pouces accrochés aux bretelles , une partie du poids des dits membres serait déplacée , déchargeant ainsi la masse scapulaire de quelques tensions . Dès lors , l'inspiration forcée de l'essoufflé semble moins bridée .
Ceci étant , il y a bien longtemps que l'effort d'inspiration respiratoire de type sportif pédestre et cycliste , n'a plus la forme du vieux test spirométrique qui nous faisait hausser les épaules . Le vase d'expansion est abdominal , il résulte de l'abaissement volontaire du diaphragme ( gonflement du ventre ) … et cela s'entraîne .
D K : plutôt que d'avoir les mains accrochées aux bretelles du sac parce qu'on ne sait pas quoi en faire. .. J'ai utilisé cette image pour signifier qu'avec des bras ballants ou bien pouces accrochés aux bretelles de sac ou de ceinture , le marcheur randonnant ou pas , était localement ( tronc) en mode éco - énergétique , ce qui n'est plus le cas avec deux baguettes ( si légères soient - elles ) en mains .

améliorer le cadencement du pas, donc la régularité de l'allure par la coordination membres inférieurs/supérieurs . Ça c'est risible . A moins d'avoir un handicap locomoteur , la coordination des trains supérieur / inférieur est innée . Rappel ( voir article initial ): Il y a un lien cinétique entre l'activité des membres inférieurs et l'oscillation des bras . Le contre balancement du bras contribue à annuler le mouvement de rotation induit par le mouvement des membres inférieurs , autour de l'axe vertical du corps ( le rachis ) . Quant au cadencement du pas et la régularité de l'allure , ils ne dépendent que de la volonté d'adapter la longueur et / ou la fréquence des pas , au profil ou à la nature des sols rencontrés ( principe du dérailleur pour le cycliste ) . Ces réglages pouvant êtres perturbés par les micro pertes d'équilibre que des bâtons ( quels qu'ils soient ) sont chargés de neutraliser .
une aisance accrue dans le franchissement des passages à gué (torrents)  : Evidemment . Et il en découle une économie dans l'effort grâce à l'équilibre amélioré par les quatre points d'appui puisqu'il n'y a plus de contractions musculaires parasites pour tenter de récupérer un équilibre perdu Ces micro sauvetages sont aussi possibles avec n'importe quel tuteur . Ces situations de relatif danger font partie des exceptionnelles que j'ai longuement évoquées .

Le bruit des pointes peut être totalement réduit par l'adjonction d'embouts caoutchouc. J'ai adapté des embouts de bâtons nordiques à mes bâtons de rando montagne et cela fonctionne parfaitement
Ce qui atteste l'interchangeabilité et l'inter fonctionnalité de ces aides à la marche , ayant finalement des destinations communes . Seul le merchandising a voulu différents ceux de la Marche Nordique ….Je ne peux me résoudre à lui adjoindre le label Sportive .

Dark Jador
Visorandonneur
le dimanche 29 mai 2016 à 08:54

Faut-il en rire ou en pleurer ?!
Etant d'une nature résolument gaie et optimiste, je dirais que l'argumentaire de notre ami 93 est à mourir de rire !
En vrac:
Manifestement, vous semblez vouer une adoration sans limite proche du fanatisme pour les troupes de montagne, dont, curieusement, vous ne connaissez rien des activités d'entraînement dans les années 80 ! Mon cher ami, figurez-vous que la spécificité des bataillons et régiments de montagne était de pratiquer le "footing alpin", discipline qui consiste à effectuer un parcours avec dénivelée en tenue de sport (survêtement), chaussures de montagne et....bâtons de ski !!!! Les alpins militaires ont été les précurseurs de l'usage des bâtons dans la pratique des activités de montagne et ce, depuis au moins les années 80 !!
Vous devriez cesser de revendiquer votre appartenance à ces unités de montagne, votre méconnaissance de ce milieu est assez pathétique, flagrante et confirme votre manque de crédibilité sur le sujet. Avant de faire un "procès" à ceux que vous suspectez de créer un besoin, vous devriez remettre en cause,dans votre logique de raisonnement, le bien-fondé des méthodes d'entraînement de l'institution militaire ! Mdr....
Pour le reste, je déplore la perfidie de vos propos qui consiste à faire croire (cf.votre dernier paragraphe) que les bâtons de rando et ceux de MN sont interchangeables (à l'évidence, vous n'avez jamais utilisé ces catégories de bâtons dans un contexte montagne !) alors que ma remarque ne portait que sur les embouts en caoutchouc adaptables, à ma grande surprise et pour mon plus grand bonheur (!) sur les deux types de bâton...
En conclusion, vous êtes enferrés dans vos certitudes et vos contradictions, vous entendez mais n'écoutez pas vos contradicteurs. ...vous rendez tout débat (au demeurant intéressant) impossible, je vous abandonne donc à votre combat de Don Quichotte, vous êtes un cas unique dans cet acharnement à nier des évidences, cela devrait vous interpeller !
Bonne continuation.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

Thierryb26
Visorandonneur
le dimanche 29 mai 2016 à 18:51

C'est clair que les bâtons, ça sert à rien, ni en propulsion, ni à l'équilibre ; d'ailleurs, si les fondeurs, les randonneurs à ski ou en raquettes utilisaient des bâtons, ça se saurait. Sinon, euh... Vous êtes plutôt Windows ou Linux ?

Plus sérieusement, c'est un choix personnel, peut-être pas trop la peine de se prendre la tête pour ça... Personnellement, je les prends lorsque le sac est lourd et/ou le dénivelé important, pas pour la randonnée de 8 km à la campagne. Mes parents, qui sont âgés, les prennent touts le temps. Faut aussi savoir les ranger dans certaines circonstances, passages nécessitant les mains, ou risque d'envoyer des pierres sur les collègues en dessous (j'ai déjà vu ce cas de figure, le collègue du dessous est généralement très énervé )

Il faut aussi savoir s'en servir (avoir fait du ski de fond aide fortement), faute de quoi au mieux on ne fait que promener des bouts d'alu (ou de carbone), et au pire on s'impose un handicap (par exemple en descente où j'ai remarque que certains oublient de plier les jambes). Et c'est vrai que le bruit du cling cling peut être énervant, mais peut être pas au point de pratiquer l'exclusion (m'enfin, aussi, faut arrêter de se balader sur le goudron ). Merci pour le conseil des embouts en caoutchouc que je ne connaissais pas.

Ps, le 1er message au ton pseudo scientifique était bien rigolo, merci pour ça

4tre20treizeram
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 09:34

Windows / Linux ?
Question au 1° degré ? Si oui , suis sous Windows8

Sinon , c'est pourquoi ?
Je ne suis qu'un petit utilisateur de l'ordi et plutôt peu averti des subtilités techniques qui y sont attachées .

Dark Jador
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 09:52

Bonjour Thierryb,
J'ai une paire de bâtons de rando télescopiques quechua forclaz 300.J'y ai adapté des embouts caoutchouc de marque wannabee que j'ai trouvés au rayon MN (moins de 4 euros le jeu de 2 embouts !!).
Ils s'adaptent parfaitement, on peut les retirer et les mettre autant de fois que nécessaire, aucun problème, ils sont résistants, il faut simplement penser à les retirer quand on passe du terrain goudronné/bétonné au terrain terre/pierres (chemin de rando).La marche se fait alors dans le silence quasi complet, je considère que sur le terrain meuble d'un sentier de randonnée la "nuisance sonore" causée par la pointe tungstène des bâtons est négligeable.
Transmis à toutes fins utiles !

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

POULIN Gérard
POULIN Gérard
Visorandonneur modérateur
le lundi 30 mai 2016 à 10:01

Bonjour,
Ta proposition Dark Jador serait plus visible sur le sujet "Annonces". Merci de la poster à cet endroit.

Bien amicalement,
Gérard
Modérateur Visorando

Dark Jador
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 11:32

Bonjour,
Ma dernière contribution en date n'est pas une annonce "achat/vente" mais un complément d'information à l'attention de Thierryb qui semblait intéressé par la possibilité de pouvoir équiper des bâtons de randonnée montagne d'embouts caoutchouc initialement destinés à la marche nordique

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

4tre20treizeram
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 12:17

Monsieur DK ,
J'ai failli terminer mon second article par … prenez le temps de relire . Et bien ça n'a pas loupé . Avant de réagir trop vite ( comme vous y invitent les médias pour mesurer l'audimat et gonfler leur tiroir caisse ) , une relecture moins en biais de mon baratin dont quelques phrases à connotation sportives ,vous aurait alerté sur l'approche d'une crevasse ou de sables mouvants .
Sur ce strict aspect militaire , vous m'engagez à soulever votre visière un peu trop enfoncée au ras des sourcils , alors que je n'ai pas initié de sujet sur l'utilisation des bâtons dans les unités alpines de la 27° BIM ( ex DA .. ex BA ...et DIA à l'origine ) .
Vous oubliez systématiquement l'essentiel , et utilisez la dérision systématique … qui , d'autres l'ont dit avant moi est l'arme des ...
Comme je l'ai fait , contentez - vous de reprendre les parties de mon texte qui vous semblent ineptes et tordantes de rire , puis argumentez de manière moins condescendante . Au lycée ou collège , vos dissertations et explications de textes furent -elles si souvent hors sujet ?
Comme vous me semblez être un fin connaisseur du militaire à la neige ( BCA et RAM ), j'utiliserai souvent des abréviations qui à n'en pas douter , n'ont aucun secret pour vous .
Par DK: « Les alpins militaires ont été les précurseurs de l'usage des bâtons dans la pratique des activités de montagne et ce, depuis au moins les années 80 !!' » Aucun doute à ce sujet et ce depuis fin 1944 où fut créée la 27 °DIA ( issue de la Division Alpine FFI ) . C'est en mars / avril 1945 que le 93° RAM s'illustra particulièrement dans les Alpes . Quant à l'usage des bâtons , le militaire a adapté ce qu'il en était dans le civil montagnard et sportif . Je présume que ceux de Napoléon en utilisèrent lors de leurs séquences neigeuses .
Par DK : « Manifestement, vous semblez vouer une adoration sans limite proche du fanatisme pour les troupes de montagne, dont, curieusement, vous ne connaissez rien des activités d'entraînement dans les années 80 ! » . Non , je suis seulement l'un des fanatiques précurseurs du bouger dont on nous rebat les oreilles aujourd'hui . Et ce depuis l'écoute radiophonique du marathon de Mimoun aux J. O de 1956 . Je venais juste d'avoir l'âge de raison . Donc jamais fana de l'amour des armes , mais du sport . . Quant à mon ignorance de l'entraînement des unités alpines …. Voyons donc ce qui suit .
Par D K: «Vous devriez cesser de revendiquer votre appartenance à ces unités de montagne, votre méconnaissance de ce milieu est assez pathétique, flagrante et confirme votre manque de crédibilité sur le sujet .»
Quant à mon ignorance de leur milieu …. Voyons donc . Je fus moniteur de Sport au 93° RAM de 1969 à 1976 suite à formation à Fontainebleau échelonnée sur 4 ans ( site E . S / BJ ) . Muté un peu bas dans la même RM jusqu'en 1982 . Intermède de 4 ans dans le nord - est puis retour next Lyon en 86 , et Valence jusqu'en 2001 .
Par le biais des nombreuses compétitions militaires et du fait de l'appartenance DU ou de LA 27° à la même RM que 4 de mes 5 villes successives , j'ai plutôt gardé le contact .
Par D K : « Mon cher ami, figurez-vous que la spécificité des bataillons et régiments de montagne était de pratiquer le " footing alpin", discipline qui consiste à effectuer un parcours avec dénivelée en tenue de sport (survêtement), chaussures de montagne et....bâtons de ski !!!! »
En deux mots, si vous n''avez pas pigé , j'ai passé mes 34 ans de carrière ( car engagé à 22 ) à faire transpirer appelés , off et sous - off , avec femmes et enfants de ces gens là , voire adhérentes civiles de nos Clubs Sportifs .
Footing alpin spécificité des porteurs de tartes  ! Ils en seraient muets d'admiration !
Tout simplement partie de leur entraînement physique hebdomadaire obligatoire . S'ils sont à Varces enneigé , donc hors séjour montagne , ils font peut - être encore ce que nous faisions de 69 à 76 sur l'ancien site du RAM: Footing avec chaussures de course d'orientation , ou de foot ...ou normales en neige non durcie .
Quand les compagnies ou batteries sont dans le chalet de montagne du régiment ou du BCA ( Alpe d'Huez / 2 Alpes ou Chamrousse par ex ) ont fait ce que vous dîtes ...quant au mode course il ne durait pas longtemps . C'était en général pour préparer les C de S régimentaires en vue de celles de la 27 …. ou bien pour faire du coffre quand il s'agissait de préparer les championnats DIV ou RM de pentathlon et de Cross .
Et bien évidemment qu'il fallait les bâtons . Qui contesterait leur usage là - haut et en hiver ?
Cela a dû probablement évoluer , vu que la nature et le lieu des conflits ont changé .
Quoique …. les bâtons dans le sable ...ou comme javelot aiguisé en Métropole ...

PAR DK : remettre en cause,dans votre logique de raisonnement, le bien-fondé des méthodes d'entraînement de l'institution militaire !
Au sujet desquelles vous ne savez à priori rien . Sur la Doctrine du sport dans les armées jusqu'à la fin de la circonscription , je connais . Puis la guerre d'Irak a obligé à la repenser . Et plus encore depuis septembre 2001 . Vous trouverez tout ce qu'il faut sur le web .

PAR D K : « procès" à ceux que vous suspectez de créer un besoin »
Pas un procès , une opinion et une accusation . C'est le cas pour la moitié des objets manufacturés ou conditionnés de votre hyper préféré .
PAR DK : « la perfidie de vos propos qui consiste à faire croire que les bâtons de rando et ceux de MN sont interchangeables .(à l'évidence, vous n'avez jamais utilisé ces catégories de bâtons dans un contexte montagne ! ) »
Interchangeables dans les contextes de sols normaux de marche ou de rando , pour lesquels ils sont vendus . Je me suis assez étalé sur le sujet . Le mot montagne ne veut rien dire si l'on ne précise pas la nature de ce sur quoi va se faire le déplacement . Sur le GR 20 , vous serez souvent obligés de les tenir en une seule main .
Je redis que si demain j'ai besoin de bâtons pour m'essayer à marcher nordiquement , je prendrais ceux de mes ski de fond , ou n'importe quoi d'autre à la bonne hauteur .
Vu ce qui précède , et si je vous dis BSM , qualif ' hiver , vous pigerez que j'ai eu maintes fois l'occasion d' utiliser d'autres bâtons ..avec ou sans peaux de zouzou .
PAR DK :« vous êtes enferrés dans vos certitudes »
Appuyées sur pas mal de vécu semble t-il
PAR DK :« et vos contradictions, vous entendez mais n'écoutez pas vos contradicteurs. ...vous rendez tout débat (au demeurant intéressant) impossible .»« acharnement à nier des évidences .»
Vu l'échange à distance , je ne vois pas où réside l'impossibilité d'argumenter et de convaincre . Le débat s ' en nourrit généralement . J'ai proposé mes convictions .
Tiens ! Où est passé le virulent Cornelius ?

POULIN Gérard
POULIN Gérard
Visorandonneur modérateur
le lundi 30 mai 2016 à 12:39

Peut être serait-il bon de continuer ces échanges infructueux et certainement peu lus en messages privés.
Merci.

Bien amicalement,
Gérard
Modérateur Visorando

4tre20treizeram
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 13:31

J'en ai terminé

Dark Jador
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 15:26

Notre ami 93 a décidément une très haute idée de sa petite personne ! Moniteur de sport ? Ceux-là même qui traînent toute la journée en "survêt" ??!! Pas vraiment des spécialistes des disciplines et activités de montagne qui relèvent essentiellement du bureau montagne de l'organisme, sous la responsabilité de "vrais" spécialistes, guides de haute montagne et/ou moniteurs de ski et/ou sportifs de haut niveau montagnards, bref des gens qui sortent sur le terrain et savent ce qu'utiliser des bâtons de ski veut dire....
On continue dans le délire ?
Comparer l'usage de bâtons chez les troupes napoléoniennes (!) ou parmi les militaires des années 40 avec l'usage actuel des bâtons qui veut que l'on recherche davantage le dépassement de soi, la perfection du geste, l'amélioration des capacités physiques par l'emploi de ces outils que sont les bâtons (randos rapides, trails, ultra-trails).. tandis que les alpins des années 40 utilisaient des bâtons de conception primitive et autres alpenstocks sans doute pour s'équilibrer sur terrain enneigé mais également pour guider les bêtes et leurs lourdes charges dans une fonction logistique....il ne faut pas mélanger les genres: ce qui servait autrefois à la progression et à l'aisance a désormais une fonction sportive qui participe du dépassement de soi et de l'accomplissement du geste parfait nécessaire à la performance pure.
Le footing alpin se pratique exclusivement lors de camps ou séjours en altitude ? C'est faux. Vous avez pris l'exemple de Varces ? Voilà un environnement parfait pour la pratique du footing alpin sur les contreforts du Vercors ou sur les terrains accidentés du fond de vallée (Vif, etc), c'est tout l'intérêt de ce terrain qui permet de pratiquer ou improviser à peu de frais une séance de résistance sur un créneau de temps court à l'instar d'un jogging matinal d'une quinzaine de kilomètres.La banlieue de Grenoble se prête parfaitement à ce genre d'exercice !
Vous étiez qualifié hiver, bsm ? J'en suis fort aise ! Sauf erreur de ma part, ce n'est pas spécialement un haut niveau d'expertise (expertise=monitorat, guide).Vous êtes loin d'avoir fait le tour du sujet....dites-vous bien que des milliers de pratiquants civils anonymes (ceux que vous croisez sur les chemins ou sur les itinéraires de rando) ont votre niveau de compétence...donc rien qui vous permette de vous élever en référence incontestable et incontestée des sports de montagne.
Vous l'aurez compris, j'étais disposé à interrompre ces échanges comme annoncé précédemment, mais il était de mon devoir de tordre le cou à certaines contre-vérités et croyances que le lecteur non averti pourrait prendre au pied de la lettre.

Fin des commentaires.

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

gazok54
gazok54
Visorandonneur modérateur
le lundi 30 mai 2016 à 15:42

Bonjour.
4tre20treizeram, Dark Jador, vous êtes de grands narrateurs tous les deux et vos récits sont très interressants .
Néanmoins, vos échanges commencent à ressembler à une partie de ping-pong que personne n'a envie de perdre. Comme l'à dit Gérard précédemment, si le débat n'est pas clos entre vous deux, un échange en MP serait préférable.
Bien à vous.

gazok54 - modérateur

Dark Jador
Visorandonneur
le lundi 30 mai 2016 à 15:54

Bonjour,
Des échanges comparables à une partie de tennis où personne ne veut lâcher un point ?

Bah...c'est de circonstance avec Roland-Garros, non ?

Ok c'est noté

En randonnée comme dans la vie, évitons les raccourcis.

POULIN Gérard
POULIN Gérard
Visorandonneur modérateur
le lundi 30 mai 2016 à 16:15

A Roland Garros (bien que je n'y connaisse rien en tennis!), il y a un filet et un arbitre. Les modérateurs ne sont ni l'un, ni l'autre. Seuls les visorandonneurs apprécient ou non ce genre de monologues.

Bien amicalement,
Gérard
Modérateur Visorando

Pitch52
Visorandonneur
le mardi 27 septembre 2016 à 21:38

Personnellement je trouve que vous avez beaucoup de temps à perdre à faire d'aussi jolie phrases pour si peu de choses !!!!!
-faut toujours qui en ai qui pleurnichent pour n'importe quoi !!!!
Prenez pas de bâtons si ca vous chante mais arrêtez de dénigrer sans cesse !!!! Chaque personne est différente chacun fait les choses comme îl le sent.
-pour ma part je sais que ca m'as permis plus d'une fois d'éviter de me retrouver le c*l dans l'eau en descendant le lit d'une rivière.....
-franchement allez perdre votre temps à quelque-chose d'utile aux gens....

Gabelou
Visorandonneur
le samedi 11 février 2017 à 17:32

L'énigme du Sphinx: Qui a quatre pattes le matin, deux à midi, et trois le soir ???

Ceux qu font semblant de prendre en compte la santé des "séniors" je leur donne rendez-vous à 70 ou 80 ans sur les GR.

Un "senior" de 70 ans randonneur, et autres sports, depuis toujours.

Roland Paingaud
Visorandonneur
le vendredi 14 septembre 2018 à 17:42

Tme des gens qui friment avec une corde, pourtant il y en a qui s'alourdissent avec une corde car ils ont l'intention de prendre des risques le moment venu, et la corde sera leur recours.

Roland Paingaud